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  • 1 CD Classique - SBT1284
  • Ludwig van Beethoven

    Symphonies

Diapason d'or 9 de Répertoire
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Référence : SBT1284 0749677128425 - 1 CD 60:05 - ADD Mono/Stéréo - Enregistré à Cologne le *22 juin 1956 et en **1957 - Notes en français, anglais, allemand
En vente sur ce site depuis le 24 janvier 2003
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Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Symphonie n° 1 en do majeur, Op. 21* (1799-1800)
Symphonie n° 7 en la majeur, Op. 92** (1811/12)

Orchestre du Gürzenich de Cologne
Direction Günter Wand (1912-2002)

orsque Günter Wand mourut, voici un an, à l’âge de 90 ans, ce fut vraiment la fin d’une ère : né la même année que Celibidache, Leinsdorf, Solti et Sanderling, il était le dernier représentant de cette génération de grands-prêtres de la direction d’orchestre. Pourtant, il ne voulut jamais se fondre dans le moule du star-system, préférant travailler à fond avec peu d’orchestres plutôt que de papillonner de l’un à l’autre sans réellement s’impliquer. N’oublions pas qu’il fut chef à Cologne de 1938 à 1974 ! C’est avec cet orchestre qu’il enregistra au milieu des années 1950 ces deux symphonies, une époque où de nombreux chefs et orchestres ne s’encombraient pas nécessairement d’authenticité musicale. Wand, lui, milita toujours en faveur du respect absolu de la partition, et sur la pureté de l’interprétation. Sa septième est fameuse.






Günter Wand



La carrière

De même que le bordeaux qu'appréciait tant Günter Wand connaît de grands millésimes, de même l’année 1912 fut-elle exceptionnelle pour les chefs d’orchestre puisqu’elle vit naître Georg Solti, Erich Leinsdorf, Sergiu Celibidache, Kurt Sanderling – et Wand lui-même. Lorsqu’il mourut chez lui, en Suisse, le 14 février 2002 à l’âge de quatre-vingt-dix ans, ce fut véritablement – le cliché de rigueur prenant ici tout son sens – la fin d’une époque.

Après la mort de Takashi Asahina et le retrait de Kurt Sanderling quelques semaines plus tôt, Wand semblait destiné à demeurer le seul chef d’orchestre en activité de sa génération – celle des maîtres ayant appris leur métier avant la Seconde Guerre mondiale, et souvent directement de musiciens qui avaient travaillé avec les contemporains mêmes de Mahler et de Brahms. La connaissance qu’avait Wand de ce qui constitue le cœur du répertoire austro-allemand était sans égale, sa manière de diriger aussi rafraîchissante que dépourvue d’affectation, ses battues toujours parfaitement contrôlées et nullement démonstratives, de sorte que ses enregistrements sont aujourd’hui considérés par de nombreux mélomanes et musiciens comme des références. S’il avait donné durant ses dernières années l’image d’un être de plus en plus fragilisé, qu’il fallait aider à se rendre sur scène ou à en revenir et qui, parfois, devait s’asseoir pendant une partie du concert, au point que ses admirateurs s’étaient habitués à l’idée que chacune de ses apparitions pouvait être la dernière, la triste nouvelle de sa mort n’en a pas moins provoqué un choc et une émotion considérables.

La carrière de Günter Wand connut trois grandes périodes. La première débuta en Rhénanie-Westphalie, dans sa ville natale d’Elberfeld (l’une des six communes – et la plus importante avec Barmen – ayant fusionné en 1929 pour constituer la ville de Wuppertal). Né le 7 janvier 1912, il était le fils d’un homme d’affaires prospère qui ne devait sa fortune qu’à lui-même. La famille de son père vivait du travail de la terre, cependant que sa mère était issue d’un milieu ouvrier. Il commença l’étude du piano à l’âge de six ans mais se sentit très vite frustré par les limites d’un clavier – il réalisa que sa vocation était celle de chef d’orchestre lorsque, à l’âge de douze ans, il assista à une représentation du Baron tzigane de Strauß au Thalia Theater d’Elberfeld. Si une très grande partie du public n’avait alors d’yeux que pour le fameux ténor Richard Tauber, dont la présence sur cette scène était un événement, ce fut toutefois le chef d’orchestre qui ce jour-là fit la plus grande impression sur le jeune Günter.

