Frais de port : 2,99 € par commande.
OFFERTS à partir de 55,00 € (en France métropolitaine).
Référence : CDD22063 0034571120638 - 2 CD 61:07 - 61:51 - DDD - Enregistré du 15 au 21 octobre 1995 - Notes en français, anglais et allemand En vente sur ce site depuis le 15 juillet 2010 Date parution numérique : 13 juillet 2010
Pour commander par téléphone :
0892 259 770 (0,34 €/mn)
From Outside France (only) please dial +331 49269770 English spoken
Sonates en trio
N° 1 en la mineur
N° 2 en fa majeur
N° 3 en la majeur
N° 4 en sol mineur
N° 5 en ré majeur
N° 6 en si bémol majeur
N° 7 en ré mineur
N° 8 en mi bémol majeur
N° 9 en ut majeur
N° 10 en mi mineur
N° 11 en ut mineur
N° 12 en sol majeur
N° 13 en la mineur
N° 14 en fa majeur
N° 15 en ré majeur
The Parley of Instruments
Direction Peter Holman
n musicien essentiel qui a su créer un véritable "baroque anglais" en s'inspirant des maîtres anciens et de ce qui se faisait de mieux dans l'Europe musicale de son siècle. Publiées en 1747, les sonates en trio sont construites sur le dialogue entre quatre instruments (2 violons, violoncelle et clavecin) et un ensemble de cordes.
Cette musique très séduisante est interprétée avec enthousiasme par les excellents membres du Parley of Instruments.
(c) Abeille Musique AMCD SARL. Tous droits réservés.
Reproduction interdite des données descriptives de ce produit et des textes de commentaires,
en tout partie, sans autorisation spécifique de Abeille Musique AMCD SARL
Ceux qui ont acheté ce produit ont également acheté :
BOYCE William Sonata No 1 in A minor 1 - 1 Largo (1mn 25s )
1 - 2 Fuga (Allegro) (1mn 43s )
1 - 3 Allegro ma non troppo (2mn 41s )
Sonata No 2 in F major 1 - 4 Andante vivace (4mn 56s )
1 - 5 Adagio (38s )
1 - 6 Allegro (2mn 04s )
1 - 7 Allegro ma non troppo [Giga] (1mn 40s )
Sonata No 3 in A major 1 - 8 Largo (1mn 17s )
1 - 9 Fuga (Allegro assai) (1mn 43s )
1 - 10 Adagio (1mn 10s )
1 - 11 Tempo di minuetto (3mn 16s )
Sonata No 4 in G minor 1 - 12 Gratioso (2mn 53s )
1 - 13 March (Grave) (2mn 45s )
1 - 14 Tempo di gavotta (2mn 03s )
Sonata No 5 in D major 1 - 15 Allegro (2mn 08s )
1 - 16 Largo (1mn 57s )
1 - 17 Fuga (Allegro assai) (2mn 53s )
Sonata No 6 in B flat major 1 - 18 Adagio (1mn 35s )
1 - 19 Vivace [Allemanda] (2mn 11s )
1 - 20 Adagio (36s )
1 - 21 Affettuoso (2mn 20s )
Sonata No 7 in D minor 1 - 22 Andante (3mn 16s )
1 - 23 Fuga (Allegro) (1mn 57s )
1 - 24 Adagio (31s )
1 - 25 Allegro [Giga] (2mn 09s )
Sonata No 8 in E flat major 1 - 26 Largo (3mn 46s )
1 - 27 Allegro [Allemanda] (1mn 59s )
1 - 28 Siciliana (1mn 12s )
1 - 29 Tempo di minuetto (Allegro) (2mn 06s )
Sonata No 9 in C major 2 - 1 Adagio ad libitum (1mn 56s )
2 - 2 Fuga (Allegro) (2mn 10s )
2 - 3 Canone (Grave) (1mn 31s )
2 - 4 Spirituoso (2mn 15s )
Sonata No 10 in E minor 2 - 5 Adagio (1mn 41s )
2 - 6 Allegro (2mn 21s )
2 - 7 Largo (2mn 11s )
2 - 8 Tempo di minuetto (Allegro) (1mn 51s )
Sonata No 11 in C minor 2 - 9 Adagio (1mn 06s )
2 - 10 Fuga (Allegro) (2mn 08s )
2 - 11 Affettuoso [Hornpipe] (2mn 24s )
