Sextuor pour piano, flûte, hautbois, clarinette, basson et cor Sonate pour hautbois & piano Trio pour piano, hautbois et basson Sonate pour flûte & piano Villanelle pour pipeau & piano Sonate pour violon & piano Bagatelle en ré mineur pour violon & piano Sonate pour clarinette en si bémol & piano Sonate pour piano & violoncelle Capriccio d'après "Le bal masqué" pour 2 pianos Sonate pour 2 pianos Élégie pour 2 pianos L'embarquement pour Cythère (Valse-Musette pour deux pianos) Sonate pour piano à 4 mains Sonate pour deux clarinettes Sonate pour clarinette et basson Sonate pour cor, trompette & trombone Le Bal Masqué - cantate profane pour baryton & orchestre de chambre Le Bestiaire ou Cortège d'Orphée Quatre Poèmes de Max Jacob Rapsodie Nègre Cocardes Élégie pour cor & piano Sarabande pour guitare Histoire de Babar, le petit éléphant (version française) L'Invitation au château (Musique de scène) Leocadia The Story of Babar, the little elephant (version anglaise)
Alexandre Tharaud, piano Danielle Darrieux Philippe Bernold, flûte Olivier Doise, hautbois Hervé Joulain, cor Laurent Lefèvre, basson Guy Touvron, trompette Jacques Mauger, trombone Graf Mourja, violon Ronald van Spaendonck, clarinette Françoise Groben, violoncelle François Chaplin, piano André Moisan, clarinette Ronald van Spaendonck, clarinette
Franck Leguérinel, baryton Jean-Marc Phillips, violon Thibault Vieux, violon Sabine Toutain, alto Françoise Groben, violoncelle Céline Nessi, flûte Ronald Van Spaendonck, clarinette Laurent Lefèvre, basson Philippe Hanon, basson Marc Bauer, trompette Jean Delescluse, ténor Guy Touvron, trompette Jacques Mauger, trombone Pascal Delage, percussion Alexandre Tharaud, percussion Pierre Laniau, guitare
François Mouzaya, narrateur Stéphane Logerot, contrebasse
Natasha Emerson, narratrice
la fin des années 90, Naxos entreprit une
très importante politique de production de
musique française dont cette intégrale fut l’un
des fleurons, avec l’enregistrement des concertos de
Poulenc, la collection Patrimoine, l’enregistrement
des symphonies de Henri Sauguet etc.
Les enregistrements du présent coffret ont été
réalisés entre 1995 et 1997 pour saluer le centième
anniversaire de la naissance de Francis Poulenc.
Alexandre Tharaud, qui avait déjà réalisé pour Naxos
un disque magnifique consacré à Darius Milhaud, fut
l’artisan infatigable de cette intégrale de la musique
de chambre et des oeuvres vocales accompagnées
d’ensembles instrumentaux, pour laquelle il réunit
une formidable équipe de jeunes musiciens dont la
carrière allait éclater par la suite.
Pour la Valse de « Leocadia », Danielle Darrieux
accepta de prêter sa participation : l’enregistrement
en fut réalisé avec le concours amical de François
Rauber depuis lors hélas disparu. Réalisée tant pour
le marché français que pour le marché international,
cette intégrale comportait deux versions de Babar,
l’une en français, l’autre en anglais, dont les mots
furent confiés à des enfants dont le propre fils de
l’ingénieur du son, Roy Emerson, un vétéran très
respecté de la CBS des grandes années.
L’enregistrement fut réalisé sous les voûtes du
Temple protestant de la rue Titon à Paris, dans le
onzième arrondissement. Sa parution fut saluée d’un
« Choc » du Monde de la Musique.
Poulenc, c’est une musique française dénuée
d’abstraction idéologique si commune dans les
courants artistiques du XXe siècle, c’est la liberté
d’être et le courage de suivre la voie intérieure de
l’instinct, c’est le mariage de la poésie libérée de
l’héritage romantique et de la musique éprise de
classicisme français, c’est l’union de Stravinski et de
Chevalier, de Pelléas et de la variété, de la Madeleine
et des boulevards, du “moine et du voyou”. Poulenc,
c’est aussi le Paris d’Apollinaire, de Max Jacob,
d’Eluard, de Cocteau, de Picasso, de Dufy. C’est
l’amitié par-delà les différences.