Au lycée, peu de temps après, il constitua son propre petit orchestre qu’il dirigea dans l’ouverture de Mendelssohn du Songe d’une nuit d’été. Sur l’insistance de son père, il entreprit en 1930 de solides études mêlant musique, philosophie et linguistique. Au cours de cette même année, toutefois, son désir de devenir chef d’orchestre se trouva définitivement confirmé lorsque, à Wuppertal, il eut l’occasion d’entendre Wilhelm Furtwängler à la tête du Philharmonique de Berlin.

Parallèlement à ses études principales, Wand fit l’expérience de la discipline qu’exige une vie de musicien professionnel, étudiant à Cologne auprès de Paul Baumgartner et Philipp Jarnach, lui-même un protégé de Debussy et de Schoenberg ainsi que collègue et ami de Hindemith. Pendant quelques temps, il étudia également à Munich, mais ce fut dans sa ville natale de Wuppertal que la chance pour la première fois lui sourit lorsque, à seulement dix-neuf ans, il fut invité à intégrer l’opéra municipal en tant qu’assistant à temps partiel et non rémunéré, ses obligations allant de répétiteur de ballet jusqu’à la synchronisation des éclairages avec la musique pendant les spectacles lyriques, de même qu’il lui incombait de hisser la lune pendant les représentations des Joyeuses commères de Windsor de Otto Nicolai. Il composa également de la musique de scène, des mélodies avec orchestre et une musique de ballet. Son premier engagement professionnel en tant que chef lui valut de diriger une série de représentations de l’opérette de Robert Stolz Venus in Seide («Vénus en soie»).

Une fois ses études terminées, Wand devint Kapellmeister à Allenstein, en Prusse orientale, où tous les quinze jours il dirigeait une nouvelle opérette. Si Wand apprit énormément tandis qu’il occupait ce poste – il dirigea quelque six cents représentations en l’espace de quatre années –, il s’y sentait néanmoins loin de tout. Son père étant tombé malade, il accepta, à l’âge de vingt-six ans, de prendre provisoirement en charge l’entreprise familiale. À peine une demi-journée s’était-elle écoulée dans ses récentes fonctions, qu’il avait déjà fait bon usage du téléphone de son nouveau bureau, négociant avec Detmold un poste le plaçant à la tête de toutes les représentations lyriques ainsi que des concerts.

Après quelques mois seulement, un agent musical étant entré en contact avec lui, le jeune Kapellmeister, avant même que l’année 1938 n’ait touché à son terme, s’envolait vers de nouveaux horizons, plus élevés – ainsi débuta la deuxième époque de la carrière de Günter Wand. N’ayant toujours que vingt-six ans, il se vit soudainement offrir le poste de premier Kapellmeister à Cologne. De prime abord, Wand rit à gorge déployée à la seule idée que quelqu’un d’aussi jeune puisse occuper un poste aussi prestigieux. Il fut également étonné qu’un anticonformiste tel que lui, qui n’avait pas rejoint le parti nazi, puisse se voir confier une position d’une telle importance. Après mûre réflexion, cependant, il accepta et, durant presque toute la guerre, au mépris des inexorables bombardements alliés sur la ville, en assuma les responsabilités. Durant la seule première année, il lui fallut maîtriser plus de vingt opéras en version intégrale qui ne lui étaient jusqu’alors aucunement familiers.

