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  • Henri Dutilleux - Bohuslav Martinu

    Symphonies

Exclusivement disponible en numérique
Référence : VEL3127 7619930312713 - 1 CD 70:02 - ADD - Enregistré en "live" le 22 mars 1956 (Dutilleux) et le 15 mars 1976 (Martinů) - Notes en français, anglais et allemand
En vente sur ce site depuis le 5 février 2009
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Henri Dutilleux (né en 1916)
Symphonie n° 1

Bohuslav Martinů (1890–1959)
Symphonie n° 4

Orchestre de la Suisse Romande
Direction Ernest Ansermet (1883-1969)

 

Détail des pistes :

DUTILLEUX Henri
Symphony No. 1
1 - 1     I. Passacaille. Andante (9mn 52s )    
1 - 2     II. Scherzo molto vivace (6mn 36s )    
1 - 3     III. Intermezzo. Lento (7mn 30s )    
1 - 4     III. Finale, con variazioni. Largamente (11mn 57s )    

MARTINU Bohuslav
Symphony No. 4
1 - 5     I. Poco moderato (6mn 50s )    
1 - 6     II. Allegro vivo (9mn 24s )    
1 - 7     III. Largo (9mn 28s )    
1 - 8     IV. Poco allegro (8mn 21s )    

Ernest Ansermet et Dutilleux / Martinù



    Ernest Ansermet est resté jusqu’à la fin de sa vie à l’affût de nouvelles partitions. Sa découverte d’Henri Dutilleux fut tout de suite suivie de la première audition suisse de sa Première Symphonie. Ansermet n’a pu suivre le cheminement de Dutilleux que jusqu’aux Métaboles. A sa mort, en 1969, le compositeur français travaillait à ce qui allait devenir un de ses chefs-d’œuvre : Tout un monde lointain, le concerto pour violoncelle écrit pour Rostropovitch. Il est probable qu’Ansermet aurait suivi avec passion la trajectoire d’Henri Dutilleux qui illustre à merveille, me semble-t-il, ce qu’Ansermet appelait de ses vœux dans son ouvrage philosophique (Les Fondements de la musique dans la conscience humaine). Dans cette Première Symphonie, créée en 1952 au Festival d’Aix-en-Provence sous la direction de Jean Martinon, le compositeur est en train d’établir un langage personnel qu’il trouvera complètement peu après. Certains ont décelé dans cette symphonie des atmosphères évoquant Honegger et Albert Roussel. « Je pense souvent à ce que vous avez fait, à Genève, pour ma Première Symphonie, en faisant pénétrer en Suisse, grâce au prestige de votre nom, ma première œuvre d’orchestre importante » écrira Dutilleux à Ansermet en 1960.

    Une solide amitié liait Martinù et Ansermet. « Une chose s’impose, [chez Martinù] c’est le caractère expressif de son œuvre – conforme par là à la tradition la plus constante de notre art et qu’il a atteint par des moyens qui ne sont qu’à lui. » (Ernest Ansermet, 1945). Fidèle au compositeur tchèque, le chef d’orchestre donnera de nombreuses œuvres de son ami en Suisse comme ailleurs, répondant ainsi à cette lettre pathétique reçue de Martinù en 1939 : « En ce moment, j’aurais bien besoin de votre aide, pour la propagande et pour la Tchécoslovaquie ; c’est pour moi le seul moyen d’affirmer la volonté de vivre et la volonté de liberté que d’être représenté par mes œuvres qui sont une partie de mon malheureux pays »

    Ansermet jouera les œuvres de Martinù avec constance et conviction dans le monde entier. La Cinquième Symphonie fut, par exemple, présentée en première audition américaine, en 1948, avec l’Orchestre de la N.B.C. « prêté » pour l’occasion par Arturo Toscanini. Quant à la Quatrième Symphonie objet du présent CD : « elle nous fait bien vivre les quatre états d’âme typiques de l’homme, qui se sont incarnés dans les quatre mouvements classiques de la symphonie, mais dans leur teneur concrète très particulière que leur a donné ici Martinù.  » (Ernest Ansermet)

François Hudry
© Cascavelle 2009 – Reproduction interdite

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