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  • 1 CD Classique - 8557985
  • Jean Sibelius - Jacques Desbrière

    Pelleas et Melisande

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Référence : 8557985 0747313298525 - 1 CD
En vente sur ce site depuis le 1 août 2006
Date parution numérique : 1 avril 2006
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Sibelius : Pelléas et Mélisande - Desbrière : Sinfonia

e compositeur finnois Jean Sibelius naquit en 1865 ; son père était médecin dans une petite ville de Finlande, et sa famille était de culture et de langue suédoises. C’est à l’école qu’il apprit le finnois et commença à s’intéresser aux légendes fondatrices de son pays. Il montra vite du talent pour la musique, mais celui-ci ne fut pas assez développé pour qu’il envisage une profession musicale avant d’être entré à l’Université de droit de Helsinki. Il avait d’abord ambitionné de faire du violon. Plus tard, il devint évident que ses dons de compositeur l’emportaient sur ses talents de violoniste, et il commença à les développer en étudiant avec Martin Wegelius, puis à Berlin et enfin à Vienne, où il fit ses progrès les plus notoires.
Rentré en Finlande, Sibelius rencontra un succès presque immédiat en 1892 avec le poème symphonique Kullervo, inspiré d’un épisode du Kalevala, l’épopée finnoise. Ce furent ensuite de nouvelles compositions spécifiquement nationales qui accrurent sa réputation à Helsinki. Au cours de cette période, il subvint à ses besoins en enseignant, ainsi qu’avec la composition et l’exécution de ses oeuvres, mais il s’avéra difficile pour lui de gagner assez d’argent, car depuis l’époque où il était étudiant, il lui arrivait de se livrer subitement à des dépenses extravagantes. En 1896, il fut élu pour un poste de professeur à l’Université de Helsinki, mais la décision du comité fut annulée en faveur de Robert Kajanus, fondateur et chef expérimenté du premier orchestre professionnel de Helsinki. En guise de consolation pour cette déception, Sibelius se vit octroyer un traitement gouvernemental pour une durée de dix ans, et celui-ci fut reconduit, devenant une pension à vie. La somme concernée ne fut jamais suffisante pour pallier son imprévoyance innée, sans doute héritée de son père, qui à sa mort en 1868 avait laissé sa famille assez démunie.

Sibelius poursuivit son active carrière de compositeur jusqu’en 1926, sa réputation grandissant dans son pays et à l’étranger, notamment grâce à sa série de symphonies, la première écrite en 1898 et la septième en 1924. Il acheva une huitième symphonie en 1929, mais la détruisit. Puis ce fut le silence. Pendant les vingt-cinq dernières années de sa vie, Sibelius ne composa plus rien, demeurant en marge et largement hostile aux tendances musicales contemporaines. Sa bonne réputation en Grande-Bretagne et en Amérique se maintint, même s’il y eut d’inévitables réactions à l’enthousiasme excessif de ses défenseurs. Sur le continent européen, il ne parvint pas à reconquérir la place qu’il avait occupée avant la guerre de 1914 en Allemagne, en France et à Vienne. Il mourut en 1957 à l’âge de 91 ans.

La pièce Pelléas et Mélisande, du poète et dramaturge symboliste belge Maurice Maeterlinck, avait été écrite en 1892 et présentée à Paris. Elle attira l’attention de plusieurs compositeurs, et notamment de Debussy, dont l’opéra fut créé en 1902, mais elle fut aussi le sujet d’un poème symphonique d’Arnold Schoenberg, achevé en 1903, et en 1898, sur l’initiative de Mme Patrick Campbell, Gabriel Fauré avait composé de la musique de scène pour une version anglaise de la pièce, montée à Londres. C’est en 1905 que Sibelius écrivit sa musique de scène pour une version suédoise de l’ouvrage de Maeterlinck, montée au Théâtre suédois de Helsinki. Avec pour décor un monde médiéval onirique, la pièce nous raconte la rencontre de Golaud avec la mystérieuse Mélisande et leur mariage ; Golaud la ramène ensuite au château de son grand-père Arkel, le roi d’Allemonde. Le demi-frère de Golaud, Pelléas, fait la connaissance de Mélisande, et ils s’éprennent l’un de l’autre. Lorsque Golaud finit par découvrir leur attachement, il tue Pelléas et blesse Mélisande, qui meurt après avoir donné naissance à une fille.

La musique de scène débute par une introduction à l’ouverture de la pièce, lorsque des servantes lavent l’entrée du château d’Arkel au lever du jour. La deuxième scène marque la rencontre de Mélisande et Golaud. Il la trouve assise près d’un ruisseau dans la forêt. Golaud, qui s’est perdu en chassant, l’aborde et lui pose des questions. L’introduction de la scène dépeint d’abord Mélisande avec une mélodie de cor anglais, seulement accompagnée par les violons et les altos, auxquels se joignent ensuite d’autres instruments avant le retour final du cor anglais. Dans la quatrième scène, au bord de la mer, Geneviève, la mère de Golaud et de Pelléas, se trouve avec Mélisande, contemplant les vagues. Elles sont rejointes par Pelléas, dont les mots, tandis que le jour tombe et que le vent se lève, sont accompagnés par un bref passage pour piccolo, clarinettes, tambour de basse et cordes avec sourdine.

Le deuxième acte s’ouvre sur le parc du château. Pelléas et Mélisande sont assis près de la Fontaine des Aveugles. Elle joue avec l’alliance que Golaud lui a donnée et elle la fait tomber dans l’eau. L’introduction de l’acte annonce brièvement ce qui va suivre, mais l’atmosphère d’ensemble est sereine, le morceau s’achevant par un intervalle typique de Sibelius, une quinte descendante.

