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  • Benjamin Britten - Alban Berg

Exclusivement disponible en numérique
Référence : VEL3125 7619930312515 - 2 CD Digipack : 64:10 - 50:39 - ADD - Enregistré en "live" le 17 décembre 1953 (Les Illuminations), le 26 avril 1967 (War Requiem) et le 5 novembre 1959 (Sept Lieder de jeunesse) - Notes en français, anglais et allemand
En vente sur ce site depuis le 5 février 2009
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Benjamin Britten (1913-1976)
Les Illuminations, mélodies sur des poèmes de Rimbaud
Fanfare - Villes - Phrase - Antique - Royauté - Marine - Interlude - Being Beauteous - Parade - Départ

War Requiem, sur des textes latins extraits de Missa pro Defunctis et des poèmes de Wilfred Owen, op. 66

Alban Berg (1885–1935)
Sept Lieder de jeunesse pour soprano & orchestre
Nacht (Carl Hauptman) - Schilflied (Nikolaus Lenau) - Die Nachtigall (Theodor Storm) - Traumgekrönt (Rainer Maria Rilke) - Im Zimmer (Johannes Schlaf) - Liebesode (Otto Erich Hartleben) - Sommertage (Paul Hohenberg)

Suzanne Danco, (Les Illuminations), Heather Harper & Chloé Owen, soprano (Berg)
Peter Pears, ténor
Thomas Hemsley, baryton
Chœurs de la Radio Suisse Romande
Chœur Pro Arte
Petit Chœur du Collège Villamont
Orchestre de la Suisse Romande
Direction Ernest Ansermet (1883-1969)

 

Détail des pistes :

BRITTEN Benjamin
Les Illuminations
1 - 1     I. Fanfare (1mn 53s )    
1 - 2     II. Villes (2mn 26s )    
1 - 3     IIIa. Phrase - IIIb. Antique (2mn 42s )    
1 - 4     IV. Royauté (1mn 41s )    
1 - 5     V. Marine (57s )    
1 - 6     VI. Interlude (2mn 08s )    
1 - 7     VII. Being Beauteous (3mn 42s )    
1 - 8     VIII. Parade (2mn 44s )    
1 - 9     IX. Départ (2mn 06s )    

War Requiem
1 - 10     Requiem aeternam : Requiem aeternam (5mn 11s )    
1 - 11     Requiem aeternam : What passing bells for these who die as cattle? (3mn 34s )    
1 - 12     Dies irae : Dies irae (3mn 49s )    
1 - 13     Dies irae : Bugles sang, saddening the evening air (2mn 33s )    
1 - 14     Dies irae : Liber scriptus proferetur (2mn 35s )    
1 - 15     Dies irae : Out there, we’ve walked quite friendly up to Death (1mn 51s )    
1 - 16     Dies irae : Recordare Jesu pie (4mn 45s )    
1 - 17     Dies irae : Be slowly lifted up (1mn 38s )    
1 - 18     Dies irae : Dies irae (1mn 07s )    
1 - 19     Dies irae : Lacrimosa dies illa (1mn 57s )    
1 - 20     Dies irae : Move him into the sun (4mn 57s )    
1 - 21     Offertorium : Domine Jesu Christe (3mn 39s )    
1 - 22     Offertorium : So Abrahamrose, and clave the wood (6mn 06s )    
2 - 1     Sanctus : Sanctus, sanctus, sanctus (5mn 39s )    
2 - 2     Sanctus : After the blast of lightning from the East (3mn 37s )    
2 - 3     Agnus dei : One ever hangs where shelled roads part (3mn 38s )    
2 - 4     Libera me : Libera me, Domine (7mn 26s )    
2 - 5     Libera me : It seemd that out of battle I escaped (9mn 04s )    
2 - 6     Libera me : Let us sleep now..... In paradisum (5mn 11s )    

BERG Alban
7 Early Songs
2 - 7     Nacht (4mn 13s )    
2 - 8     Schilflied (2mn 16s )    
2 - 9     Die Nachtigall (2mn 03s )    
2 - 10     Traumgekrönt (2mn 40s )    
2 - 11     Im Zimmer (1mn 15s )    
2 - 12     Liebesode (1mn 40s )    
2 - 13     Sommertage (1mn 50s )    

 Cliquez pour écouter le podcast lié :

Ernest Ansermet et Britten / Berg



    Après avoir ardemment défendu les compositeurs de la première moitié du XXe siècle, Ernest Ansermet s’oppose avec la même vigueur à la musique sérielle et dodécaphonique. « La musique à venir ne peut être qu’une libre mise en œuvre dans un style personnel des possibilités de style découvertes jusqu’ici : diatonisme, chromatisme, enharmonie, harmonie tonale, polytonalité, extra-tonalité passagère, rythmique cadentielle du cours mélodique. Il n’y en pas d’autres.  » (dernière phrase des Fondements de la musique dans la conscience humaine, son ouvrage musico-philosophique paru en 1961).

    A l’appui de sa thèse, Ansermet cite souvent l’exemple de Benjamin Britten et de Frank Martin, deux compositeurs qui, selon lui, illustrent parfaitement ce « style personnel restant dans les possibilités de style découvertes jusqu’ici ». Ansermet suit de près l’évolution de Benjamin Britten et dirige beaucoup sa musique. En 1946, il a créé Le Viol de Lucrèce au Festival de Glyndebourne, puis, en 1963, la Cantata Misericordium écrite pour le centenaire de la Croix Rouge. En 1965, il dirige le War Requiem de son ami « Ben » en première audition suisse, au Grand Théâtre de Genève. Retenu par la composition d’un opéra, le compositeur ne peut être présent, mais Peter Pears, son compagnon, soliste du concert, lui raconte par le menu ce qui s’est passé à Genève dès son retour à Aldeburgh où le couple habite. Les deux hommes s’écrivent : « Je pense constamment à vous, je fais des vœux pour votre santé ; vous êtes présentement un des êtres les plus précieux de la planète.  » écrit le chef d’orchestre. « Je ne puis dire combien j’aime travailler avec vous et m’entretenir avec vous. » écrit le compositeur qui ajoute : « Et j’avoue que de vous entendre dire que mon œuvre vous donne du plaisir m’est une récompense infinie – vous dont l’intelligence, l’expérience et la sincérité défient toute comparaison.  »

    Ernest Ansermet dirigera une fois encore le War Requiem à Genève, à la Cathédrale Saint-Pierre, le 26 avril 1967. C’est cet enregistrement plein de ferveur qui a été choisi pour ce CD. Si Ansermet aimait beaucoup le compositeur anglais, il n’a toutefois jamais pu enregistrer d’œuvres de Britten pour la simple et bonne raison qu’ils étaient tous les deux sous contrat chez DECCA et que le compositeur, par ailleurs excellent chef d’orchestre, a enregistré lui-même la presque totalité de ses oeuvres. Cette édition est donc particulièrement précieuse, d’autant que la très belle version des Illuminations avec Suzanne Danco, la cantatrice fétiche d’Ernest Ansermet, illustre elle aussi à merveille le lien particulier qui peut unir un compositeur et son interprète.

François Hudry
© Cascavelle 2009 – Reproduction interdite

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