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  • Christopher Gunning

    Symphonies n°3 & 4 - Concerto pour hautbois

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Référence : CHAN10525 0095115152522 - 1 CD 66:53 - DDD - Enregistré du 4 au 6 mars 2008 aux Studios Air Lyndhurst - Notes en français, anglais et allemand
En vente sur ce site depuis le 28 mai 2009
Date parution numérique : 26 mai 2009
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Christopher Gunning (né en 1944)

Premier enregistrement

Symphonies
N° 3 (2005)
N° 4 (2007)

Concerto pour hautbois & orchestre à cordes (2004) *

* Verity Gunning, hautbois
Royal Philharmonic Orchestra
Direction Christopher Gunning

n n’est jamais aussi bien servi que par soi-même ! C’est donc le chef d’orchestre Christopher Gunning qui dirige ces œuvres de Christopher Gunning, avec en soliste la hautboïste sa propre fille Verity Gunning ; il ne manquerait plus que de disposer d’un orchestre composé exclusivement de Gunnings (un peu comme dans le film Un Américain à Paris où Oscar Levant joue la partie de piano solo de son propre concerto, tout en dirigeant un orchestre exclusivement fait de ses clones à tous les instruments !) pour décrocher le grand chelem. Bref.

    Voici donc le compositeur britannique Christopher Gunning, dont vous avez sans doute entendu bien des œuvres sans le savoir, car parmi l’une de ses cartes se trouve celle de compositeur de musique de films. La vie en rose, Agatha Christie’s Poirot, de nombreux documentaires et séries télévisées de la BBC, la campagne publicitaire d’une marque d’apéritif italien, voilà quelques-unes des innombrables partitions qu’il a signé au cours de sa longue et fructueuse carrière.

    Oh, non, ce n’est pas de la musique au rabais qu’il nous propose ici : ses symphonies sont parfaitement dignes de toute grande salle de concerts, des meilleurs orchestres au monde, et si l’on devait tirer un parallèle avec quelque autre musicien, on penserait immédiatement à Dutilleux souvent, Roussel parfois, Andrew Lloyd-Webber absolument jamais. A découvrir donc, ce musicien dont vous connaissez certaines musiques sans savoir que c’était de lui. Premières discographiques mondiales.

 

Détail des pistes :

GUNNING Christopher
Symphony No. 3
1 - 1     Part 1. Crotchet = 80 (4mn 50s )    
1 - 2     Part 2. Crotchet = 110 (1mn 39s )    
1 - 3     Part 3. Crotchet = 120 (6mn 07s )    
1 - 4     Part 4. Crotchet = 60 (4mn 33s )    
1 - 5     Part 5. Crotchet = 136 (5mn 52s )    

Concerto for Oboe and String Orchestra
1 - 6     I. Allegro (7mn 51s )    
1 - 7     II. Lento (6mn 45s )    
1 - 8     III. Vivo (5mn 27s )    

Symphony No. 4
1 - 9     Part 1. Crotchet = 60 (4mn 58s )    
1 - 10     Part 2. Crotchet = 100 (4mn 47s )    
1 - 11     Part 3. Crotchet = 112 (3mn 29s )    
1 - 12     Part 4. Crotchet = 60 (4mn 42s )    
1 - 13     Part 5. Crotchet = 120 - Crotchet = 130 - Crotchet = 60 (5mn 58s )    

 Cliquez pour écouter le podcast lié :

Christopher Gunning
Symphonies n° 3 et n° 4 - Concerto pour hautbois




Symphonie n° 3

    2005 fut une année tumultueuse pour moi. Ma femme dut être hospitalisée en Ukraine pour un mal apparemment incurable et je découvris que je souffrais d’une maladie cardiaque qui, sans les récents progrès de la médecine, aurait pu me tuer. C’est donc l’esprit fort préoccupé que je me lançai dans ma Troisième Symphonie et, avec le recul, je me rends compte qu’il était bien naturel de vouloir alors exprimer l’anxiété qui me rongeait en ces temps difficiles.