2 - 12 Allegro [Giga] (2mn 12s )
Sonata No 12 in G major 2 - 13 Moderato (3mn 05s )
2 - 14 Tempo di gavotta (1mn 37s )
2 - 15 Dolce [Minuetto] – Tempo di gavotta (3mn 08s )
Sonata No 13 in A minor 2 - 16 Adagio [Preludio] (1mn 29s )
2 - 17 Vivace [Fuga] (2mn 03s )
2 - 18 Largo (1mn 04s )
2 - 19 Giga (Allegro) (1mn 42s )
2 - 20 Minuetto (Allegro) (1mn 24s )
Sonata No 14 in F major 2 - 21 Largo (3mn 04s )
2 - 22 Vivace (2mn 11s )
2 - 23 Grave (1mn 29s )
2 - 24 Gavotta (Allegro) (2mn 01s )
Sonata No 15 in D major 2 - 25 Largo andante [Allemanda] (2mn 57s )
2 - 26 Vivace [Corrente] (2mn 15s )
2 - 27 Adagio [Sarabanda] (3mn 18s )
2 - 28 Gavotta (Allegro) (2mn 19s )
2 - 29 Minuetto (2mn 42s )
Avec la publication de ses Douze sonates pour deux
violons, avec une basse pour le violoncelle ou le
clavecin, en 1747, William Boyce confirma sa position
au sein des chefs de file de la vie musicale anglaise. Né à
Londres en 1711, ce fils d’ébéniste fut choriste à la cathédrale
Saint-Paul avant d’étudier avec Maurice Greene et John
Christopher Pepusch. En 1736, à vingt-cinq ans, il fut nommé
compositeur à la chapelle royale et écrivit son bref oratorio
La Lamentation de David sur Saül et Jonathan, début d’une
série de vastes œuvres - dont l’opéra Peleus et Thetis
(environ 1740; Hyperion CDA66935) et la sérénade Solomon
(1742; CDA66378) - qui le firent remarquer du public.
Les Douze sonates parurent à une époque où la sonate en
trio semblait décliner en Angleterre. Un nombre respectable de
sonates en trio, y compris deux pièces de Händel, avaient été
publiées à Londres, plus tôt dans le siècle, mais les années
1740 connurent un intérêt renouvelé pour le concerto grosso,
très probablement suscité par l’établissement de sociétés
orchestrales amateurs dans quantité de villes provinciales.
Boyce revigora la sonate en trio anglaise, en partie parce que
son recueil parut approprié aux orchestres tant amateurs que
professionnels. L’énorme liste de quatre cent quatre-vingt-sept
souscripteurs comprend des personnes de toute l’Angleterre
(mais aussi un assez grand nombre d’Amérique), dont
Händel, Arne, Pepusch, Greene et bien des compositeurs
moindres. Certains demandèrent plusieurs copies (les réservations
s’élevèrent à six cent trente et une) et quelques-uns,
tels Jonathan Tyers de Vauxhall Gardens (4), John Rich de
Covent Garden (4) et la Philharmonic Society de Dublin (6),
avaient probablement l’intention de constituer des ensembles
de parties orchestrales. Charles Burney écrivit en effet que
les sonates en trio de Boyce «furent plus longtemps et plus
couramment achetées, interprétées et admirées que toutes les
productions de ce genre dans le royaume, à l’exception de
celles de Corelli», et qu’elles furent «constamment utilisées,
durant de nombreuses années, non seulement comme musique de chambre, dans les concerts privés pour lesquels
elles furent originellement écrites, mais aussi comme
entractes dans nos théâtres, et comme morceaux favoris dans
les jardins publics».
