Imprimer cette page |
Envoyer à un ami |
Recevoir les nouveautés Supraphon en RSS
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
ui, il existe clairement une musique d’inspiration nationale bohémienne, avec son harmonie spécifique, sa conduite mélodique personnelle, sa rythmique propre ; et si des musiciens comme Janáček l’ont conduite à son apogée, la mouvance nationaliste musicale tchèque (en tchèque, Bohème se dit Čechy, les deux termes se fondent donc en une seule acception) a pris son essor dès Smetana. On s’en rendra compte dans l’extrait du cycle Ma Patrie qui nous est ici proposé : non pas la sempiternelle Moldau mais plutôt Par les prés et les bois de Bohème, où l’oreille attentive saisira déjà cette rythmique décalée qu’a perfectionné un Martinů. Par contraste, la Bohème de Dvořák semble plus proche de l’influence germanique, du moins brahmsienne, même si les inflexions restent souvent perceptibles. A découvrir, entre autres, les Musiciens aveugles de Josef Suk, un compositeur hélas méconnu, car en réalité il représente le cinquième homme du grand panthéon tchèque, avec Smetana, Dvořák, Martinů et Janáček.
Encore moins connus, du moins en France, ce sont Novák et Fibich, dont on entend régulièrement la musique aux concerts à Prague. Novák, postromantique, condisciple de Suk, a allié les influences brahmso-wagnériennes aux moiteurs orchestrales de Richard Strauss pour forger son propre langage, à la fois ample, foisonnant et transparent, un sacré tour de force. Fibich, de son côté, resta plutôt dans le giron international que purement tchèque : Paris, Leipzig et Vienne furent ses creusets, même s’il resta toujours attaché à sa Bohème natale. Cela dit, la mémoire tchèque lui en veut encore un peu de n’avoir pas été un nationaliste musical. Ses Lieder sont pour la plupart écrits sur des textes allemands, ses opéras reprennent Shakespeare, Byron ou Schiller. Il est temps de gommer cette assez étroite vue d’esprit qui consiste à juger les compositeurs sur leur appartenance nationale ou leur veine nationaliste : Fibich fut un grand compositeur, qu’on se le dise.
Détail des pistes :
SMETANA Bedrich
Ma Vlast (My Country)
1 - 1 IV. From Bohemian Fields and Groves (13mn 04s )
DVORAK Antonin
Czech suite in D major, Op.39
1 - 2 I. Preludium. Pastorale (4mn 04s )
1 - 3 IV. Romance (4mn 48s )
1 - 4 In Nature's Realm, Concert Overture, Op. 91 (14mn 39s )
SUK Joseph
A Summer's Tale. Symphonic Poem, Op. 29
1 - 5 III. Intermezzo – Blind Musicians (5mn 05s )
NOVAK Vitezslav
Moravian-Slovak Suite, Op. 32
1 - 6 III. The Lovers. Andante quasi allegretto (4mn 22s )
1 - 7 IV. The Country Musicians. Allegro strepitoso (4mn 32s )
MARTINU Bohuslav
Bouquet of Flowers, H 260
1 - 8 Idyll (6mn 29s )
JANACEK Leos
The Cunning Little Vixen
1 - 9 Orchestral Introduction (3mn 38s )
Lachian Dances
1 - 10 The Saws (3mn 03s )
FIBICH Zdenek
Idyll for Orchestra At Twilight, Op. 39
1 - 11 Poem (4mn 11s )
Votre compte
Quaesumus omnipotens et misericors Deus - Missa Euge bone - Give almes of thy goods - Christ rising - Peccavimus cum patribus nostris - Western Wynde Mass - Nunc dimittis / The Choir of Westminster Abbey - James O’Donnell, direction
TR97009DVD - EPC Distribution
1 DVD vidéo Classique
Paru le 26/04/2012
Alina Rotaru, clavecin
FDS57966 - Fleur de Son Classics
1 CD Classique
Paru le 30/04/2012