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um hum ; à la lecture de la couverture de ce CD, on se demande ce que peut être un radek baborák POKORNY ROSETTI PUNTO : un beignet turc à la rosette, un gâteau tchèque mangé dans une voiture italienne, le radeauk de la médusák sur le Lac Balaton ? Parfois, les labels s’imaginent que tout le monde sait tout à tous les sujets, et que les noms les plus rares appartiennent au vocabulaire de tous les jours. Que nenni. Donc : Radek Baborák, avec des majuscules en tête de mot siouplaît, c’est le nom du corniste, tandis que Pokorný, Rosetti et Punto (avec des majuscules seulement en tête de mot siouplaît), ce sont les trois compositeurs de concertos pour cor que joue le corniste Baborák. Pour mémoire, il fut tour à tour premier corniste solo à la Philharmonie Tchèque, au Philharmonique de Munich puis au Philharmonique de Berlin avant de se lancer dans une carrière de concertiste en solo.
Quant aux trois compositeurs ici présentés, ils vécurent tous pendant la seconde partie du XVIIIe siècle ; et ils sont tous trois tout ce qu’il y a de tchèque, malgré l’apparence italianisante de deux noms : Antonio Rosetti étudia au collège des jésuites de Prague, et sans doute ce nom est-il une préciosité, car rien ne vaut alors un nom italien pour se faire un nom ! Dans le cas de Punto, l’histoire est plus corsée : Jan Václav Stich, employé du duc Johann Joseph Thun en Bohème, semble avoir énervé le duc en question en cherchant à poursuivre une carrière de soliste – Jo-Jo Thun avait en effet payé toutes ses études, d’où investissement pourri –. Conséquence, Stich se carapata en Italie car le duc avait envoyé ses sbires lui casser toutes les dents de devant, pas l’idéal pour jouer du cor (on ne rigolait pas avec les investissements à l’époque !), mais les sbires en question ne trouvèrent qu’un certain Giovanni Punto, qui ressemblait certes à Stich mais qui portait un autre nom… bref, Punto-Stich arriva en Italie avec toutes ses dents en place, et put se lancer dans une grande carrière de soliste. C’est à lui que Mozart dédia sa Sinfonia concertante en mi bémol majeur en 1778 ; tandis que Beethoven lui écrivit la Sonate Op. 17, qu’ils créèrent ensemble en 1800.
Les trois compositeurs méritent largement le détour, ne serait-ce que pour leur utilisation révolutionnaire du cor dont ils firent considérablement progresser la technique – et donc le répertoire –.
Détail des pistes :
POKORNY Frantisek Xaver
Concerto for French Horn, Timpani and Strings in D major
1 - 1 I. Allegro moderato (7mn 55s )
1 - 2 II. Andante poco larghetto (4mn 31s )
1 - 3 III. Allegro (3mn 30s )
ROSETTI Antonio
Concerto for French Horn and Orchestra in E flat major, C 49/K III:36
1 - 4 I. Allegro molto (9mn 07s )
1 - 5 II. Romance (6mn 45s )
1 - 6 III. Rondeau. Allegretto non troppo (3mn 46s )
Concerto for French Horn and Orchestra in D minor, C 38/K III:43
1 - 7 I. Allegro molto (9mn 43s )
1 - 8 II. Romance (5mn 49s )
1 - 9 III. Rondeau (5mn 24s )
PUNTO Giovanni
Concerto for French Horn and Orchestra No. 5 in F major
1 - 10 I. Allegro moderato (9mn 14s )
1 - 11 II. Adagio (3mn 48s )
1 - 12 III. Rondeau en chasse (3mn 37s )
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