• boutonGenresAlt
  • boutonGenresAlt
  • boutonGenresAlt
  • boutonGenresAlt
  • boutonGenresAlt
  • boutonGenresAlt
  • boutonGenresAlt
  • boutonGenresAlt
Recherche RECHERCHE AVANCEE
S'inscrire a nos lettres d'informations
  • Alexandre Gretchaninov

    Vêpres


En magasins : 9,49 
En direct ici : 8,40 

Soit une remise de 10%

Ajouter au panier
Ajouter a mes envies
EN STOCK. Départ entrepôt : CE JOUR.
 
Frais de port : 2,99 € par commande.
OFFERTS à partir de 55,00 € (en France métropolitaine).

 
Référence : CDH55352 0034571153520 - 1 CD 63:16 - DDD - Enregistré en novembre 1998 à The Temple Church, Londres - Notes en français, anglais et allemand avec les textes chantés en russe (transcription phonétique) et traduction anglaise
En vente sur ce site depuis le 3 février 2011
Date parution numérique : 1 février 2011
  • Pour commander par téléphone :
  • 0892 259 770 (0,34 €/mn)
  • From Outside France (only) please dial +331 49269770
    English spoken
Imprimer cette page Imprimer cette page | Envoyer à un ami Envoyer à un ami | Nouveautés Hyperion en RSS Recevoir les nouveautés Hyperion en RSS
Publier :   Publier sur Facebook  |   Publier sur Delicious  |   Publier sur Digg  |   Publier sur Wikio  |   Publier sur Scoopeo  |   Publier sur Blogmarks  |   Publier sur Myspace  |   Publier sur Technorati  |   Publier sur Twitter  |   Ajouter un favori Google  |   Ajouter un favori LiveMSN  |   Publier sur Yahoo


Alexandre Gretchaninov (1864–1956)

Nïne silï nebesnïya, op. 58 n° 6
Vo tsarstvii Tvoyem, op. 58 n° 3 *
Nïne otpushchayeshï, op. 34 n° 1
Vêpres, op. 59
Blagoslovi, dushe moya - Blazhen muzh - Svete tihiy - Bogoroditse Devo - Hvalite imia Ghospodne - Blagosloven yesi, Ghospodi - Ot yunosti moyeya - Voskreseniye Hristovo videvshe - Slava v vïshnih Bogu - Vzbrannoy voyevode

* James Bowman, contreténor
Holst Singers
Direction Stephen Layton


À découvrir autour de cet album :

Documents liés

Téléchargez le livret intégral en format PDF (application/pdf : 256 Ko)

Alexandre Gretchaninov
Vigile, op. 59 (« Vêpres »)



    Alexandre Tikhonovitch Gretchaninov—qui ne fut pas, de son aveu même, « un de ces fortunés dont la voie est jonchée de roses »—naquit à Moscou, dans une famille de marchands, et vécut sous la discipline de fer de son père, pour qui la musique était un passe-temps féminin, assurément déplacé pour un jeune homme. Aussi Alexandre dut-il attendre ses quatorze ans pour qu’un piano arrivât dans la maison familiale, mais destiné à sa sœur cadette, que son sexe autorisait à se livrer à l’extravagant luxe de l’apprentissage de la musique.

     Alexandre entra dans la musique par le biais d’une autre femme, la petite amie de son frère qui, étudiante au Conservatoire, offrit de lui donner des leçons de piano. Assise à pleurer sur les billets d’amour de son soupirant pendant que Gretchaninov interprétait ses morceaux, elle ne fut guère le plus consciencieux des professeurs ; ce qui n’empêcha pas le jeune Alexandre d’entrer au Conservatoire de Moscou, d’abord comme étudiant de piano, puis comme compositeur.

     Après l’une querelle avec son maître, Anton Arenski, en 1890, il gagna Saint-Pétersbourg afin d’étudier auprès de Rimski-Korsakov, qui influença son style et contribua au lancement de sa carrière professionnelle. Au lendemain de la révolution, Gretchaninov perdit la pension de deux mille roubles qui lui avait été allouée, en 1910, pour sa musique liturgique, et sa situation en Russie soviétique ne cessa de se dégrader. En 1925, il partit définitivement, d’abord à Paris, puis en Amérique, pays dont il adopta la citoyenneté en 1946.

     Compositeur inhabituellement polyvalent et prolifique, il écrivit des opéras, des symphonies, de la musique de chambre, plus de deux cent cinquante mélodies et quantité de pièces pour enfants ; il a également été qualifié de compositeur le plus représentatif de sa génération quant à l’écriture pour le service orthodoxe. Sa production sacrée comprend un cycle d’Hymnes pour la semaine de la Passion, des messes latines et des motets, des mises en musique de la Divine liturgie de saint Jean Chrysostome et la Vigile, op. 59.

     Rachmaninov, Tchaïkovski et Gretchaninov mirent en musique les Vêpres, issues du service de la Vigile. Ces œuvres, qui recourent à des textes presque identiques, sont complétées dans la liturgie par d’autres pièces et psalmodies pour constituer un service pouvant durer de nombreuses heures. Les mises en musique de Rachmaninov et de Tchaïkovski ont été interprétées et enregistrées comme des éléments d’un service complet, utilisant des pièces d’autres compositeurs liturgiques russes. Les Vêpres de Gretchaninov furent composées, données pour la première fois et publiées en 1912. Puis, elles semblent avoir sommeillé pendant quelque quatre-vingts ans avant d’être ressuscitées en Amérique, pour leur première moderne, en 1995. La partition n’est toujours pas publiée.

     Lorsque cette intense et riche partition harmonique fut composée, Rachmaninov n’avait pas encore écrit ses Vêpres (1915). Quoique fondée (comme les Vêpres de Rachmaninov) sur les psalmodies établies de l’Église orthodoxe, et conforme à la pratique orthodoxe russe de l’époque, cette musique est symphonique chorale, à grande échelle, ce qui soulève une question : fut-elle conçue pour le service sacré ou, plus probablement, pour le concert sacré ? La musique de concert semble avoir été la direction stylistique première, autoproclamée, de la composition sacrée de Gretchaninov, à l’heure où la Russie s’embarquait vers la révolution. Peut-être l’extraordinaire opulence de la musique en est-elle le plus fort signe. Quantité des indications de dynamique et de tempo, ainsi que la vitalité et le caractère mélodieux absolus d’une grande partie de l’œuvre, semblent comme défier les us de l’Église, tels que nous les révèlent les compositions liturgiques contemporaines. L’on aurait pu s’attendre à une certaine retenue de style, mais les textures vont souvent jusqu’à seize parties, cependant que les voix revêtent presque une mise orchestrale. Ce qui commence à franchir les limites de l’acceptable dans la musique liturgique de l’époque—les instruments n’ont jamais été un sceau de la musique orthodoxe.

     Arguer de ce que les Vêpres ne sont pas une œuvre de concert soulève des problèmes presque aussi considérables. Plusieurs mouvements s’achèvent par de remarquables cadences-interrogations. Les réponses à ces interrogations sont plus aisément trouvables dans la liturgie que dans le mouvement suivant, dans une tonalité totalement étrangère. Il est possible que Gretchaninov ait assemblé plusieurs pièces distinctes pour constituer des Vêpres, à usage de concert, et l’on pense que des pauses séparaient les mouvements. Ce genre de musique n’est pas mû par l’attaca, l’« école-où-sesuivent- de-près » les arias et chœurs d’opéra !

© Hyperion 2011 – Reproduction interdite


Votre compte