En avril 1944, à la suite d’un raid aérien, l’opéra fut sérieusement endommagé et, peu de mois avant la fin de la guerre, Wand se rendit à Salzbourg. Il y demeura quelques temps, auprès de l’Orchestre du Mozarteum, arrangeant et dirigeant à l’intention des troupes américaines une revue intitulée You’ve never had it so good. Il va de soi que les vrais sentiments de Wand étaient moins euphoriques et, très vite, il reprit le chemin de chez lui grâce à un sous-officier américain qui, fort amicalement et outrepassant ses ordres, le conduisit presque jusqu’à Cologne.

Dévastée, la ville florissante d’avant-guerre, qui comptait 750 000 habitants, n’était plus qu’un champ de ruines – 40 000 personnes seulement y demeuraient encore. Avec les forces britanniques d’occupation, néanmoins, Günter Wand se mit aussitôt à la reconstruction de la vie musicale. En lieu et place des deux personnages qui jusqu’alors avaient dominé la musique à Cologne – l’un à la tête des concerts symphoniques, l’autre dirigeant l’opéra –, Wand très vite se retrouva en charge de l’ensemble en tant que Generalmusikdirektor de la ville. Tant l’opéra que le bâtiment du Gürzenich – historique résidence de l’orchestre de l’opéra pour le versant symphonique de son activité – avaient été sévèrement endommagés, mais nombre des musiciens étaient toujours disponibles, de même que la bibliothèque musicale de l’orchestre. Jusqu’à ce que le Gürzenich puisse rouvrir, les concerts d’abonnement durent être donnés dans une salle non chauffée de l’Université. Au terme de quatre années, Wand renonça à toute responsabilité dans le domaine lyrique afin de se consacrer pleinement au répertoire symphonique. Il devait rester à Cologne jusqu’en 1974.

Si les conditions dans lesquelles Wand quitta Cologne ne reçurent jamais d’explication satisfaisante, jamais cependant son intégrité personnelle et musicale ne furent mises en cause et, jusqu’à la fin de sa longue vie, il devait garder le souvenir de «ses» solistes de l’époque du Gürzenich, en particulier du violon solo Günter Gugel et de la première clarinette, le très estimé Paul Gogler. Son départ du Gürzenich aurait-il signifié la fin de sa carrière que sa longue présence à Cologne (trente ans) n’en aurait pas moins suffit à marquer de manière indélébile le monde musical allemand. Après son départ de Cologne, Wand connut une période plus instable ; pratiquement devenu chef d’orchestre itinérant, il travailla beaucoup à cette époque avec les meilleurs orchestres de radio.

Tout en menant une carrière de chef invité en Europe, il commença de diriger au Japon (avec l’Orchestre Symphonique de la NHK) où il trouva de très nombreux admirateurs. Il fut ensuite invité à collaborer avec l’Orchestre Symphonique de la BBC dont il devint, avec infiniment de succès, principal chef invité, ainsi qu’avec l’Orchestre Radio Symphonique de Berlin-Ouest (RSO, l’ancien RIAS –  «Rundfunk [Radio] im Amerikanischem Sektor»). Le grand tournant, cependant, intervint lorsque Klaus Tennstedt quitta l’Orchestre Symphonique de la NDR de Hambourg (Norddeutscher Rundfunk) et que Wand lui succéda, assurant de 1982 à 1991 la direction de cet orchestre avec lequel il connut une authentique histoire d’amour musical. Les concerts qu’il dirigeait à la Musikhalle étaient impatiemment attendus, des queues d’admirateurs, dans l’espoir de retours, se constituant pour chacun d’eux. Cette relation porta ses fruits sous la forme d’une série d’enregistrements, initialement réalisés en studio puis sur le vif, lesquels trouvèrent grâce même aux yeux des critiques les plus intraitables. La période allant de 1982 à la mort de Wand marqua pour lui un profond changement de statut en termes de reconnaissance, le Kapellmeister consciencieux et sous-estimé étant devenu bien malgré lui une star.


