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  • 1 CD Classique - CYP1656
  • Guido Morini

    Vivifice spiritus vitae vis

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Référence : CYP1656 5412217016562 - 1 CD Digipack : 49:11 - DDD - Enregistré du 22 au 25 septembre 2006 à St. Margarita–Begijnhofkerk, Lierre (Belgique) - Notes en français et anglais avec les textes chantés en latin avec traduction française et anglaise
En vente sur ce site depuis le 5 mars 2009
Date parution numérique : 3 mars 2009
  • Pour commander par téléphone :
  • 0892 259 770 (0,34 €/mn)
  • From Outside France (only) please dial +331 49269770
    English spoken
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Guido Morini (né en 1959)

Vivifice Spiritus Vitae Vis, oratorio pour solistes, chœurs, orgue et basse continue (2005)
Premier chapitre de Servabo, trilogie consacrée à la Sainte Trinité
Texte de l’Ancien Testament

Accordone
(Marco Beasle, ténor - Elisabetta de Mircovich, soprano - Claudia Caffagn, alto)
Karen Peeters, harpe
Jaap Kruithof, violoncelle
Edwin Derde, basson
Guido Morini, orgue
Chœur Helicon
Chœur Euterpe
Direction Geert Hendrix


Détail des pistes :

MORINI Guido
Vivifice Spiritus Vitae Vis
1 - 1     Prooemium : Fontes et omnia (33s )    
1 - 2     Prooemium : Asperges me (33s )    
1 - 3     Prooemium : Fulgentis auctor aetheris (47s )    
1 - 4     Prooemium : Lucis creator optime (29s )    
1 - 5     Prooemium : Spe nos fideque (1mn 01s )    
1 - 6     Pars I : In principio (7mn 52s )    
1 - 7     Pars I : Ecce ego (1mn 17s )    
1 - 8     Pars I : Dixit (1mn 58s )    
1 - 9     Pars I : Effuderunt (3mn 43s )    
1 - 10     Pars I : Avertente (1mn 11s )    
1 - 11     Intermedio : Florete flores (gregorian) (1mn 24s )    
1 - 12     Intermedio : Spiritus ubi vult spirat (gregorian) (1mn 01s )    
1 - 13     Pars II : Est enim (3mn 25s )    
1 - 14     Pars II : Et requiescet (4mn 29s )    
1 - 15     Pars III : Dedi spiritum meum (1mn 07s )    
1 - 16     Pars III : Et erit post haec: effundam (6mn 24s )    
1 - 17     Conclusio : Surge illuminare (1mn 36s )    
1 - 18     Conclusio : Ne proicias (1mn 46s )    
1 - 19     Conclusio : Et insiliet in te (1mn 12s )    
1 - 20     Conclusio : Sequentia: Veni sancte spiritus (gregorian) (3mn 15s )    
1 - 21     Conclusio : Sequentia: Veni sancte spiritus (alio modo) (3mn 56s )    

 Cliquez pour écouter le podcast lié :

Vivifice Spiritus Vitae Vis



    L’incarnation du Saint Esprit, second en préséance de la Sainte Trinité – échappe à toute identité spécifique. L’Esprit respire immatériellement et pourtant il pénètre chaque cœur dans lequel il installe sa demeure : le Temple du Saint-Esprit. Certains auteurs de l’antiquité chrétienne, dans leurs efforts pour écarter les voiles du mystère et pour rendre la Sainte Trinité moins inaccessible et scandaleuse, ont utilisé l’image de la rose pour l’illustrer : le racines, sous terre, d’où tout commence, décrivent le père ; le rosier, de ses branches visibles et ses fleurs concrètes, est le fils ; le Saint-Esprit est le parfum qui émane invariablement de la rose, pénétrant les airs et laissant derrière elle une trace de son éloquent et invisible parfum.