Même si Burney affirma que Boyce conçut ses sonates
«comme de la musique de chambre» pour «concerts privés»,
quelques-unes au moins de ces œuvres furent manifestement
composées en pensant à une interprétation orchestrale. Trois
sonates (numérotées de 13 à 15) incluses dans cet enregistrement
ne survivent que dans un manuscrit du Fitzwilliam
Museum, à Cambridge. Attribuées à Boyce, elles sont assorties
d’une note mentionnant qu’elles ne furent «pas publiées»
mais «copiées à partir d’un manuscrit de la main de S. Wesley
Esqr. », lequel Samuel Wesley (1766–1837) étudia enfant
avec Boyce et put les obtenir directement du compositeur.
Elles
sont certainement authentiques, même si les numéros 13 et
15 sont probablement des œuvres anciennes, immatures, très
influencées par les sonates da camera Opp 2 et 4 de Corelli.
Ce qui peut expliquer pourquoi elles furent exclues de la
publication en 1747, en dépit de leurs indications solo et tutti.
La sonate n°15 s’achève, en outre, sur un menuet entièrement
en deux parties. Aussi Boyce considéra-t-il peut-être ces
pièces comme trop ouvertement orchestrales pour attirer les
fervents de musique de chambre. A contrario, la n°14 est une
véritable œuvre de chambre, essentiellement sise dans un
style léger, galant, avec ses deux premiers mouvements
couverts en trilles et en triolets ornamentaux; elle fut
vraisemblablement écrite bien après 1747.
Les Douze sonates ne présentent pas d’indications claires
solo et tutti, bien que la section centrale de la n°3, conçue pour
deux violons, soit marquée «solo», mention d’une prescription
(indiquant un solo plutôt qu’un tutti) aussi bien que d’une
description (signifiant que le continuo est réduit au silence à
cet endroit). Boyce utilisa certainement des sections de l’une
de ces sonates comme pièce orchestrale - la «première et
dernière partie de la neuvième sonate du Dr Boyce» est ainsi spécifiée comme étant l’ouverture d’une de ses odes à
Shakespeare - et, d’une manière générale, le succès du
recueil de Boyce semble avoir popularisé un genre nouveau de
sonates en trio orchestrales, même si des indications de solo
et tutti figurent dès 1733 dans un recueil de J S Humphries.
Un
certain nombre de recueils ultérieurs de sonates en trio
présentent également des mentions solo et tutti, et J G Freake
précisa sur la page de titre de son Op 5 (1758) : «Ces
SONATES peuvent être jouées comme des CONCERTOS; ceux
qui jouent celles du ripieno doivent observer les mots solo et
tutti». Le corpus de J G Cushin, daté d’environ 1780, portait
pour sa part la note : «Ces sonates peuvent être interprétées
comme des concertos en doublant chaque partie et en laissant
les parties solo aux deux violons principaux et au violoncelle».
La pratique consistant à jouer orchestralement les sonates en
trio n’était pas inconnue en Europe continentale. Les œuvres
d’un certain nombre de compositeurs de cour viennois, dont
Fux et Gottlieb Muffat, survivent ainsi dans les recueils de
parties, aux copies multiples, tandis que les Six sonatas à trois
parties, Op 1, de Johann Stamitz sont dites, sur la page de
titre, «à trois, ou avec toute l’orchestre».
Il est significatif que les Douze sonates semblent se diviser
en deux groupes. Celui des sonates impaires contient la plupart
des mouvements aux textures ouvertement orchestrales,
tels le menuet de la n°3, les mouvements extrêmes de la n°5,
les mouvements rapides de la n°9, et l’Affettuoso de la n°11.
Toutes ces pièces comportent des fugues, mouvements qui
requièrent peut-être le plus la puissance d’un orchestre. A
contrario, les sonates paires sont généralement écrites dans
un style plus détaillé, virtuose, qui demande des instruments
solo. Aussi avons-nous alterné les interprétations orchestrales
et non orchestrales, excepté pour la n°8, dont le charmant
menuet galant semble présager les symphonistes de Mannheim.
