• boutonGenresAlt
  • boutonGenresAlt
  • boutonGenresAlt
  • boutonGenresAlt
  • boutonGenresAlt
  • boutonGenresAlt
  • boutonGenresAlt
  • boutonGenresAlt
Recherche RECHERCHE AVANCEE
S'inscrire a nos lettres d'informations
Dossier : Pauline Viardot
 Egalement dans ce dossier

Pauline Viardot chez Abeille Musique

Le catalogue Opéra Rara


Bibliographie

Pauline Viardot, tragédienne lyrique
de Gustave Dulong & Alexandre Zviguilskye - 1987 - Association des Amis d'Ivan Tourgueniev, Pauline Viardot et Maria Malibran

La Vestale ou le roman de Pauline Viardot
de Arièle Butaux - 2001 - Michel de Maule



Réagissez à ce dossier sur notre forum

Votre compte   

A ne pas manquer

En vedette

PUBLICITÉ



Cendrillon de Pauline Viardot : un opéra de salon
Par Erica Jeal

Voici le troisième volume de la série Il Salotto de Opera Rara, consacré à la musique de salon du XIXe siècle. Les deux précédents enregistrements comportaient des mélodies, des duos ou encore des cantates ; Cendrillon de Pauline Viardot, par contre, est une œuvre dramatique à part entière - n'utilisant certes qu'une poignée de chanteurs et un pianiste, mais une véritable opérette en miniature néanmoins -.

Il est dommage que le nom de Pauline Viardot n'ait pas résisté à l'usure du temps. Si la plupart des musiciens, écrivains et artistes qui gravitaient autour d'elle font maintenant partie de notre panthéon culturel, elle était au moins autant admirée que n'importe lequel de ses comparses à son époque, voire même l'une des cantatrices les plus révérées en Europe au sommet de sa carrière. C'est pour elle que Meyerbeer écrivit le rôle de Fidès dans Le Prophète, elle qui avait créé la Rhapsodie pour contralto de Brahms, encore elle qui avait participé à la première lecture de Tristan et Isolde de Wagner. Ses rôles dramatiques de Gluck étaient, paraît-il, inégalées.

Ajoutons que cette femme de caractère était rien moins que dédicataire de Samson et Dalila de Saint-Saëns, des Lieder op. 24 de Schumann et des opp. 4 et 7 de Fauré. Si l'on établit la liste de ses amis, mentors, protégés et connaissances, on ne fait qu'énumérer les plus grands noms du XIXe siècle : Georges Sand, Chopin, Delacroix, Alfred de Musset, Gounod, Massenet, Berlioz, Saint-Saëns, Tchaikovsky, Rubinstein, Ary Scheffer, Clara Schumann, Fanny Mendelssohn, Charles Dickens ou encore Henry James. Pourtant, malgré son immense succès personnel et son influence considérable, on se souvient d'elle surtout comme la muse - et probablement la maîtresse - de l'écrivain russe Ivan Tourgueniev.

Pauline Viardot, née Michèle Ferdinande Pauline Garcia, vit le jour le 18 juillet 1821. Son père, Manuel Garcia, était ce célèbre ténor espagnol pour lequel Rossini avait conçu le rôle d'Almaviva dans Il barbiere di Siviglia. Pauline était la cadette des trois enfants que Manuel avait eu de sa seconde femme, Joaquina Sitches. Tous trois devaient devenir des chanteurs illustres : le frère Manuel, baryton, intégra la troupe de son père, mais abandonna la carrière à l'âge de 24 ans pour enseigner le chant à Londres. C'est sa sœur Maria, de quatorze ans plus âgée, qui devait en premier connaître la gloire.

