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  • 1 CD Classique - SBT1297
  • Suzanne Danco, soprano

    Bach & autres compositeurs

5 croches d'Opéra International
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Référence : SBT1297 0749677129729 - 1 CD 73:27 - ADD Mono - Enregistré par Decca au Victoria Hall à Genève en juillet & octobre 1952 et en *septembre 1953 - Notes en français, anglais, allemand
En vente sur ce site depuis le 15 juillet 2003
  • Pour commander par téléphone :
  • 0892 259 770 (0,34 €/mn)
  • From Outside France (only) please dial +331 49269770
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Johann Sebastian Bach (1685-1750)
Cantates "Jauchzet Gott in allen Landen !", BWV 51* & "Weichet nur, betrübte Schatten", BWV 202* - Lieder et Arias : "Komm, süßer Tod", BWV478 - "Warum betrübst du dich", BWV516 - "Bist du bei mir", BWV508

Heinrich Schütz (1585-1672)
Motet pour voix & basse continue "Eile mich, Gott, zu erretten", SWV282

Giulio Caccini (v.1550-1618)
"Amarilli, mia bella"

Antonio Caldara (v.1670-1736)
"Come raggio del sol"

Francesco Durante (1684-1755)
"Danza, danza"

Alessandro Scarlatti (1660-1725)
"La Donna ancora è fedele" ­- "Se Florindo è fedele"

Christoph Willibald von Gluck (1714-1787)
"O del mio dolce ardor" (de Paride ed Elena)

Suzanne Danco, soprano (1911-2000)
Jeanne Demessieux, orgue
Guido Agosti, piano
Orchestre de Chambre de Stuttgart
Direction Karl Münchinger

 

Suzanne Danco



Avec sa voix claire et disciplinée, Suzanne Danco (1911-2000) était le modèle même de la soprano dans la tradition française. Elle chanta son vaste répertoire avec un goût impeccable et un sens infaillible du style à adopter pour chaque pièce. Elle sut impressionner le public durant les années d'après-guerre avec les interprétations finement ciselées et extrêmement intenses dont elle honora de nombreuses scènes lyriques d'Europe et du reste du monde. Elle se révéla par ailleurs tout aussi à l'aise dans la salle de concert ou en récital, pour preuve l'enregistrement que voici.

Elle grandit à Bruxelles, sa ville natale, dans un milieu flamand. Sa famille ne l'encouragea guère lorsqu'elle choisit le métier de chanteuse. C'est la reine des Belges qui finança ses études au Conservatoire de musique de Bruxelles. Puis, sur les conseils de l'illustre chef d'orchestre Erich Kleiber, elle travailla avec Fernando Carpi, célèbre professeur basé alors à Prague. Elle débuta à l'Opéra de Gênes en 1941 en tant que Fiordiligi (Cosi fan tutte), un rôle qui deviendrait sa carte de visite auprès de nombreuses scènes mondiales. C'était d'ailleurs l'un des rôles préférés de la chanteuse comme du public.

Elle donna aussi ses premiers concerts en Italie et c'est là que sa carrière prit véritablement son essor. Peu après la guerre, elle tint à La Scala le rôle de Jocaste dans Oedipus Rex de Stravinski et celui d'Ellen Orford dans la création italienne de Peter Grimes. Puis elle fut Marie au Théâtre San Carlo à Naples dans la création italienne de Wozzeck. Sa prestation dans ces rôles prouvait non seulement qu'elle avait des goûts éclectiques mais aussi qu'elle aimait tout ce qu'elle chantait, ce qu'elle confirma par la suite.

Danco fit ses débuts sur la scène britannique en 1951 à Glyndebourne sous les traits de Donna Elvira, un rôle qui convenait à merveille à son style de voix et à son talent dramatique. Cette année-là, elle fit aussi ses débuts à Covent Garden dans le rôle de Mimì. Malgré son succès dans ce rôle d'après la revue Opera — « elle fut une Mimì tout à fait convaincante, elle avait l'allure de Mimì et réussit à dégager une émotion extrême avec les moyens les plus simples » — elle ne fut, semble-t-il, jamais invitée à chanter à nouveau sur cette scène. Elle fut l'une des figures de proue du Festival d'Aix-en-Provence durant ses premières années d'existence avec ses rôles mozartiens et reçut l'appui du chef d'orchestre Hans Rosbaud, très influent au Festival et bien connu pour ses choix perspicaces de distributions. Elle tint le rôle d'Elvire dans l'enregistrement public de Don Giovanni qu'il fit à Aix.