Le plus souvent, nous avons transformé les sonates
orchestrales en concerti grossi en traitant simplement les
passages marqués «piano» comme des solos; nous n’avons
cependant pas pu résister à la tentation de schémas plus élaborés dans quelques mouvements, tels l’expressif Andante
de la n°7 et le délicieux hornpipe Affettuoso de la n°11. Les
indications solo et tutti n’apparaissent que sporadiquement
dans les numéros 13 et 15 et nous en avons ajouté un certain
nombre, ainsi dans les deux premiers mouvements de la n°15,
dont l’écriture implique clairement ces mentions. Conformément
à la pratique orchestrale de Boyce telle qu’elle est établie
dans ses manuscrits autographes et dans ses corpus de
parties, nous avons doublé la basses avec des altos et ajouté
un basson dans certains mouvements.
L’on dit souvent des sonates en trio de Boyce qu’elles
recèlent des styles et des formes remarquablement variés.
Même si, comme nous l’avons vu, elles tombent grosso modo
dans l’imbrication des genres da chiesa et da camera, leurs
cinquante et quelques mouvements présentent une étonnante
gamme de formes et styles. Les Douze sonates sont toutes à
trois ou à quatre mouvements, bien que Boyce évite souvent
les schémas conventionnels de la sonate en trio, savoir
lent–rapide–lent–rapide et rapide–lent–rapide. Ainsi, dans
la n°1, un mouvement lent est-il suivi de deux rapides tandis
que, dans la n°2, deux mouvements lents précèdent deux
rapides. Quant à la n°4, elle ne possède qu’un seul mouvement
rapide, un ample Gratioso passionné suivi d’une marche
funèbre obsédante et d’une gavotte animée. La construction de
la n°12 est particulièrement intéressante, avec une gavotte
enjouée cernant un menuet expressif. Inventeur possible de
cette conception insolite et efficace, Boyce l’utilisa probablement
pour la première fois dans son ouverture de Peleus et
Thetis.
Les Douze sonates sont d’un style tout aussi varié. Boyce
et ses contemporains avaient été formés dans un style inspiré
de Corelli, de Händel et de Purcell; plus tard dans leur vie, ils
utilisèrent ces styles, de plus en plus antiques, de conserve
avec des styles plus modernes. Ainsi, dans la n°9 en ut majeur,
un adagio corellien et une fugue händelienne précèdent-ils un
canon strict à trois parties, en la mineur, où le second violon
suit le premier une quarte plus bas, en mi mineur - Boyce lui octroie même sa propre armature. Ce mouvement, qui rappelle
le XVIe siècle, vient avant un mouvement beaucoup plus
moderne, évocateur des mouvements étincelants des suites de
Telemann, bien que nous ignorions si Boyce les connaissait.
Autre mouvement qui semble ne pas relever de la musique
anglaise, le magnifique largo de la n°10 rappelle, de par son
harmonie raffinée et ses textures soigneusement espacées, les
mouvements d’air tendre de Les Nations de Couperin (1726).
Cependant, les mouvements typiquement anglais sont ceux
qui paraissent les plus caractéristiques du compositeur et
restent le plus longtemps en mémoire.
La splendide et élégante
ouverture de la n°8 ne pouvait être que d’un compositeur anglais, de même que l’Affettuoso serein qui clôt la n°6, avec
son thème principal de style populaire. De fait, Charles Burney
mit, avec justesse, l’accent sur le caractère anglais de la
musique de Boyce : «ses productions recèlent un mérite
original et de premier ordre, fondé tant sur l’étude de nos
maîtres anciens que sur les meilleurs modèles des autres
pays, qui confère à toutes ses œuvres un cachet et un
caractère particuliers de force, de clarté et facilité, sans
aucun mélange stylistique, ni aucun ornement extérieur et
hétérogène».
Airs extraits de : Amadigi, Giulio Cesare, Rinaldo, Ariodante, Giustino, Ottone, Alcina, Ouverture (Serse) / James Bowman, contre-ténor - The King's Consort, dir. Robert King