    Il y eut également d’autres facteurs. Heureux d’être toujours bien vivant, je décidai de réaffirmer ma passion pour la nature en partant pour des promenades de plus en plus longues dans la campagne et dans les montagnes du Pays de Galles, notant l’effet des variations de temps et de lumière sur les paysages et sur mes émotions. Un même lieu peut paraître accueillant ou terrifiant et changer parfois radicalement de caractère en l’espace d’un instant :  j’ai tenté d’exprimer ces variations en présentant un seul matériau musical sous des angles différents.

    Je voulais aussi écrire pour grand orchestre, et utiliser une palette aussi riche que possible tout en maintenant ma fascination pour les pièces en un seul mouvement qui se divisent en diverses sections contrastées, mais liées entre elles.

    C’est ainsi que tout le matériau de cette symphonie provient des accords dissonants du début, accords qui finirent par m’obséder. En fait, la musique conserve de bout en bout un caractère obsédant et se retrouve fréquemment « coincée » tandis qu’elle lutte pour se libérer.

    La Première Partie se concentre avant tout sur les accords initiaux, mais renferme aussi des pages sur le thème de la nature avec des passages pétillants pour les bois. Suit une section brumeuse confiée principalement aux cordes de l’orchestre. La Troisième Partie est plus agitée et devient très bruyante et énergique avant de se désintégrer dans la Quatrième Partie qui dégage une atmosphère passagère de calme. Et l'œuvre s’achève avec une Cinquième Partie ardente et tempétueuse, et le retour de ces fameux accords…


Concerto pour hautbois et orchestre à cordes

    J’ai composé mon Concerto pour hautbois vers la fin de 2004 comme cadeau de Noël pour ma fille Verity. C’est une joie d’avoir un autre musicien dans la famille et j’avais à cœur de composer quelque chose qui reflèterait sa personnalité – à la fois jeune, mais réfléchie, et parfois très originale.

    J’ai commencé par le dernier mouvement, un genre de mouvement perpétuel, puis me suis attaqué au premier mouvement, dans lequel je voulais créer une forme sonate modifiée avec de fréquents échanges entre les cordes et le hautbois. Le mouvement lent, central, fut composé en un seul jour – le 11 novembre 2004, date de la mort du chef palestinien Yasser Arafat. Si le Moyen-Orient influence par endroits cette partition, c’est le reflet de la grande tristesse qui me saisit quand je pense aux problèmes apparemment insurmontables de cette région.


Symphonie n° 4

    Si la Symphonie n° 3 est avant tout tumultueuse, la Symphonie n° 4 offre une vue tout autre sur le monde. En 2007, tout allait mieux dans ma vie – ma femme s’était remise comme par miracle, ma condition s’était entièrement stabilisée, et je voulais composer une pièce qui symboliserait le triomphe sur l’adversité. Par conséquent, cette œuvre est plus directe et plus tonale que celle qui la précède.

    Une fois encore, la musique est d’un seul tenant, mais comprend cinq subdivisions. La Première Partie, qui présente les différents motifs qui réapparaîtront et seront développés par la suite, commence tranquillement avant de déboucher sur des fanfares puissantes. La Deuxième Partie reprend le motif ascendant des bois de la Première Partie et le transforme en un thème plus vif, voire strident par moments. La Troisième Partie s’ouvre par un thème en quartes à la flûte et mène à une nouvelle version des fanfares. La Quatrième Partie est d’un calme nocturne interrompu de façon dramatique par l’orchestre au complet, tandis que la Cinquième Partie commence par une évocation de valse, le tempo s’accélérant avant le retour des fanfares de la Première Partie qui concluent l’œuvre de façon irréfutable.


Christopher Gunning
Traduction : Nicole Valencia
© 2009 Chandos Records - Reproduction interdite

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