C’est pourquoi Naxos avait décidé de confier
cette intégrale à une équipe de jeunes musiciens
français animée de cette convivialité qui était celle
des réunions du samedi soir où Milhaud, Auric,
Tailleferre, Poulenc, Cocteau et tant d’autres se
retrouvaient pour partager leurs dernières créations,
pour manger, boire et rire de bon coeur. Mais la
bonne humeur n’est pas tout : la réalisation de
ce projet, depuis sa conception jusqu’à la fin des
enregistrements n’a pas pris moins de deux ans et
permet, si besoin était, d’apprécier la vitalité de la
jeune école française de musique de chambre.
« Je suis un musicien sans étiquette »
“Francis Poulenc est la musique même, je
ne connais pas de musique plus directe, plus
simplement exprimée et qui va droit au but avec
tant de sûreté”. Cet éloge de son ami, le compositeur
Darius Milhaud n’a d’égal que celui d’Arthur
Honegger, lequel admirait “l’homme créateur naturel
de musique” qui “au milieu des modes, des systèmes,
des mots d’ordre [est] resté [lui-même] avec ce rare
courage qui impose le respect”. Musicien français
par excellence, Francis Poulenc grandit au coeur
de Paris, entre l’Eglise de la Madeleine (“ma ville
natale”), le Marais (“mon village”) et Nogent-sur-
Marne (“ma campagne [..] mon paradis avec ses
guinguettes, ses marchands de frites et ses bals
musettes”). Pianiste précoce, sa créativité se nourrit
de Debussy qui l’avait “éveillé à la musique”, de
Stravinski qui lui “servit de guide”, de Ravel et surtout
de Satie qui exerça une influence considérable
“plus encore esthétiquement que musicalement.”
S’il considérait Chabrier comme un “grand-père”, le
music-hall le fascinait et l’enchantait. Pendant de
nombreuses années, Poulenc eut à souffrir du cliché
de compositeur “superficiel” et “léger”. Rien n’est
moins vrai. Sa correspondance réunie en un recueil
par Myriam Chimènes, la magnifique biographie
de Renaud Machart en témoignent. “Et sa musique
demeure d’une insolente actualité”.
De la première œuvre qu’il osa rendre publique,
la Rapsodie nègre, du haut de ses dix-neuf ans, aux
toutes dernières, les Sonates pour clarinette et piano
et pour hautbois et piano achevées peu avant sa
brusque disparition, Francis Poulenc se consacra
par intermittence à la musique de chambre, tantôt
obéissant à un impérieux désir d’écrire tantôt
répondant au souhait d’instrumentistes virtuoses
et amis. “Ecrire ce que bon me semble, au moment
où j’en ai envie, telle est ma devise de compositeur”
(Entretiens) aimait-il à dire. Ces oeuvres de chambre,
pieds de nez aux prétentions post-romantiques du
début du XXe siècle, portraits espiègles et juvéniles de
l’entre-deux-guerre, images de l’âme mélancoliques
et tendres de l’après-guerre, pages ultimes aussi
dépouillées qu’un dessin de Matisse, exhalent un
parfum doux-amer de nostalgie tchékovienne et de
gaieté un peu fausse.
Imprégnées de l’effervescence parisienne de
la Grande Guerre finissante, les premières oeuvres
de chambre de Poulenc témoignent de “L’Esprit
nouveau”, de l’ébullition musicale souvent facétieuse
de ce cercle d’amis que la critique allait appeler le
«Groupe des Six». La Rapsodie nègre), la Sonate pour
deux clarinettes, la Sonate pour piano à quatre mains,
Le Bestiaire, Cocardes ont été conçus par un jeune
homme de moins de vingt ans, qui, en réponse à une
demande de son éditeur londonien, se définissait
ainsi :
“Je suis né à Paris le 7 janvier 1899 [...] J’ai
travaillé mon piano avec Viñes et la composition
presque uniquement dans les livres parce que je
redoutais l’influence du maître. J’ai lu énormément
de musique et beaucoup médité sur l’esthétique
musicale. [...] Mes quatre auteurs préférés, mes
seuls maîtres sont Bach, Mozart, Satie et Stravinski.
