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outes les pièces de ce disque sont des manipulations informatiques de sons initialement acoustiques. Qu’ils proviennent d’une cithare hongroise, d’une vielle à roue (“hurdy-gurdy”, un nom qui qualifie parfaitement cet instrument !), d’un saxophone, d’un violon, d’une clarinette, les sons sont générés naturellement puis retravaillés dans tous les sens. Même le bruit de mer est enregistré puis déformé (“Electrochronicle-ta-mer ? !). L’exemple le plus clair est Danse du derviche : il illustre parfaitement le principe de la manipulation. L’ouvrage, enregistré sur BMC059 à la clarinette seule, est, ici, réentendu déformé à travers d’innombrables prismes électroniques : réverbérations, changements de tessiture, reprise en canon etc. Eötvös nous présente une multitude d’expériences inouïes, dans le sens original du terme, sans forcément prétendre à plus, généralement, qu’une sorte d’improvisation dont le principe (pas le contenu musical, entendons-nous bien !) n’est pas éloigné de celui du jazz.
ACCSA25314 - Paru le 13/10/2011
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