Manuel junior et Maria Garcia furent d'abord les élèves de leur père, dont tout le monde s'accorde à dire qu'il était un professeur épouvantablement sévère. On dit qu'un jour, le parrain de Pauline passait devant la maison avec un ami, quand ils entendirent Maria hurler ; il aurait indiqué à son ami : "Ne craignez rien ; c'est Garcia qui bat sa fille pour lui apprendre à mieux accrocher les aigus." Maria fit ses débuts professionnels au théâtre His Majesty's Theatre de Londres en 1825, comme Rosina du Barbier : ce fut un triomphe. La même année, elle s'embarqua avec toute la famille pour New York, où la troupe de son père serait la première à présenter des opéras italiens aux Etats Unis. Au printemps suivant, elle s'échappa de la tyrannie paternelle en se mariant, sans l'accord de papa. Le nom de son mari : Eugène Malibran. Le mariage fut un échec, mais c'est bel et bien sous le nom de Maria Malibran qu'elle devait devenir l'une des plus célèbres cantatrices de son siècle.

A mesure que la carrière de Maria explosait, les dons de Pauline s'affirmaient de plus en plus évidents. Elle avait également été l'élève de son père jusqu'à l'âge de onze ans, lorsque celui-ci mourut. Manuel Garcia, toutefois, avait estimé que pour développer ses talents, la docile Pauline n'avait pas besoin des mêmes traitements brutaux que les deux aînés avaient dû subir : il la traita ainsi avec bien plus d'égards. Pauline était particulièrement douée au piano, et Liszt - de dix ans son aîné - fut d'ailleurs l'un des professeurs de l'adolescente. A cette époque, elle était follement amoureuse de lui et, bien des années plus tard, déclara qu'avant d'aller en cours avec lui, elle tremblait si fort qu'elle n'arrivait pas même à nouer ses lacets. Déjà, elle acceptait quelques engagements professionnels, voyageant avec sa sœur qu'accompagnait son second mari, le violoniste Charles de Bériot. Toutefois, la mère de Pauline restait convaincue que sa véritable vocation était le chant ; et à l'occasion de son quinzième anniversaire, elle lui demanda de chanter quelques airs de Rossini. Avant que la jeune fille eut temps d'achever, la conviction de sa mère était faite : "Ferme ton piano. Dorénavant, tu chanteras".

Pauline, effondrée, se soumit malgré tout aux désirs de sa mère. Deux mois plus tard, sa nouvelle carrière de chanteuse prit une nouvelle tournure avec la disparition prématurée de Maria Malibran, morte à Manchester en tombant de cheval. Soudain, Pauline passait de l'état de simple sœur de La Malibran, une charge suffisamment difficile à porter, à l'état de digne héritière. Certes, ce lien de famille ne pouvait manquer d'appeler à des comparaisons. Pauline, d'apparence plutôt banale, ne pourrait jamais égaler la légendaire beauté de Maria ; mais son intelligence hors pair et son enthousiasme firent d'elle l'égérie de nombreux artistes de son temps. Le public, de son côté, admirait ses dons dramatiques et sa sincérité musicale.

C'est dans le même théâtre que sa sœur, Her Majesty's Theatre à Londres, que Pauline fit ses débuts à la scène. A tout juste 18 ans, elle chanta Desdémone dans Otello de Rossini, un rôle que Maria Malibran avait marqué de son sceau à travers toute l'Europe : Pauline dut travailler dur pour adapter sa voix aux exigences de la partition. Sa voix, par nature un mezzo-soprano, finit par s'élargir jusqu'aux tessitures de soprano et de contralto, grâce à une indiscutable virtuosité technique et à de considérables efforts physiques. L'automne vit ses débuts à Paris, dans le même rôle, puis avec d'autres personnages rossiniens - dont Cendrillon, ce qui fut là son premier contact avec ce personnage -.

C'est à cette époque que Pauline fit la connaissance de Georges Sand, qui devait devenir l'une de ses amies les plus intimes. Grâce à Sand, elle put rencontrer des musiciens et des peintres tels que Chopin et Delacroix. Bien que deux fois plus âgée que Pauline, Georges Sand fut fascinée par la jeune cantatrice. Sand avait des idées très arrêtées quant à la vie que devait mener un génie artistique et, reconnaissant ce génie en Pauline, elle l'avait incitée - volontairement ou pas - à se comporter selon cet idéal.

