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Référence : TR001 -
3760049340013 - 2 CD 62:35 - 50:56 - DDD - Enregistré au château de Sédières en Corrèze en mai 2000 - Notes en français et en espagnol En vente sur ce site depuis le 14 janvier 2002
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CD I - Ai ! Lemozi Estat ai com om - En consirier - Amors e qu'eu-s (Bernart de Ventadorn/Gérard Zuchetto/Troubadours Art Ens.) - Fortz chauza - Chant e deport (Gaucelm Faidit/Gérard Zuchetto/T.A.E.) - Ges de chantar (Gui d'Ussel/Gérard Zuchetto/T.A.E) - Be-m peza de vos (Maria de Ventadour/Gérard Zuchetto/T.A.E.) - Ai ! Lemozi (Bertran de Born/Gérard Zuchetto/T.A.E.) CD I : Pascor Pascor (Bernart de Ventadorn/Gérard Zuchetto/T.A.E.) - Ben feira - En tanta guiza (Gui d'Ussel/Gérard Zuchetto/T.A.E) - No m'alegra - Le rossinholet - Gentil Limozi (Gaucelm Faidit/Gérard Zuchetto/T.A.E.) - Lo jois comens' (Arnaut de Tintinhac/Gérard Zuchetto/T.A.E.)
Troubadours Art Ensemble
Direction Gérard Zuchetto
(Isabelle Bonnadier, Sandra Hurtado, Jan dau Melhau, Maurice Moncozet & Gérard Zuchetto, chant
Guy Robert, harpe, saz, üd, guitare sarrazine - Dominique Regef, vièle, rebecs, vielle à roue - Valérie Loomer, guiterne, luth - Nicholas Blanton, tympanon - Denyse Dowling, flûtes, zurna, chalémie - Maurice Moncozet, flûtes, chalémie, naï - Patrice Villaumé, vielle à roue ténor, orgue portatif - Thierry Gomar, percussions)
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Bernart de Ventadorn ( ... 1147-1170 ... )
« Bernart de Ventadorn fut du Limousin, du château de Ventadour. Ce fut un homme de pauvre lignage, fils d’un serviteur qui était fournier et qui chauffait le four pour cuire le pain du château. Il devint bel homme et adroit ; il sut bien chanter et trouver, et devint courtois et instruit…».
Bernart de Ventadour compose dans un style leu e plan, léger et facile, des chansons réglées à la perfection. Il sait marier art de trobar et art d’amor dans lesquels il s’investit tout entier avec talent et maestria : « J’y ai mis mon corps et mon cœur, mon savoir et mon esprit… ».
Gaucelm Faidit (…1185-1220…)
« Gaucelm Faidit chantait plus mal qu’aucun homme au monde, mais il fit beaucoup d'excellentes mélodies avec de bonnes paroles. Et il se fit jongleur parce qu’il avait perdu tout son avoir au jeu de dés. C’était un homme qui était d’une grande largesse et il fut très glouton pour manger et boire ; pour cela il devint gros outre mesure. Très long fut le temps des désagréments, sans dons et sans honneurs à espérer, si bien que plus de vingt ans il alla à pied par le monde et que ni lui ni ses chansons n’étaient appréciés ni souhaités. Et il prit pour femme une prostituée qu’il emmena longtemps avec lui dans les cours ; elle avait nom Guilhelma Monja. Elle était très belle et très instruite, et elle devint aussi grosse et aussi grasse que lui. »
Avec soixante cinq poésies conservées (cansos, tensos, planhs, chants de croisade et une rotrouenge en français), son œuvre est l’une des plus abondante du répertoire des troubadours.
Gui d’Ussel (…1170-1225…)
« Gui d’Ussel fut du Limousin, noble châtelain, et lui, ses frères et son cousin Elias étaient seigneurs d’Ussel, qui est un bon château, et de bien d’autres. Et ses deux frères se nommaient l’un Ebles et l’autre Peire, et le cousin se nommait Elias. Et tous les quatre étaient troubadours. Gui trouvait des bonas cansos et Elias des bonas tensos, et Ebles des malas tensos et Peire chantait tout ce que les trois trouvaient… Mais le légat du pape lui fit jurer de ne jamais plus faire de chansons. Et pour lui il abandonna la poésie et le chant… ».
Maria de Ventadorn (… 1180-1215…)
« Elle fut la plus belle dame et la plus prisée qu’il y eût jamais en Limousin, celle qui fit le plus de bien et se garda le plus du mal[…].Dieu la dota d’un beau corps plaisant et gracieux, sans aucun artifice[…] Gui d’Ussel avait perdu sa dame[…] Aussi vivait-il dans une douleur profonde et dans une grande tristesse. Depuis longtemps il n’avait plus chanté ni trouvé et toutes les dames distinguées de la contrée en étaient fort affligées, et madame Marie plus que toute autre, car Gui d’Ussel la louait dans toutes ses chansons… Or Gui d’Ussel se trouvait à la cour de madame Marie ; et celle-ci, pour le ramener aux chansons et à la joie, fit une cobla dans laquelle elle lui demanda s’il était convenable que l’ami eût autant de suzeraineté sur la dame que la dame sur lui. Et, sur ce motif, madame Marie le provoqua à échanger une tenso, et lui dit : Gui d’Ussel be·m peza de vos… ».
Arnaut de Tintinhac (…1150…)
D’Arnaut de Tintinhac nous ne connaissons que le nom (qui se confond dans le Breviari d’amor avec celui de Guiraut de Quintenac) et quatre poésies dont le style se rapproche de celui des premiers troubadours Jaufre Rudel, Bernart Marti ou Marcabru.
Bertran de Born (…1159-1195…)
Seigneur d’Hautefort, issu de la petite noblesse du Limousin, il côtoie les rois et les princes, et se mêle ouvertement et sans discrétion des affaires militaires, politiques et littéraires de son temps. Le baron Bertran de Born est un personnage haut en couleur. Il chante pour semer la discorde, polémiquer et railler ses pairs en versant l’ironie dans les mots de trobar. Bertran aime la guerre et l’amour et il chante en toute indépendance sa terre et son Limousin : No·us cugetz qu’eu fassa motz a vendre… « Ne croyez pas que je fasse des mots à vendre ! »