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aisant suite à nos précédents coffrets salués par la presse spécialisée et généraliste (Diapason d'Or, Coup de cœur de la Revue du Son, 4 étoiles du Monde de la Musique...), ce disque est le deuxième volet de la collection "Les organistes du Roy et leurs contemporains".
Détail des pistes :
DAQUIN Louis-Claude
Nouveau livre de Noëls
1 - 1 I. Noël (4mn 11s )
1 - 2 II. Noël (5mn 40s )
1 - 3 III. Noël (8mn 10s )
1 - 4 IV. Noël (4mn 43s )
1 - 5 V. Noël (5mn 52s )
1 - 6 VI. Noël (5mn 30s )
1 - 7 VII. Noël (3mn 50s )
1 - 8 VIII. Noël (3mn 37s )
1 - 9 IX. Noël (7mn 53s )
1 - 10 X. Noël (5mn 42s )
1 - 11 XI. Noël (6mn 56s )
1 - 12 XII. Noël (4mn 22s )
Pour les petits Dialogues, au Positif, le Cromhorne avec le fond comme cy dessus, au Grand Corps la Trompette, Clairon, et le Cornet avec le fond. On tire les Claviers, on y met point de tremblant.À la même époque, André Raison (cv.1650-1710), en 1688, et Gaspard Corrette (1671-v.1732), en 1689, apportent une définition analogue du Grand jeu. Près d'un siècle plus tard, voici la définition d'un Grand jeu par Dom Bédos :
Au grand Dialogue la même chose comme dessus, mais on adjoutte, Nazar, Quarte, et Tierce, Cromhorne même s'il y en a, au Positif on y adjoûte le Nazar quelques uns y mettent la Tierce, il y faut le tremblant à vent perdu. On les touche à quatre Chœurs, le troisième Chœur est le Cornet séparé et le Quatriesme est le Cornet d'Echo.
Pour le Grand Jeu : on mettra au Grand Orgue le grand Cornet, le Prestant. toutes les trompettes et les Clairons, s'il y en a plusieurs. On mettra également au Positif le Cornet, le Prestant. la Trompette, le Clairon et le Cromorne (on retranchera ce dernier, s'il n'y a dans le Grand Orgue qu'une Trompette et qu'un Clairon). On mettra les claviers ensemble : les pédales feront comme au Plein-Jeu. Si l'on a besoin du Récit, on ouvrira le Cornet ainsi que l'Echo.Dans le processus d'évolution de la registration à l'orgue, les Grands jeux de Daquin (Noëls I, IV VI, VIII, X et XII – six des douze Noëls), constituent une étape intermédiaire. C'est Michel Corrette (1707-1795) qui. donnant en 1737 une définition, tout à fait classique, d'un Grand jeu, précise : « on peut supprimer les Bourdons ». Nous ne pouvons pas affirmer que le Bourdon 8 soit supprimé dans les Grands jeu de Daquin, car le compositeur le demande dans le Noël III : « Cromhorne avec le Bourdon » (plage 3). Les jeux de Tierce peuvent être également présents dans les Grands jeux de Daquin, car, dans ce mélange, il existe deux mentions pour le clavier du Positif (comme dans les Grands jeux de Marchand) : Cromhorne ou Positif – cette dernière indication pouvant laisser supposer la présence des jeux de Tierce. En revanche, le compositeur précise bien, pour la plupart de ses Noëls sur les Grands jeux, qu'ils doivent être joués « sur les jeux d'anches, sans tremblant ». L'autre tendance de la deuxième partie du XVIIIe siècle est la mise en valeur des jeux de Tierce, avec une Grosse Tierce. La Tierce en taille est à la base du Noël XI, avec le Duo (en 8') dans sa partie centrale (plage 11). Le Noël II (2) et le Noël VII (plage 7) font entendre le dialogue entre la Tierce et le Cornet, ainsi que le trio de Cornet, Tierce et Pédale de Flûte, — la Tierce étant placée en taille (chez François Couperin (1668-1733), dans le Dialogue en trio du Cornet et de la Tierce, ainsi que dans la partie centrale de l'Offertoire de la Messe des Paroisses, la Tierce se trouve au dessus). Les dernières variations de ces deux Noëls offrent un Trio avec une Grosse Tierce à la Pédale, — mélange décrit par Dom Bédos quelques années plus tard :
Il y a plusieurs organistes, qui ne touchent presque jamais le Grand Jeu, sans y faire jouer le Tremblant fort. Il est remarquable que ce ne sont jamais les plus habiles, et qui ont le plus de goût ; ceux-ci sentent bien que cette modification du vent barbouille et gâte la belle harmonie : les Tuyaux n'en parlent pas si bien. ni si nettement. Ce Tremblant leur ôte tout le tendre, le velouté de leur son : ils perdent cette harmonie pleine et mâle qu'un bon facteur expert en son art. a tant pris de peine à leur faire rendre. Le Cromorne surtout en est le plus affecté : le Tremblant défigure tout ce qu'il a d'agréable dans son harmonie : ce jeu ne fait alors que nasarder : on fera donc très bien de n' s'en servir presque jamais au Grand jeu, à l'exemple des plus grands Organistes, qui naturellement doivent être le modèle des autres.
Le premier dessus sur le Cornet de Récit ; le second dessus sur le Jeu de Tierce du Positif ; et la basse sur les Pédales de Flûte ou du jeu de Tierce.Le jeu de Tierce à la Pédale devait être très répandu à cette époque, car parmi les dix mélanges pour Trio évoqués par Dom Bédos, huit font appel au jeu de Tierce à la Pédale.
Quoique ces deux dessus dans ce mélange soient d'une harmonie assez approchante l'une de l'autre, ils sont cependant d'un bon goût. Ils laissent la liberté de parcourir le Clavier avec une certaine étendue : on n'y est pas aussi gêné que si les deux mains travaillaient sur le même clavier, dans le cas ou l'on veut que les deux dessus soient de la même harmonie.
Marina Tchebourkina
Traduction : Mary Pardoe
(Extrait du livret)
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