Je n’aime point du tout Beethoven [...] Je déteste
Wagner [...] En général, je suis très éclectique, mais
tout en reconnaissant que l’influence est une chose
nécessaire, je déteste les artistes qui vivent dans le
sillage des maîtres [...] Maintenant, point capital,
je ne suis pas un musicien Cubiste, encore moins
Futuriste, et bien entendu pas Impressionniste. Je suis
un musicien sans étiquette.»
(Lettre du 6 septembre
1919, cité in Correspondance)
Se fiant à son instinct qu’il avait très sûr, Poulenc
était “comme tous les Latins [...] plus harmoniste
que contrapuntiste” (Entretiens). S’il avait refusé
d’intégrer la Schola Cantorum ou le Conservatoire,
il se tourna pour se perfectionner vers Charles
Koechlin, un musicien plus réputé comme enseignant
large d’esprit que comme compositeur. Des quatre
années, de 1921 à 1925 où il s’attacha à améliorer
entre autres sa science du contrepoint, Poulenc nous
livra une Sonate pour clarinette et basson, une Sonate
pour cor, trompette et trombone, un Trio pour hautbois,
basson et piano. La musique de chambre était
définitivement placée sous le signe des instruments
à vent.
Après une assez longue période où il se
détourna du genre – avec pour seules contributions
le magnifique Bal masqué, le populaire Sextuor et la
modeste Villanelle pour pipeau et piano –, Poulenc
entreprit d’écrire pour instruments à archet et piano.
Si la Sonate pour violoncelle et piano fut ébauchée
dès 1940 pour être retravaillée huit ans plus tard,
sa Sonate pour violon et piano vit le jour en 1943,
sous les doigts de Ginette Neveu. De cette même
époque datent L’histoire de Babar ainsi que sa
collaboration avec le dramaturge Jean Anouilh pour
lequel il conçut la musique de scène de Léocadia
et de L’invitation au Château. Le début des années
1950 vit naître une profusion d’oeuvres pour deux
pianos destinées aux boys, les pianistes américains
Arthur Gold et Robert Fizdale : L’embarquement
pour Cythère, un Capriccio d’après Le Bal Masqué, la
Sonate et l’Elégie. C’est à partir de 1956 que Poulenc
renoua avec les vents avec une Elégie pour cor et
piano. “Je crois que l’orientation du côté des bois
est la solution pour moi actuellement” écrivait-il à
Pierre Bernac. Comme Debussy et Saint-Saëns avant
lui, il composa en pleine maturité trois sonates pour
instruments à vent et piano. Les Sonates pour flûte
et piano, pour clarinette et piano et pour hautbois et
piano sont autant d’hommages poignants à de chers
amis disparus.
(c) Abeille Musique AMCD SARL. Tous droits réservés.
Reproduction interdite des données descriptives de ce produit et des textes de commentaires,
en tout partie, sans autorisation spécifique de Abeille Musique AMCD SARL
Ceux qui ont acheté ce produit ont également acheté :
Sonate pour violon & piano 2 - 1 Allegro con fuoco (6mn 35s )
2 - 2 Intermezzo : Très lent et calme (5mn 49s )
2 - 3 Presto tragico (6mn 03s )
2 - 4 Bagatelle en ré mineur pour violon & piano (2mn 19s )
Sonate pour clarinette en si bémol & piano 2 - 5 Allegro tristemente : Allegretto - très calme - tempo allegretto (5mn 17s )
2 - 6 Romance : Très calme (4mn 55s )