A l'époque de leur rencontre, Pauline fut - bien contre son gré - courtisée par Alfred de Musset ; elle-même acceptait volontiers son amitié, mais estimait que les intentions galantes de ce libertin incorrigible étaient quelque peu déplacées. Sand fit d'ailleurs tout son possible pour refroidir les ardeurs du poète. Est-ce parce qu'ils avaient été amants, ou peut-être parce qu'elle estimait que Pauline avait besoin d'un mari stable pour concentrer ses passions sur son art plutôt que sur sa vie personnelle ? Toujours est-il qu'elle suggéra à Mme Garcia mère que Louis Viardot, l'actuel directeur du Théâtre Italien de Paris, ferait selon elle un excellent parti pour sa jeune protégée.

Viardot avait connu Maria Malibran. De 21 ans l'aîné de Pauline, il ne correspondait pas franchement à l'image d'Epinal du héros romantique. On parle de lui comme d'un personnage assez anodin dont la passion principale était la chasse, et qui était précédé d'un nez gigantesque que Musset, en toute amitié, s'amusait à ridiculiser dans ses caricatures en l'étirant à l'envi. Pauline, qui savait qu'elle n'était pas amoureuse de lui, finit néanmoins par l'épouser en 1840, après avoir longuement pesé le pour et le contre. De son côté, Louis fut toujours passionnément dévoué à Pauline, lui apportant son soutien et sa protection longtemps après qu'elle eut cessé la carrière.

Trois ans plus tard, en 1843, Pauline - jeune maman d'une petite Louise - s'embarqua pour le voyage à l'étranger le plus mouvementé de sa vie. Elle débarqua à Saint-Pétersbourg pour une saison avec la troupe d'opéra italien que venait de fonder Giovanni Battista Rubini, le célèbre ténor. La haute société russe, qui attendait la cantatrice avec impatience, fut éblouie au-delà de toute expression par sa Rosina du Barbier. "Nous avons certes entendu beaucoup de chanteurs excellents", écrivait un critique russe, "mais personne encore ne nous avait à un tel point conquis". Deux semaines plus tard, elle mit définitivement le public de Saint-Pétersbourg à ses pieds en chantant une mélodie russe pour la leçon de musique de Rosina, ce qu'aucune cantatrice étrangère n'avait osé faire sur une scène russe. Plus tard, Pauline devint une des plus ferventes ambassadrices de la musique russe en Europe de l'ouest. Sa prononciation russe, dès ce premier contact, avait fait l'unanimité - mais faut-il le dire, elle s'était déjà trouvé un professeur -. Ivan Tourgueniev avait 25 ans lorsqu'il rencontra Pauline pour la première fois : un jeune homme grand, remarquablement beau, attentionné et intelligent, mais encore quelque peu immature. Comme il connaissait déjà Louis Viardot, il rendit assez fréquemment visite au couple. Pauline, constamment adulée par la haute société Pétersbourgeoise, n'avait probablement pas remarqué les attentions que lui portait un énième admirateur. Mais lorsqu'elle retourna à Saint-Pétersbourg pour le reste de la saison, Tourgueniev recommença sa cour. Au printemps 1845, il criait à qui voulait l'entendre son amour pour Pauline, au grand désespoir de ses amis qui considéraient qu'il perdait raison et dignité. De son côté, Pauline voyait en cette amitié une relation certes intime mais résolument platonique. Ce même été, Tourgueniev fut l'invité des Viardot au Château de Courtavenel, la résidence de campagne que Louis avait acquise l'année précédente en Seine-et-Marne. C'est là que fut scellée la liaison des deux jeunes gens : qu'elle fut platonique ou non, peu importe.Toute sa vie, Tourgueniev sut garder l'amitié de Louis et de Pauline ; et si tant est que Louis ait compris que sa femme et le poète étaient devenus amants, il s'y était probablement résigné. Hormis quelques nuages au cours les années 1850, la liaison entre Pauline et Tourgueniev fut idyllique ; celui-ci devait même finir sa vie dans un appartement de l'immeuble des Viardot. Il en découla que Pauline, qui avait été adulée en Russie en 1843, s'était involontairement fait bien des ennemis dans l'entourage du poète depuis qu'elle l'avait attiré hors de sa patrie.

