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e nouvel album studio de Jim Black, »Houseplant« apporte une réponse sereine au chaos et à l'effervescence de notre époque. Même s'ils ont baigné dans le rock et la pop créative, Jim Black et AlasNoAxis (avec Chris Speed, Hilmar Jensson et Skúli Sverrisson) occupent pleinement les terrains du jazz. Sur »Houseplant«, ils ont mêlé ces influences diverses afin de créer une atmosphère sonore invitante, chaleureuse et détendue signée Jim Black, l'un des batteurs les plus polyvalents du monde musical d'aujourd'hui.
– Winter & Winter
Jim Black: " »Houseplant« est moins une référence directe à ces petits végétaux qui pendent aux fenêtres de nos demeures que l'évocation d'un état, plus précisément le mien, bien douillet dans mon appartement new-yorkais suivant de nombreuses semaines de tournée. Ces moments de retour, après les déplacements, les concerts, les repas, les moments passés avec des amis de longue date ou récents…, lorsque l'on est assis dans le silence de son appartement, le regard dans le vide, guitare en main, à se demander: 'Bon, qu'est-ce qui vient de se passer? Comment puis-je le transcrire?' »Houseplant« est notre cinquième album. Je voulais vraiment le consacrer simplement aux chansons, ou en tout cas à ce qu'elles signifient pour moi.
'Beauty in all its forms', la beauté sous toutes ses formes, c'est une strophe d'une chanson de Laurie Anderson. Lors d'une de ses lectures, elle a décrit son désir d'investiguer l'idée de la beauté et de s'interroger sur ce que la 'beauté' signifiait pour elle. Inspiré par ce projet, je me suis posé la même question sur la musique que j'écrivais pour ce disque. Était-elle à la hauteur de mon idée de ce que pourrait être la beauté? Cela m'a permis de bien recentrer mes idées lorsque les choses commençaient à divaguer dans tous les sens. Pas une beauté au sens traditionnel, une beauté sentimentale ou à l'eau de rose… Mais la sorte qui évoque le mystère, un mystère familier, mais tout de même insondable, quelque chose d'invitant qui vous met au défi en vous séduisant. Qui dit à l'auditeur ce qui se passe, mais lui laisse ajouter son grain de sel au scénario.
De nombreux amis me sont venus en tête pendant que j'écrivais. Je venais de passer du temps avec eux sur la route, et assis dans mon appartement, je ressentais leur absence, et devais ralentir mes pensées après la surstimulation du voyage. Leurs énergies et leurs auras imaginées sont à l'origine de la plupart des chansons… une manière assez innocente de se lancer, puisque de toute façon, après l'éclosion, chaque chanson développe sa propre identité et son propre sens.
En pleine méditation, je me suis rendu compte que je cherchais un son qui pousserait une idée jusqu'au seuil de la rupture, au-delà duquel elle deviendrait quelque chose d'autre. Sur nos autres albums, nous n'avions jamais hésité à transgresser les frontières lorsque nécessaire, mais je souhaitais un autre type d'approche. Je cherchais différents types de densité, quelque chose d'à la fois plus harmonieux et pas tout à fait atonal… Des rythmes plus transparents me permettant de me concentrer davantage sur l'harmonie et la mélodie. J'aspirais à des sons en longueur évoquant le cri, l'appel, le hurlement cathartique.
Inkionos : Un exemple assez excellent de ce que je viens de décrire.
Cahme and Adbear : Les deux premières chansons du disque. Écrites à la maison, entre les tournées, sur une assez longue période, à l'aide de ma guitare Fender Jaguar Baritone chérie… à peu près accordée en do, si cela peut intéresser quelqu'un.
Malomice : Notre interprétation d'une chanson traditionnelle de la côte ouest, où j'ai grandi, alors que j'habite maintenant la côte est.
Fyr and Littel : Le genre de chose que l'on peut seulement écrire vers 3 ou 4 heures du matin.
Elight : Après avoir trouvé sur la route, à mon plus grand ravissement, une guitare acoustique Stella à six cordes, j'ai commencé à composer cette chanson. Au bout de quelques semaines, j'avais développé une tendinite discrète mais tout de même irritante au bras gauche, qui dura une demi-année, en raison de ma technique de guitare idiote. Je sais maintenant comment tenir une guitare adéquatement, mais j'avoue que j'étais soulagé lorsque Hilmar m'a dit qu'il avait un peu mal au bras après avoir enregistré celle-ci.
Lowers In A Nine Sense : Typique de ce qui arrive lorsque l'on tente de faire converger deux chansons évidemment distinctes de deux groupes différents et que l'information est massacrée et mélangée à un tel point que le tout devient méconnaissable. Lors des répétitions, le groupe l'a malmenée encore davantage, produisant une version encore plus inattendue de ce que j'avais déjà bâclé moi-même.
Downstrum : Un texte fantaisiste mettant en scène le Velvet Underground et une femme qui croyait avoir épousé quelqu'un de riche et célèbre, pour ensuite s'apercevoir qu'elle avait simplement épousé quelqu'un qui lui ressemblait. Après avoir entendu le groupe jouer la chanson pour la première fois en répétition, toutes ces bêtises ont été immédiatement évacuées. L'entité supérieure soit louée pour notre choix d'une musique sans paroles."
(Traduction: Mélanie Rumpelmayr)
Détail des pistes :
BLACK Jim
1 - 1 Inkionos (4mn 49s )
1 - 2 Cahme (4mn 38s )
1 - 3 Houseplant (7mn 13s )
1 - 4 Fyr (1mn 10s )
1 - 5 Malomice (7mn 12s )
1 - 6 Littel (4mn 34s )
1 - 7 Elight (5mn 57s )
1 - 8 Naluch (5mn 10s )
1 - 9 Cadmium Waits (3mn 28s )
1 - 10 Adbear (7mn 27s )
1 - 11 Lowers In A Nine Sense (5mn 07s )
1 - 12 Downstrum (3mn 45s )

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