Les enregistrements

Au début des années 1950, Günter Wand se vit offrir deux propositions pour enregistrer : il dut choisir entre réaliser un petit nombre de disques avec Walter Legge pour EMI ou graver un vaste répertoire pour le Club Français du Disque, le plus grand club discographique par souscription de France, lequel sut, le moment venu, développer des liens étroits avec d’autres compagnies de même type en Europe, notamment Bertelsmann en Allemagne et The Record Society à Londres. Entre 15 000 et 20 000 exemplaires de chaque disque étaient alors pressés et distribués. La force agissante derrière le Club Français était un ancien membre de la Résistance qui avait conservé son nom de code du temps de guerre – «Monsieur Lhôpital»  : ce fut lui qui réussit à convaincre Wand que le Club représentait sa meilleure chance de pouvoir graver le répertoire qui lui tenait réellement à cœur. À l’époque où il réalisa ces enregistrements, sans doute Günter Wand ne jouissait-il pas de l’estime générale qu’il connut durant son glorieux «été indien» des années 1980-1990, mais il était indéniablement une figure respectée tant dans son Allemagne natale que dans maints pays d’Europe de l’Ouest.

Les années 1950 et 1960 furent une période de grande activité pour le Club Français et le label qui lui succéda, Musidisc. Wand enregistra pour eux une quarantaine d’œuvres constituant un legs on ne peut plus substantiel. Ce sont ces productions qui, dans leur intégralité et à travers la présente collection, sont désormais de nouveau accessibles, certaines manifestement reprises pour la première fois dans leur version stéréo. Si les enregistrements furent réalisés à Cologne, Wand devait toutefois se rendre à Paris – souvent pour une semaine entière – afin d’y superviser le montage dans le sous-sol de la maison de Lhôpital. Parus en 1955, les premiers disques comprenaient la Sérénade Haffner K.250 de Mozart et la Deuxième Symphonie de Beethoven. Les parutions du Club étaient accompagnées de livrets comportant une analyse détaillée des œuvres de chaque disque, laquelle supposait chez l’acheteur un niveau singulièrement élevé de culture générale et de connaissances musicales.

Les gravures stéréo étant restées plus ou moins expérimentales jusqu’en 1957-1958, les plus anciens de ces enregistrements furent réalisés en mono uniquement, la plupart d’entre eux non pas dans le bâtiment du Gürzenich, fermé durant dix ans pour restauration (1945-1955), mais en l’occurrence dans une salle d’usine chimique de Knapsack, à l’ouest de Cologne, ainsi que dans d’autres salles aux alentours de la ville, ainsi à Klettenberg et Deutz, respectivement au sud-ouest et à l’est de la cité rhénane. Lorsque le Gürzenich fut reconstruit, son acoustique se révéla être moins qu’idéale pour les enregistrements, et les rares qui y furent réalisés durent l’être tard dans la nuit, de crainte que le bruit des tramways n’interrompe les séances.

Si les enregistrements tardifs de Wand consacrés au répertoire classique sont depuis quelques temps communément reconnus telles des références, nombreux sont ceux qui seront surpris par les remarquables qualités qui transparaissent dans ces documents déjà anciens, lesquels transcendent les difficultés inhérentes aux années d’après-guerre. Bien qu’ils aient été enregistrés il y a quarante, voire cinquante ans, ces disques associent la rigueur d’un orchestre moderne à l’approche de ceux qui, par la suite, se réclamèrent du mouvement prônant un retour à l’«authentique», mouvement envers lequel Wand se montrait lui-même pour le moins sceptique.


Les Symphonies de Beethoven

Il est fort dommage que nous ne disposions pas d’une intégrale des Symphonies de Beethoven par Günter Wand. La raison en est simple : à l’époque où Wand fut sous contrat avec le Club Français du Disque, les Sixième et Huitième Symphonies avaient déjà été enregistrées pour le Club sous la direction de Fritz Lehmann, et l’on supposa (sans doute à juste titre) que les souscripteurs comprendraient mal la raison d’un doublon. Les enregistrements qui furent réalisés, néanmoins, font certainement mieux que compenser ces lacunes.

