Imprimer cette page |
Envoyer à un ami |
Recevoir les nouveautés Chandos Records en RSS
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
enneth Leighton fut l’un des compositeurs britanniques les plus fameux de l’Après-guerre, mais sa renommée semble n’avoir pas su nager, puisqu’au-delà de la Manche, il reste encore totalement inconnu même de nos jours. C’est pourtant en Italie, auprès de Petrassi, qu’il fit ses classes, et plusieurs récompenses italiennes couronnèrent d’ailleurs ses premiers travaux : le Prix Busoni en 1956, et le Prix de la ville de Trieste pour une œuvre symphonique nouvelle, dix ans plus tard. Mais Leighton n’en demeura pas moins un musicien intimement britannique, dans la lignée de Vaughan Williams, de Walton, de Holst, mais avec quarante ans d’évolution en plus. D’aucuns penseront aussi déceler l’incidence de Bartók et de Stravinski, en particulier dans la Sonate Op. 64 de 1971, mais peut-être est-ce là l’effet de son écriture puissamment contrapuntique, rythmiquement irrésistible.
Pianiste de talent, Leighton écrivit beaucoup pour son instrument, sans pour autant se laisser enfermer dans une exclusivité. Le présent enregistrement permettra à l’auditeur qui ne connaissait pas le personnage de se faire une idée assez précise : des pièces de la première maturité, avec les Winter Scenes de 1953 et la Troisième sonate de 1954, jusqu’aux Préludes composés quelques semaines avant qu’il ne succombât à la maladie dont il savait qu’elle lui serait fatale, en passant par la Sonate (sans numéro puisqu’elle ne suit pas réellement le plan habituel de la sonate, mais elle représente la quatrième œuvre du genre) Op. 64. Comme tant de musiciens de la seconde moitié du XXe siècle, Leighton passa par une période plus « dure », ou du moins plus rigoureuse, avant de retourner dans le giron de la musique d’inspiration lyrique. Et même s’il développe un langage souvent à la limite de la tonalité ou, du moins, chromatique à l’extrême, il cherche toujours la beauté sonore, la puissance architecturale, la logique agogique, ce qui n’a sans doute pas servi à lui faire des amis parmi une certaine avant-garde pure et dure au cours des années 70. Mais le temps joue en sa faveur.
Détail des pistes :
LEIGHTON Kenneth
Sonata for Pianoforte, Op. 64
1 - 1 I. Lento e chiaro (8mn 05s )
1 - 2 II. Chorale with Contrasts (6mn 05s )
1 - 3 III. Toccatas and Chorale (8mn 25s )
Preludes for Piano
1 - 4 Prelude in D minor (1mn 35s )
1 - 5 Prelude in D major (3mn 25s )
1 - 6 Prelude in E flat minor (2mn 39s )
1 - 7 Prelude in C major (1mn 51s )
1 - 8 Prelude in C minor (2mn 46s )
Winter Scenes, Suite for Pianoforte
1 - 9 Landscape. Andante malinconico (3mn 57s )
1 - 10 The Wind. Allegro scorrevole (2mn 12s )
1 - 11 Mist. Andante con moto, vago e nebbioso (3mn 04s )
1 - 12 Woodsprites. Moderato e molto grazioso (2mn 04s )
1 - 13 By the Fireside. Lento sostenuto, molto cantabile (3mn 10s )
1 - 14 Snowflakes. Allegro delicatissimo (2mn 10s )
1 - 15 Carol. Allegro ma non troppo, semplice come canto popolare (2mn 50s )
Sonata No. 3 for Pianoforte, Op. 27
1 - 16 I. Andante, ma un poco liberamente (5mn 38s )
1 - 17 II. Lento sostenuto (4mn 17s )
1 - 18 III. Intermezzo (2mn 22s )
1 - 19 IV. Presto, molto ritmico (3mn 32s )
Votre compte
Sonates pour piano, op.143 D784 & op. posth D960 / Boris Zarankin, piano
Ochón, Lament for the Old Order - Overture & Regiomontanus - Ho Hoane Jig - Parce Mihi Domine - The Hay... / Ex Ensemble
HERESY001 - Heresy Records
1 CD Classique
Paru le 26/04/2012
Alina Rotaru, clavecin
OPOZ56002BD - EPC Distribution
1 Blu-Ray Disc Classique
Paru le 26/04/2012