2 - 7 Allegro con fuoco : Très animé (3mn 13s )
Sonate pour piano & violoncelle 2 - 8 Allegro - Tempo di Marcia : Sans traîner (5mn 45s )
2 - 9 Cavatine : Très calme (6mn 22s )
2 - 10 Ballabile : Très anime et gai (3mn 20s )
2 - 11 Finale : Largo, très librement - presto subito (6mn 21s )
3 - 1 Capriccio d'après "Le bal masqué" pour 2 pianos (4mn 44s )
Sonate pour 2 pianos 3 - 2 Prologue : Extrêmement lent et calme (5mn 38s )
3 - 3 Allegro molto : Très rythmé (4mn 56s )
3 - 4 Andante lyrico : Lentement (5mn 49s )
3 - 5 Épilogue : Allegro giocosco (4mn 31s )
3 - 6 Élégie pour 2 pianos (5mn 26s )
3 - 7 L'embarquement pour Cythère (Valse-Musette pour deux pianos) (2mn 07s )
Sonate pour piano à 4 mains 3 - 8 Prélude : Modéré (2mn 05s )
3 - 9 Rustique : Naïf et lent (2mn )
3 - 10 Final : Très vite (1mn 53s )
Sonate pour deux clarinettes 3 - 11 Presto (1mn 48s )
3 - 12 Andante : Très lent (2mn 48s )
3 - 13 Vif : Vite, avec joie (1mn 58s )
Sonate pour clarinette et basson 3 - 14 Allegro : Très rythmé (1mn 39s )
3 - 15 Romance : Andante très doux (2mn 59s )
3 - 16 Final : Très animé (2mn 53s )
Le Bal Masqué - cantate profane pour baryton & orchestre de chambre 4 - 1 Préambule & Air de Barvoure (4mn 23s )
4 - 2 Intermède (2mn 30s )
4 - 3 Malvina (2mn 15s )
4 - 4 Bagatelle (2mn 16s )
4 - 5 La Dame Aveugle (2mn 19s )
4 - 6 Finale (4mn 13s )
Le Bestiaire ou Cortège d'Orphée 4 - 7 Le Dromadaire (1mn 26s )
4 - 8 La Chèvre du Tibet (42s )
4 - 9 La Sauterelle (20s )
4 - 10 Le Dauphin (27s )
4 - 11 L'Ecrevisse (37s )
4 - 12 La Carpe (1mn 17s )
4 Poèmes de Max Jacob 4 - 13 Est-il un coin plus solitaire (2mn 37s )
4 - 14 C'est pour aller au bal (1mn 04s )
4 - 15 Poète et ténor (2mn 20s )
4 - 16 Dans le buisson de Mimosa (55s )
Cocardes 4 - 22 Miel de Narbonne (2mn 35s )
4 - 23 Bonne d'Enfant (1mn 31s )
4 - 24 Enfant de troupe (2mn 21s )
4 - 25 Élégie pour cor & piano (9mn 36s )
4 - 26 Sarabande pour guitare (3mn 09s )
5 - 1 Histoire de Babar, le petit éléphant (version française) (22mn 39s )
L'Invitation au château (Musique de scène) 5 - 2 Acte I (1mn 34s )
5 - 3 Acte II - Valse brillante (1mn 46s )
5 - 4 Acte II - Mouvement de valse hésitation (1mn 32s )
5 - 5 Acte II - Valse des petites taupes (48s )
5 - 6 Acte III - Valse brillante (58s )
5 - 7 Acte III - Tempo di Boston (57s )
5 - 8 Acte III - Tango (1mn 18s )
5 - 9 Acte III - Mouvement de valse hésitation (44s )
5 - 10 Acte III - Moderato (48s )
5 - 11 Acte III - Appassionato (1mn 04s )
5 - 12 Acte III - Très vite et très canaille (28s )
5 - 13 Acte III - Tempo di tarantella (20s )
5 - 14 Acte III - Polka finale (15s )
5 - 15 Acte III - Presto (52s )
5 - 16 Acte III - Follement vite et gai (49s )
Leocadia 5 - 17 Acte I - Ouverture (1mn 27s )
5 - 18 Acte II - Ouverture (46s )
5 - 19 Acte II - Très calme (1mn 11s )
5 - 20 Acte III - Valse des chemins de l'amour (3mn 08s )
5 - 21 Acte IV - Ouverture : Valse (1mn 41s )
5 - 22 Acte IV - Très calme (1mn 33s )
5 - 23 Acte V - Ouverture (1mn 02s )
5 - 24 Acte V - Andantino – Langoureux (1mn 24s )
5 - 25 Final (1mn 09s )
5 - 26 The Story of Babar, the little elephant (version anglaise) (23mn 06s )