Beethoven fut très important pour Günter Wand à ce moment de sa carrière. Il avait choisi un programme Beethoven pour ses importants débuts britanniques avec l’Orchestre Symphonique de Londres et s’était lancé dans ce qui apparut tel l’engagement d’un seul homme en faveur d’une interprétation fidèle de l’œuvre de Beethoven, enfin débarrassée des multiples avatars qui n’avaient cessé de s’accumuler au fil du temps. La compréhension que Wand avait de Beethoven fut tout d’abord stimulée par Furtwängler, qu’il avait vu diriger pour la première fois à Wuppertal en 1930. «Ce fut une révélation», me dit-il un jour. «Je n’avais jamais rien entendu d’aussi merveilleux.» Lorsqu’il put réentendre Furtwängler, après la guerre, ce fut une autre histoire. Cette fois, Wand fut indigné d’entendre une exécution de la Cinquième Symphonie dans laquelle le chef avait non seulement ajouté de la percussion dans la transition conduisant au finale mais aussi une mesure de musique supplémentaire, et cela simplement pour renforcer l’effet.

Lorsque Wand fut nommé directeur musical des concerts du Gürzenich, il n’avait qu’une expérience négligeable du répertoire de concert et se mit à étudier les partitions d’orchestre en usage au Gürzenich. Il fut horrifié par ce qu’il découvrit, en particulier pour les partitions de Beethoven. Celles-ci avaient été modifiées par ses prédécesseurs à un degré qui, pour lui, relevait presque du sacrilège –  «  Je ne parle pas seulement d’indications dynamiques ou agogiques, ou encore de suggestions de tempos –  pas du tout », écrivit-il par la suite. «  Je veux parler de tout ce qui a été ajouté depuis l’époque de Wagner, Mottl, Weingartner et Mahler sous prétexte de pseudo-améliorations sur le plan de l’orchestration, notamment dans les Symphonies de Beethoven.  » Il trouvait extraordinaire, par exemple, que nombre d’articles érudits soient rédigés sur la question de savoir s’il fallait ou non un coup de cymbales pour couronner le sommet d’intensité de l’Adagio de la Septième Symphonie de Bruckner : «  Tout cela est très bien, mais qui par ses écrits dénoncera le fait que des pans entiers des Symphonies de Beethoven sont reproduits de manière erronée sur le plan tonal sans que quiconque fasse entendre le moindre murmure de protestation ?  ». Jusqu’à la toute fin de sa vie, la seule pensée de ces abus plongeait Wand dans un silence proche du haut-le-cœur. Pour le concert d’inauguration du Gürzenich reconstruit, en 1955, il fit lui-même l’acquisition d’une nouvelle partition d’orchestre de la Neuvième Symphonie de Beethoven ainsi que des parties instrumentales. L’enregistrement de la Neuvième fut réalisé aussitôt après, également au Gürzenich –  «  nous apparut alors avec évidence tout ce qu’il y avait et tout ce qu’il y a encore d’abusif, pour qui que ce soit, à contester la force spirituelle et la résolution de cet homme inspiré ». S’il est vrai que les enregistrements des Symphonies de Beethoven furent réalisés sur instruments modernes, je défie néanmoins quiconque de contester leur intégrité ou même leur «  authenticité ».


Les œuvres

Cet enregistrement de la Première Symphonie en ut majeur de Beethoven illustre sa conviction que l’œuvre symphonique de Beethoven en son entier, y compris les deux premières symphonies, était spécifiquement beethovénienne (beethovensche) et devait être jouée dans un style véritablement distinct de celui convenant aux œuvres de Haydn ou de Mozart. Une même approche, d’esprit «classique tardif», vaut également pour la Septième Symphonie dont Wand propose une interprétation globalement enlevée et vigoureuse gravée au tout début de la stéréo. S’il semble que cette œuvre ne fut qu’assez rarement inscrite à ses programmes de concerts, la maîtrise dont il témoigne ici apparaît à la fois insurpassable et irréprochable.

Michael McManus
Traduction : Michel Roubinet
© TESTAMENT 2002 – Reproduction interdite

 

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