    Aujourd’hui, en dépit de tous les moyens de communication et des technologies d’avant-garde dont nous disposons, il n’est pas chose aisée de définir ou de délimiter la présence, ou l’absence, de cet Esprit, qui traverse les âges, comme les territoires, de la communauté des hommes et qui, par son souffle, apporte la vie. Poètes, musiciens, architectes, artistes professionnels et autres ingénus ont longtemps tenté de rendre concret (à travers l’art, le son, la parole) ce qui est indéfinissable et invisible. Mais dans leur tentative de combler ce vide, ne passent-ils pas à côté de l’essentiel ? C’est dans l’espace infini du cœur que résonne le silence de cette voix, que la splendeur de l’invisible éclate, que l’on frôle de l’extrême bout de nos sens, l’arbuste incandescent de cette Présence. À ce stade, une chose est sûre : ce qui ne peut être représenté ne peut non plus être présenté, dans la mesure où sa présence ne peut être brandie : du cri du nourrisson à la complainte du Juste, terrassé de la main d’un assassin, du cri inarticulé de l’adoration au silence évocateur de l’amour…

    L’oratorio Vivifice Spiritus Vitae Vis se veut autre chose qu’une simple pièce convoquant autour d’elle un grand nombre de vocalistes. Une œuvre qui transcende le simple phénomène culturel. C’est un moment religieux qui marque l’abdication de l’homme, qui entend au loin l’appel du Père l’invitant à suivre la crucifixion et la résurrection de son fils. Guidé par le Saint-Esprit, dont la présence s’est manifestée un grand nombre de fois et qui fut un protagoniste d’époques charnières : de la création du désert et de Golgotha à l’Ascension du fils ressuscité qui trouva sa place, à la droite du Père.

    Cet auteur, observant ces scènes cosmiques, peut pénétrer les diverses situations de l’oratorio, illuminé par la méditation de textes liturgiques et bibliques choisis par Ettore Garioni et harmonisés en de riches dialogues. Le compositeur et l’expert des titres liturgiques ont chacun contribué à leur manière, mais ils ne furent pas les uniques protagonistes de la genèse de cette œuvre. L’oratorio est né au sein d’une communauté qui, sous l’experte supervision de Don Piero Panzetti, a longtemps recherché Dieu. Leur voyage a suivi une voie qui privilégie l’essence du chant, sans pour autant négliger les spécificités sonores et la particularité des timbres qui distinguent la Chapelle Musicale de la Cathédrale de Lodi.

    Dans un tel contexte, le musicien installe son travail dans la contemporanéité. Et c’est pour cela qu’il lui est permis d’être non seulement le contemporain de l’homme aux points cardinaux de l’histoire, mais des prophètes d’Israël, des Saints de l’église du Christ et des martyrs des temps modernes. De cette expérience, il lance des réflexions qu’il partage avec chacun de nous. Ainsi, nous ne sommes pas de simples auditeurs passifs, mais nous participons à ce voyage spirituel commun : les vicissitudes de la divine rencontre, la surprise et la perte, la découverte de sa propre insignifiance et la prise de conscience du pouvoir infini de l’amour.

    Chaque instant de l’histoire – une confession « Augustinienne » que l’église met en place chaque année pendant la célébration du cycle liturgique – est pleinement exprimé à travers des interventions musicales parfaitement équilibrées, façonnées avec minutie par l’artisan compositeur. Il indique l’itinéraire que les musiciens et le chœur doivent emprunter, en communion avec l’orgue. Nova e vetera s’unissent pour créer un langage vocal qui exploite brillamment la tradition tout en embrassant les suggestions d’une avant-garde prudente et respectueuse.

    Divers styles et formes s’entremêlent en un kaléidoscope de timbres qui se suivent sans jamais compromettre leur vraie nature alors qu’ils s’orientent vers la Sinfonia finale. Ce dernier numéro musical s’accomplit dans la séquence « Veni sancte Spiritus » où la profession de foi, scellée par un Amen retentissant nous entraîne en un Alléluia, scandé sept fois en un crescendo déterminé. Ici, l’adhésion inconditionnelle à la Parole est révélée, l’adhésion du chœur à un texte rendu matériel par la ligne mélodique et l’adhésion de tous à la Parole – la Parole, à jamais cachée par le texte mais à présent révélée au moment précis où ce n’est plus nous qui écoutons et lisons, mais l’esprit qui suggère et illumine.
    Vivifice Spiritus Vitae Vis

Giacomo Baroffio
© Cyprès 2009 – Reproduction interdite


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