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  • 11 CD Classique - SU3880
  • Gustav Mahler

    Symphonies (Intégrale)

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Référence : SU3880 0099925388027 - 11 CD Box : 73:59 - 75:36 - 56:30 - 34:41 - 55:52 - 69:54 - 79:00 - 46:17 - 59:28 - 54:59 - 77:28 - ADD stéréo - Enregistré à la Salle Dvorak du Rudolfinum de Prague entre 1976 et 1982 - Notes en français, anglais, allemand et tchèque
En vente sur ce site depuis le 15 juin 2006
  • Pour commander par téléphone :
  • 0892 259 770 (0,34 €/mn)
  • From Outside France (only) please dial +331 49269770
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Gustav Mahler (1860-1911)

Symphonies
N° 1 en ré majeur "Titan" (1888/91 - rév. 1896-98)
N° 10 en fa dièse majeur (1910/11, inachevée)
N° 2 en ut mineur "Résurrection", pour soprano, contralto, chœur & orchestre * (1887/1894)
N° 3 en ré mineur, pour contralto, chœur de femmes & chœur d'enfants ** (1895/1896)
N° 4 en sol majeur, avec soprano *** (1899/1900 - rév. 1901-10)
N° 5 en ut dièse mineur (1901/2)
N° 6 en la mineur "Tragique" (1803/4)
N° 7 en mi mineur "Chant de la Nuit" (1904/5)
N° 8 en mi bémol majeur "Des Mille", avec solistes & chœurs & chœur d'enfants **** (1906)
N° 9 en ré majeur (1909/10)

* Gabriela Beňačková, soprano - Eva Randová, contralto - Chœur Philharmonique de Prague
** Christa Ludwig, mezzo-soprano - Miroslav Kejmar, flugelhorn (bugle) - Chœur d'enfants de Kühn - Chœur Philharmonique de Prague
*** Magdalena Hajóssyová, soprano
**** Gabriela Beňačková, Inge Nielsen & Daniela Šounová-Brouková, sopranos - Vera Soukupová & Libuse Márová, contralto - Thomas Moser, ténor - Wolfgang Schöne, baryton - Richard Novák, basse - Chœur d'enfants Kühn - Chœur de la Radio de Prague

Orchestre Philharmonique Tchèque
Direction Vaclav Neumann
(1920-1995)

ntre 1976 et 1983, période où furent enregistrées ces symphonies, Vaclav Neumann avait accédé au rang de grand chef international et la merveilleuse Philharmonie Tchèque était déjà l’un des meilleurs orchestres au monde. Personne n’avait donc rien à prouver, et le ton résolument « léger » de ces interprétations est donc à considérer comme un choix artistique. Un choix qui s’oppose naturellement aux lectures plus pesantes de la grande tradition austro-germanique – curieusement reprise par bien des orchestres nord-américains dans Mahler –, et qui pourra éventuellement surprendre les mahlériens féroces, amateurs de sonorités étoffées et nourries donc plus lourdes. Et pourtant… n’est-ce pas là le vrai Mahler, dépouillé de tout excès pondéral, infiniment plus transparent que ce que l’on se l'imagine ?
    Peut-être cette interprétation exemplaire saura réconcilier certains auditeurs avec Mahler en qui ils voient un manieur d’esbroufe orchestrale vide de sens (car j’ai parcouru quelques forums sur Abeille Musique… quelle haine ! serait-ce le retour des piccinistes et des gluckistes ?) ; ainsi dégagé de sa surcharge sonore, le propos intimement musical du compositeur se fait miraculeusement jour.
 

Détail des pistes :

MAHLER Gustav
Symphonie n° 1 en ré majeur
1 - 1     Langsam. Schleppend. Wie ein Naturlaut (13mn 02s )    
1 - 2     Kräftig bewegt, doch nicht zu schnell (8mn 30s )    
1 - 3     Feierlich und gemessen, ohne zu schleppen (10mn 39s )    
1 - 4     Stürmisch bewegt (19mn 02s )    

Symphonie n° 10
1 - 5     Adagio (22mn 43s )    

Symphonie n° 2 en ré majeur "Résurrection"
2 - 1     Allegro maestoso. Mit durchaus ernstem und feierlichem Ausdruck (19mn 13s )    
2 - 2     Andante moderato. Sehr gemächlich. Nicht eilen (8mn 58s )    
2 - 3     In ruhig fließender Bewegung (2mn 38s )    
2 - 4     Urlicht. Sehr feierlich, aber schlicht (5mn 21s )    
2 - 5     Im Tempo des Scherzos. Wild herausfahrend (31mn 15s )    

Symphonie n° 3 en ré mineur
3 - 1     Kräftig. Entschieden (31mn 10s )    
3 - 2     Tempo di menuetto (8mn 48s )    
3 - 3     Comodo. Scherzando. Ohne Hast (16mn 29s )    
4 - 1     Sehr langsam. Misterioso."O Mensch! Gib acht" (9mn 55s )    
4 - 2     Lustig im Tempo und keck im Ausdruck. "Es sungen drei Engel" (4mn 41s )    
4 - 3     Langsam. Ruhevoll. (16mn 11s )    

Symphonie n° 4 en sol majeur
5 - 1     Heiter bedächtig. Nicht eilen (16mn 06s )    
5 - 2     In gemächlicher Bewegung. Ohne Hast (9mn 20s )    
5 - 3     Ruhevoll (20mn 58s )    
5 - 4     Sehr behaglich (9mn 24s )    