Un autre chef d'orchestre s'intéressa tout particulièrement à Danco, le suisse Ernest Ansermet, qui vit en elle l'interprète idéale de la musique française. Elle participa à plusieurs grands classiques de l'enregistrement réalisés par Ansermet pour Decca, chantant entre autres Mélisande dans le tout premier enregistrement d'Ansermet de l'opéra de Debussy. Elle chanta aussi dans son coffret des deux opéras en un acte de Ravel et dans plusieurs enregistrements de mélodies avec orchestre de compositeurs français. À la même époque, Erich Kleiber fit appel à Suzanne Danco pour le rôle de Cherubino dans son coffret référence des Noces de Figaro.

Sa carrière lyrique ralentit nettement après 1960, mais elle continua à se produire de temps à autre en concert. Pour son dernier concert, en 1970, elle tint le rôle de la soprano soliste dans la Quatrième Symphonie de Mahler. Après ses adieux à la scène, elle partit enseigner à l'Académie Chigiana à Sienne où elle fut très populaire. Plus récemment, elle se rendit fréquemment à l'École Britten-Pears à Snape près d'Aldeburgh dans le Suffolk. Là, elle partageait avec discipline et affection la sagesse accumulée au fil des ans. Ceux qui participèrent à ses cours ne sont pas prêts d'oublier les leçons qu'elle donna en association avec le grand ténor suisse Hughes Cuenod, séances distrayantes par elles-mêmes mais aussi de véritables démonstrations de l'art d'enseigner ce style impeccable que tous deux avaient défendu avec un tel panache durant leur carrière.

Elle baptisa sa villa de Fiesole (où elle s'éteignit) «Amarilli», sans doute d'après le titre de la mélodie de Caccini qui devint en quelque sorte son indicatif musical au sein de son répertoire. C'est d'ailleurs l'impeccable enregistrement qu'elle grava sur laque en 1949 qui me fit découvrir sa voix et son talent. Il fit sensation parmi les amateurs d'élégance vocale car à l'époque Danco était quasiment inconnue, tout au moins au Royaume-Uni. Ce fut le début d'une longue et fructueuse association de Danco avec Decca. Ce CD nous propose une interprétation légèrement postérieure du Caccini qui sortit à l'avènement du 33 tours. Ici, c'est la première de quatre lectures admirables de chansons italiennes classiques — deux langoureuses, deux pleines d'entrain — le genre de mélodies avec lesquelles Danco ouvrait ses récitals. La chanteuse saisit l'atmosphère voulue pour chacune d'entre elles avec une grande pureté et une grande souplesse vocales. Aurait pu suivre ensuite une pièce comme l'aria de Pâris que l'on entend ici, une aria tirée de Pâris et Hélène de Gluck, où elle déploie un legato raffiné et un timbre retentissant, nous consolant de l'absence d'orchestre.

Ici, elle révèle auparavant ses dons pour l'interprétation de la musique de Bach dans une version éclatante et pleine d'aplomb de Jauchzet Gott in allen Landen, BWV51. Pour la Cantate BWV202, elle choisit un ton plus chaleureux, plus intime. Dans les deux, elle y démontre sa maîtrise absolue de la langue allemande et son talent à accentuer un texte pour en communiquer le sens véritable. Comme l'écrivit le Record Guide à l'époque : " La mise en musique poignante et peu connue du Psaume 70 par Schütz est déclamée avec émotion et noblesse ". Ajoutons que cette lecture révèle l'intériorité que Danco apportait à ses interprétations grâce à son timbre réfléchi. Les deux mélodies de Bach et Bist du bei mir, aujourd'hui attribuée, avec quelque hésitation, à Stölzel plutôt qu'à Bach, bénéficient toutes de la sincérité du style direct de Danco.

Alan Blyth
Traduction : Nicole Valencia
© Testament 2003 – Reproduction interdite

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