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Référence : TR002 -
3760049340020 - 2 CD 66:00 - 69:30 - DDD - Enregistré au château de Sédières en Corrèze en mai 2001 - Notes en français et anglais, avec les textes chantés (occitan et français) En vente sur ce site depuis le 14 janvier 2002
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CD I - La doussa votz La doussa votz ai auzida - Lanquan vei la folha - Ben m'an perdut (Bernart de Ventadorn [Bertrand de Ventadour] /Gérard Zuchetto/Troubadours Art Ens.) - Chazutz soi (Bertran de Born/Gérard Zuchetto/T.A.E.) - Al semblan del rei Ties - S'om pogues partir (Gaucelm Faidit/Gérard Zuchetto/T.A.E.) - Pos de chantar (Guilhem de Peiteus/Gérard Zuchetto/T.A.E.) - En esmai et en cossirier (Arnaut de Tintinhac/Gérard Zuchetto/Jan dau Melhau/T.A.E.) - Manhtas gens (Peirol/Gérard Zuchetto/T.A.E.) CD II - Quan vei la flor Quan vei la flor - Ara no vei luzir solelh - Quan l'erba fresca (Bernart de Ventadorn/Gérard Zuchetto/T.A.E.) - Lo gens cor onrat - Sitot m'ai tarzat - Mon cor e mi (Gaucelm Faidit/Gérard Zuchetto/T.A.E.) - Per dam que d'amor (Peirol/Gérard Zuchetto/T.A.E.) - Quan lo dous temps (Peire de Bossinhac/Gérard Zuchetto/Jan dau Melhau/T.A.E.) - Si be-m partetz (Gui d'Ussel/Gérard Zuchetto/T.A.E.)
Troubadours Art Ensemble
Direction Gérard Zuchetto
(Isabelle Bonnadier, Sandra Hurtado, Jan dau Melhau, Pierre Alexandre Saint-Yves, Maurice Moncozet & Gérard Zuchetto, chant Patrice Villaumé, vielle à roue ténor, tympanon - Denyse Dowling, flûtes - Guy Robert, ûd, guitare sarrazine, luth, harpe, saz, citole - Dominique Regef, vièle, rebecs, delruba - Maurice Moncozet, flûtes, chalémie, naï - Véronique Condesse, harpe - Patrice Villaumé, vielle à roue ténor, chiffonie - Christophe Deslignes, organetto - Valérie Loomer, cistre, guiterne - Nicholas Blanton, tympanon - Denyse Dowling, flûtes, chalémie - Thierry Gomar, percussions)
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Guilhem de Peiteus ( 1071-1126 )
C’est le premier troubadour connu. Au début du XIIème siècle, à trente ans, il est l’un des plus grands seigneurs d’Europe : "Lo coms de Peiteus", Guilhem, septième Comte de Poitou et neuvième Duc d’Aquitaine. Ce "Trichador de domnas" (trompeur de dames), selon son biographe, est surtout le génial inventeur des mots-clefs et des valeurs qui vont animer le trobar durant plus de deux siècles.
Bernart de Ventadorn ( ... 1147-1170 ... )
« Bernart de Ventadorn fut du Limousin, du château de Ventadour. Ce fut un homme de pauvre lignage, fils d’un serviteur qui était fournier et qui chauffait le four pour cuire le pain du château. Il devint bel homme et adroit ; il sut bien chanter et trouver, et devint courtois et instruit…».
Bernart de Ventadour compose dans un style leu e plan, léger et facile, des chansons réglées à la perfection. Il sait marier art de trobar et art d’amor dans lesquels il s’investit tout entier avec talent et maestria : « J’y ai mis mon corps et mon cœur, mon savoir et mon esprit… ».
Gaucelm Faidit (…1185-1220…)
« Gaucelm Faidit chantait plus mal qu’aucun homme au monde, mais il fit beaucoup d'excellentes mélodies avec de bonnes paroles. Et il se fit jongleur parce qu’il avait perdu tout son avoir au jeu de dés. C’était un homme qui était d’une grande largesse et il fut très glouton pour manger et boire ; pour cela il devint gros outre mesure. Très long fut le temps des désagréments, sans dons et sans honneurs à espérer, si bien que plus de vingt ans il alla à pied par le monde et que ni lui ni ses chansons n’étaient appréciés ni souhaités. Et il prit pour femme une prostituée qu’il emmena longtemps avec lui dans les cours ; elle avait nom Guilhelma Monja. Elle était très belle et très instruite, et elle devint aussi grosse et aussi grasse que lui. »
Avec soixante cinq poésies conservées (cansos, tensos, planhs, chants de croisade et une rotrouenge en français), son œuvre est l’une des plus abondante du répertoire des troubadours.
Gui d’Ussel (…1170-1225…)
« Gui d’Ussel fut du Limousin, noble châtelain, et lui, ses frères et son cousin Elias étaient seigneurs d’Ussel, qui est un bon château, et de bien d’autres. Et ses deux frères se nommaient l’un Ebles et l’autre Peire, et le cousin se nommait Elias. Et tous les quatre étaient troubadours. Gui trouvait des bonas cansos et Elias des bonas tensos, et Ebles des malas tensos et Peire chantait tout ce que les trois trouvaient… Mais le légat du pape lui fit jurer de ne jamais plus faire de chansons. Et pour lui il abandonna la poésie et le chant… ».
Bertran de Born (…1159-1195…)
Seigneur d’Hautefort, issu de la petite noblesse du Limousin, il côtoie les rois et les princes, et se mêle ouvertement et sans discrétion des affaires militaires, politiques et littéraires de son temps. Le baron Bertran de Born est un personnage haut en couleur. Il chante pour semer la discorde, polémiquer et railler ses pairs en versant l’ironie dans les mots de trobar. Bertran aime la guerre et l’amour et il chante en toute indépendance sa terre et son Limousin : No·us cugetz qu’eu fassa motz a vendre… « Ne croyez pas que je fasse des mots à vendre ! »
Peire de Bossinhac (…1160…)
« Peire de Boussignac fut un clerc gentilhomme d’Hautefort du château de Bertran de Born. Il fut trouveur de bons sirventés pour réprimander les dames qui agissaient mal et il reprenait les sirventés de Bertran de Born. » On ne sait si le troubadour Peire de Bussinhac est originaire de Boussignac (commune de Sainte Fortunade, canton de Tulle) ou d’Hautefort, lieu dit Bussignac, ainsi que l’affirme son biographe. Deux sirventé lui sont attribués.
Arnaut de Tintinhac (…1150…)
D’Arnaut de Tintinhac nous ne connaissons que le nom (qui se confond dans le Breviari d’amor avec celui de Guiraut de Quintenac) et quatre poésies dont le style se rapproche de celui des premiers troubadours Jaufre Rudel, Bernart Marti ou Marcabru.
Peirol (…1188-1222…)
« Peirol fut un pauvre chevalier d’Auvergne, d’un château qui a nom Pérols et se trouve dans la contrée de Dalfin, au pied de Rochefort. Ce fut un homme courtois et avenant de sa personne… Il devint jongleur, et il alla par les cours et reçut, de la part des barons, vêtements, deniers et chevaux… ».
Peirol est à la fois bon poète, chanteur et instrumentiste. Un mélodiste doué qui accorde amour avec musique : Peirol fai / fin e verai / lo sonet per amors / on sos cors estai totz jorns…
Peirol a fait / fine et vraie / la petite mélodie(son) pour l’amour / où son cœur séjourne toujours…