Symphonie n° 5 en ut dièse mineur
6 - 1     Trauermarsch. In gemessenem Schritt (11mn 08s )    
6 - 2     Stürmisch bewegrt. Mit größter Vehemenz (13mn 45s )    
6 - 3     Scherzo. Kräftig, nicht zu schnell (18mn 41s )    
6 - 4     Adagietto. Sehr langsam (10mn 05s )    
6 - 5     Rondo – Finale. Allegro (16mn 10s )    

Symphonie n° 6 en la mineur
7 - 1     Allegro energico, ma non troppo (22mn 10s )    
7 - 2     Scherzo. Wuchtig (12mn 03s )    
7 - 3     Andante moderato (14mn 13s )    
7 - 4     Finale. Allegro moderato (30mn 30s )    

Symphonie n° 7 en mi mineur
8 - 1     Adagio – Allegro risoluto ma non troppo (21mn 38s )    
8 - 2     Nachtmusik I. Allegro moderato (14mn 24s )    
8 - 3     Scherzo. Schattenhaft. Fliessend, aber nicht schnell (10mn 11s )    
9 - 1     Nachtmusik II. Andante amoroso (17mn 01s )    
9 - 2     Rondo – Finale (18mn 10s )    

Symphonie n° 8 en mi bémol majeur "Des Mille"
9 - 3     I. Hymne "Veni creator spiritus" (24mn 13s )    
10 - 1     II. Scène finale de Faust (54mn 47s )    

Symphonie n° 9 en ré majeur
11 - 1     Andante comodo (25mn 19s )    
11 - 2     Im Tempo eines gemächlichen Ländlers (15mn 14s )    
11 - 3     Rondo. Burleske. Allegro assai. Sehr trotzig (13mn 34s )    
11 - 4     Adagio. Sehr langsam und noch zurückhaltend (23mn 18s )    

Václav Neumann




    Lorsque Václav Neumann (1920-1995) est monté pour la première fois au pupitre de la Philharmonie tchèque, au printemps 1948, son parcours artistique n’était pas encore bien long : formé dans la classe de violon de Josef Micka au Conservatoire de Prague, où il avait étudié la direction auprès de Metod Doležil et Pavel Dědeček, il avait fondé avec ses condisciples un quatuor à cordes – le Quatuor Smetana, plus tard célèbre – et était devenu altiste de la Philharmonie tchèque. Devant l’attrait sans cesse grandissant de la baguette de chef, il n’avait pas tardé à renoncer à la carrière de chambriste.

    Lorsque Rafael Kubelík a émigré, après février 1948, l’orchestre n’a pas dû chercher loin son remplaçant. Václav Neumann est donc devenu, en 1949, chef de la Philharmonie tchèque, à côté de Karel Šejna. Jusqu’à l’automne 1950, il a même réalisé avec celle-ci plusieurs grandes créations. L’orchestre, grâce à Rafael Kubelík, était alors un ensemble artistique malléable de haut niveau, avec d’excellents éléments aux postes-clés. En octobre 1950, Karel Ančerl a été nommé directeur artistique de la Philharmonie tchèque et Václav Neumann s’en est allé recueillir de l’expérience à Karlovy Vary. Plus tard (1954-1956), il a été directeur artistique de l’Orchestre symphonique de la région de Brno et, de là, est venu à Prague comme premier chef de l’Orchestre symphonique de la ville de Prague « FOK ». Mais il continuait de conserver des relations de travail avec la Philharmonie tchèque et se produisait à ses concerts comme chef invité.

    À partir de 1955, il a travaillé à l’Opéra-Comique de Berlin, où il a donné, avec le metteur en scène Walter Felsenstein, plusieurs mises en scène inoubliables. À cette époque (1959), il a aussi obtenu son premier Grand Prix du disque de l’Académie Charles Cros à Paris pour l’enregistrement de l’opéra Les Aventures de la Petite Renarde rusée de Janáček.. Nommé directeur musical général à Leipzig en juin 1964, il s’est inscrit profondément dans l’histoire du célèbre orchestre du Gewandhaus et de l’Opéra de Leipzig. En guise de protestation contre l’occupation de la Tchécoslovaquie en août 1968, il a abandonné ce poste de prestige à l’automne de cette même année et, avec le départ de Karel Ančerl pour le Canada, il est devenu son successeur le plus compétent au pupitre de chef de la Philharmonie tchèque. L’orchestre qu’il retrouvait, était déjà connu à cette époque dans le monde entier, et était alors classé parmi les meilleurs ensembles symphoniques. Entre Václav Neumann et la Philharmonie tchèque allait alors commencer une symbiose extrêmement fructueuse et inspiratrice, qui n’a pris fin que le 30 septembre 1990, avec son départ à la retraite.

    Pendant toute la durée de son engagement, Václav Neumann a réussi à maintenir le haut niveau d’interprétation de l’ensemble et a remporté avec lui d’immenses succès lors de tournées de concerts au Japon, aux Etats-Unis, et lors d’apparitions dans les plus grands festivals musicaux européens. Neumann a mené une activité de premier plan dans les studios d’enregistrement des firmes musicales Supraphon et Panton, alors tchécoslovaques. Il a réalisé pour Supraphon plus de quatre cents enregistrements d’œuvres symphoniques et opératiques (certaines à plusieurs reprises) de compositeurs tchèques et du monde entier. Sa discographie fait une place importante aux intégrales des symphonies de Antonín Dvořák, Gustav Mahler et Bohuslav Martinů, qui ont été récompensées de nombreux prix du disque à l’étranger. Václav Neumann voyait le centre de gravité de son travail artistique dans le dévouement à la musique tchèque. L’éventail de son répertoire était cependant très étendu et il n’évitait pas non plus les œuvres des compositeurs contemporains.

Traduction Marianne Frippiat
© Supraphon 2006 – Reproduction interdite

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