C'était dorénavant à Paris que Pauline finirait sa carrière. Elle s'était déjà fait un nom à l'Opéra en 1849, avec un rôle écrit pour elle sur mesure : Fidès, l'héroïne vieillissante du Prophète de Meyerbeer, un rôle qu'elle s'était véritablement approprié. Lorsque sa grande rivale Giulia Grisi s'y essaya à Covent Garden, ce fut un cuisant échec. Dès le début, celle-ci avait violemment envié le talent de Pauline. Les choses n'avaient fait qu'empirer depuis que Grisi avait épousé - après avoir été longtemps sa maîtresse - le célèbre ténor Mario, et qui ne pouvait dorénavant donner la réplique à une chanteuse, y compris Pauline, sans que son épouse n'en éprouvât les tourments de la jalousie. Jeune cantatrice, Pauline avait forcé sa tessiture naturelle : elle devait le payer tôt ou tard. Ainsi, sa voix se détériora précocement, ce qui ne serait pas arrivé si elle n'avait pas cédé à son ambition ou si elle avait été douée d'un meilleur organe. Ses succès tardifs s'appuyaient sur sa force de conviction dramatique plutôt que sur ses prouesses vocales : elle pouvait encore faire une impression phénoménale sur ses auditeurs. Ses derniers grands rôles furent Alceste et Orphée de Gluck - ce dernier dans la version de Berlioz, qui avait confié le rôle-titre non pas à un ténor mais à une contralto -. Berlioz avait entendu Pauline dans Orphée en 1839, mais avait déclaré à un ami que la jeune cantatrice de 18 ans ne l'avait guère impressionnée. En 1849, toutefois, il avait révisé son opinion du tout au tout : ainsi, dans sa critique de la création du Prophète, il écrivit que "Madame Viardot est l'une des plus grandes artistes dont le nom vient à l'esprit, dans le passé ou le présent". Dix ans plus tard, alors qu'ils travaillaient ensemble sur son édition d'Orphée, Berlioz tomba fou amoureux d'elle. Mais les obligations et les penchants de Pauline - ce qui n'était pas nécessairement la même chose - ne lui permirent pas de partager ces sentiments.

En 1863, Pauline fit ses adieux à la scène de l'opéra et se retira avec son mari à Baden-Baden. Tourgueniev prit un appartement en ville à peu près à cette même époque ; un an plus tard, il avait acheté un terrain attenant à la maison des Viardot afin de s'y faire construire une villa. Maintenant éloignée de la scène, Pauline commença à se faire connaître comme professeur, et se remit également à composer. Dans sa jeunesse, elle avait enchanté Chopin avec des arrangements vocaux de certaines de ses Mazurkas. Elle écrivit donc deux recueils de mélodies, sur des poésies russes - dont certaines de Tourgueniev, qui s'arrangea pour les faire éditer en Russie -. Plus tard, il écrit des livrets pour une série d'opérettes composées par Pauline, qui connurent nettement plus de succès que ses mélodies. Elles étaient mises en scène et chantées par les enfants et élèves de Pauline dans le salon de Tourgueniev puis, plus tard, dans le théâtre qu'il fit construire dans sa villa. Les Viardot avaient toujours aimé les divertissements théâtraux en famille, allant jusqu'à transformer un grenier à Courtavenel en petit théâtre, connu sous le sobriquet de Théâtre des Pommes de Terre - le ticket coûtait en effet une pomme de terre -.