Dans l’introduction du troisième acte, sixième numéro de la suite, la musique décrit Mélisande en train de filer. La scène est une pièce du château, et avec Mélisande se trouvent Pelléas et le jeune fils de Golaud, Yniold, qui est triste parce qu’il croit que Mélisande s’en va ; il voit Golaud approcher. Le rythme du rouet est traduit par une activité continue des altos. La chanson des trois soeurs aveugles, quatrième morceau de la suite, réintroduit le cor anglais, seulement accompagné des timbales, puis le couplet est répété, avec les cordes pizzicato, les clarinettes et les cors. Dans une tour du château, Mélisande chante en peignant ses cheveux, puis Pelléas paraît au pied de la tour, caressant et embrassant sa longue chevelure qui tombe jusqu’à lui. Ils sont réprimandés par Golaud parce qu’ils jouent dans le noir comme des enfants. Dans la troisième scène, Golaud emmène Pelléas dans les souterrains du château, où il manque tomber. Dans la scène suivante, ils émergent au grand jour. Golaud met Pelléas en garde, mais la cinquième pièce, Pastorale, accompagne son émerveillement devant la beauté du jour, tandis que les clarinettes, par tierces, présentent une tendre mélodie accompagnée par les cordes graves pizzicato.

Le quatrième acte est précédé de l’entracte qui constitue le septième numéro de la suite. Cette page allège l’atmosphère, mais l’acte s’ouvre alors que Pelléas et Mélisande se croisent dans un couloir du château ; le jeune homme pressent un danger et a décidé de partir. L’acte se conclut par leur rencontre à la fontaine ; alors qu’ils s’embrassent, Golaud surgit et tue son frère, blessant légèrement Mélisande qui s’enfuit.

Dans le cinquième acte, les domestiques commentent ce qui s’est passé : Golaud a été découvert ce matin-là aux portes du château après avoir attenté à ses jours, et Mélisande est à l’agonie malgré le peu de gravité de sa blessure. Les cordes avec sourdine introduisent la musique qui l’accompagne sur son lit de mort. On entend à nouveau la quinte descendante, et l’inévitable tristesse de cette scène est momentanément atténuée par une brève modulation en majeur.

Keith Anderson
Traduction : David Ylla-Somers


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Jacques Desbrière, né en 1925 à Paris, appartient à la génération des compositeurs français de la seconde moitié du vingtième siècle, contemporain des Dutilleux, Sauguet, Jolivet, Françaix, Ibert etc., auteur de nombreuses pièces instrumentales pour piano et formations de musique de chambre.

La Sinfonia enregistrée ici lui à été commandée par son ami Patrick Gallois à qui elle est dédiée et créée par l’orchestre Sinfonia Finlandia à Jyväskylä en Fevrier 2005.

Sa forme est celle d’un double Nocturne : le premier mouvement (Prélude et Allegro) débute lent et grave et expose un thème qui va parcourir l’ensemble de l’oeuvre et déboucher sur un mouvement rapide et energique avant de se refermer sur le même épisode lent et grave du début, suivi d’une coda d’un caractère dramatique. Le second mouvement, Dumka ( Lent, Vif, Lent ) inspirée d’un Nocturne pour Piano écrit par lui-même en 1989, commence par un solo de clarinette accompagnée des seules cordes animées d’une pulsation régulière et syncopée. Suit un épisode rapide oû l’on retrouve, transformés, les thèmes de la partie centrale du premier mouvement. Le thème lent du début revient ensuite, joué par un hautbois solo accompagné des cordes comme au commencement, confirmant ainsi la forme générale de la Dumka. Le final, enchaîné sans interruption reprend le mouvement rapide et energique de l’épisode central du premier mouvement, transposé dans la tonalité de ré mineur. Une coda, ajoutée en 2006 par l’auteur vient conclure l’oeuvre dans un tempo plus lent et une écriture volontairement différente du reste de la pièce qui la ramène au silence du début.

L’oeuvre n’est pas tant le reflet d’un monde commun qu’elle n’est l’expression la plus achevée de la personnalité de l’artiste. A cette orientation centrée sur l’auteur répond du côté de l’auditeur-spectateur celle qui est liée à la notion de « goût ». Le Beau est subjectif, il réside pour l’essentiel dans ce qui plaît à notre goût, à notre sensibilité.

La période contemporaire a radicalisé cette subjectivisation de l’art : d’abord sous les auspices de l’avant garde qui prône l’idéologie de la création « ex nihilo » et de la table rase des traditions passées. Au point que l’ « originalité » tendra finalement à supplanter pour les avant-gardistes toute autre valeur esthétique : Culte du nouveau pour le nouveau, conception qui se trouve aujourd’hui complètement dépassée.

C’est dans cette situation que la musique francaise qu’on a pu désigner comme « moderne » mas non « d’avant-garde » qu’illustrent les noms de Franck, Ravel, Satie ou Desbrière retrouve aujourd’hui une inégalable actualité. Et cette tradition musicale qui n’a pas renoncé à la tonalité nous donne l’exemple, improbable, voire honni dans l’univers atonal, d’une authentique beauté moderne.

Découverte, invention ne sont plus ici les mots qui conviennent mais plutôt « expression » car cette musique possède au plus haut point l’art d’exprimer la personnalité de ses auteurs. La « Sinfonia » de Jacques Desbrière que l’on découvrira dans ce disque illustre magnifiquement cet ideal.

Luc Ferry
 
À découvrir autour de cet album :

Musique Romantique

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Finlande

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