La première des opérettes de Pauline sur un livret de Tourgueniev fut Trop de femmes, achevé en 1867. Les amis qui avaient assisté à cette première étaient si enthousiastes que l'expérience fut renouvelée, et les soirées musicales de Pauline firent le tour de la haute bourgeoisie de Baden-Baden. Suivit L'ogre, puis Le dernier sorcier qui fut même traduit en allemand et programmé dans la saison 1869 de Weimar. Le Grand Duc de Weimar demanda à Pauline de lui écrire un grand opéra, mais la guerre franco-prussienne rendit cette commande caduque. Les musiciens eux-mêmes ne tarissaient pas d'éloges sur les œuvres de Pauline. Clara Schumann, une de ses vieilles complices, écouta l'ouvrage à plusieurs reprises, puis déclara à Brahms que, selon elle, la musique était "intelligemment écrite, délicate, légère, aboutie, et si pleine d'humour : une vraie merveille".

Avec la guerre, les Viardot et Tourgueniev durent à leur grand regret quitter Baden-Baden en 1870 pour s'installer à Londres, une ville que Pauline avait toujours détestée. L'année suivante, ils purent rentrer à Paris, qu'elle devait ne plus jamais quitter. Louis Viardot et Tourgueniev, soignés par Pauline jusqu'à la fin, s'éteignirent à quelques mois d'intervalle en 1883. A partir de 1907, c'est une de ses anciennes élèves, Mathilde de Nogueiras, qui à son tour veilla sur elle jusqu'à sa mort, survenue paisiblement à Paris le 18 mai 1910.

Mlle de Nogueiras était la dédicataire de Cendrillon, et l'on présume que l'audition qui eut lieu chez elle le 23 avril 1904 en était la création. Pauline signa le texte et la musique, reprenant certains passages du Dernier sorcier. La pièce fut éditée à Paris la même année : selon toute évidence, le spectacle fut donc une réussite. Toutefois, l'époque de sa composition n'est pas établie avec certitude. En 1904, Pauline montrait des signes de faiblesse et il est donc possible que l'ouvrage ait été écrit quelques temps auparavant. Cela dit, il est peu probable qu'il date de l'époque où Tourgueniev était encore en vie, car c'est très certainement lui qui en aurait écrit le livret. De plus, il aurait été étonnant qu'une pièce si charmante et vivante ait dû attendre tant d'années avant d'être présentée en public.

Pauline, qui avait si souvent chanté Cenerentola de Rossini, avait certainement à l'esprit ce modèle pour écrire le sien ; ainsi probablement que le conte original de Perrault, et, qui sait, la Cendrillon de Massenet. Toutefois, le développement dramatique est sensiblement différent et personnel, avec une touche subtile et délicate. Les prétentions sociales de Pictordu, la fatuité de Barigoule et les déceptions des sœurs de Cendrillon sont déclinées avec un sourire affectueux : il ne fait aucun doute que Cendrillon était écrit pour amuser non seulement l'auditoire, mais également les chanteurs.

Lorsque l'on mentionne Pauline Viardot de nos jours, c'est au titre de maîtresse de Tourgueniev, ou d'interprète de Gluck ; certainement pas comme compositeur. Le festival musical de Newport, Rhode Island (USA) présenta Cendrillon en 1971 à l'occasion de son 150ème anniversaire, et Opera Rara reprit l'ouvrage un an plus tard au Festival de Hitlesham ; malheureusement, ses œuvres sont trop rarement jouées. Pourtant, Cendrillon, bien plus qu'une petite pièce fort plaisante en elle-même, est un miroir fascinant du monde musical du XIXe siècle. Pauline Viardot, qui a contribué à faire lancer tant d'artistes extraordinaires à son époque, a puisé ses sources musicales dans les compositeurs qu'elle a choyés : un retour d'ascenseur inattendu, mais une digne récompense malgré tout.

© Erica Jeal 2000 - Opéra Rara - Traduction (c) Abeille Musique, 2001 - Reproduction interdite