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  • 1 CD Classique - CDA67825
  • Flor Peeters

    Musique pour orgue

5 de Diapason
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Référence : CDA67825 0034571178257 - 1 CD 74:47 - DDD - Enregistré les 29 et 30 octobre 2009 en la chapelle du Tonbridge School, Kent - Notes en français, anglais et allemand
En vente sur ce site depuis le 6 janvier 2011
Date parution numérique : 4 janvier 2011
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  • 0892 259 770 (0,34 €/mn)
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    English spoken
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Flor Peeters (1903–1986)

Pièce de concert, op. 52a
Aria, op. 51
Suite modale, op. 43
Koraal - Scherzo - Adagio - Toccata
Variationen und Finale über ein altflämische Lied (Variations et Finale sur un vieux chant flamand), op. 20
Orgelchoräle, op. 39 (extraits)
N° 3. Nun sei willkommen, Jesus, lieber Herr - N° 5. Maria sollte nach Bethlehem gehn
Élégie, op. 38
Toccata, fugue et hymne sur "Ave maris stella", op. 28
Lied Symphony, op. 66 (extraits)
N° 3. Lied to the Flowers - N° 5. Lied to the Sun

D’Arcy Trinkwon, orgue

Détail des pistes :

PEETERS Flor
1 - 1     Concert Piece, Op. 52a (7mn 08s )    
1 - 2     Aria, Op. 51 (3mn 50s )    

Suite modale, Op. 43
1 - 3     Koraal (2mn 44s )    
1 - 4     Scherzo (3mn 38s )    
1 - 5     Adagio (3mn 54s )    
1 - 6     Toccata (4mn 18s )    

Variationen und Finale über ein altflämisches Lied, Op. 20
1 - 7     Theme. Moderato (1mn 08s )    
1 - 8     Variation 1. Andante (1mn 32s )    
1 - 9     Variation 2. Allegretto (1mn 43s )    
1 - 10     Variation 3. Vivo scherzando (41s )    
1 - 11     Variation 4. Lento (2mn 04s )    
1 - 12     Variation 5. Allegro vivo (1mn 15s )    
1 - 13     Variation 6. Adagio (2mn 39s )    
1 - 14     Variation 7. Allegro con spirito (2mn 28s )    
1 - 15     Variation 8: Toccata-Finale. Molto allegro (2mn )    

Zehn Orgelchoräle, Op. 39
1 - 16     No 3. Nun sei willkommen, Jesus, lieber Herr (4mn 05s )    
1 - 17     No 5. Maria sollte nach Bethlehem gehn (1mn 33s )    
1 - 18     Élégie, Op. 38 (8mn 09s )    

Toccata, fugue et hymne sur "Ave maris stella", Op. 28
1 - 19     Toccata (3mn 50s )    
1 - 20     Fugue (2mn 06s )    
1 - 21     Hymne (1mn 46s )    

Lied Symphony, Op. 66
1 - 22     No 3: Lied to the Flowers (6mn 56s )    
1 - 23     No 5: Lied to the Sun (5mn 06s )    

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Flor Peeters
Musique pour orgue



    Franciscus Florentius Peeters naquit en juillet 1903 dans le village flamand de Tielen, près d’Anvers, où son père cumulait les fonctions d’organiste, de bedeau et de receveur des postes. Benjamin de neuf enfants, Peeters grandit entouré de musique, dans une famille où chacun jouait d’un instrument, mais bientôt, il surpassa tout le monde : admis à l’Institut Lemmens de Malines à seize ans, il boucla en quatre ans les huit années du cursus de Musique liturgique et son professeur Oscar Depuydt—qui enseignait l’orgue à l’Institut et tenait la tribune de la cathédrale Saint Rombout—le prit immédiatement pour adjoint. Depuydt mourut peu après, en mars 1925, et Peeters, alors âgé de vingt et un ans, lui succéda et comme professeur et comme organiste à la cathédrale—un poste qu’il occupa durant soixante ans, jusqu’à sa mort, en 1986, à quatrevingt- trois ans.

     Comme jouer et composer, enseigner fut essentiel à l’expression de la musicalité créative de Peeters, qui fut professeur d’orgue à l’Institut Lemmens (1925–52), au Conservatoire de Gand (1931–48), au collège catholique de Tilburg, en Hollande (1935–48) et, à partir de 1948, au Conservatoire royal flamand d’Anvers, dont il devint directeur en 1952. Après sa retraite, en 1968, un masterclass international fut organisé chaque année à la cathédrale, sous sa direction et sous le parrainage du Ministère de la culture flamande ; il forma également des centaines d’étudiants lors de masterclasses, en Amérique. En 1971, le roi des Belges lui décerna le titre de baron, faisant de lui le troisième musicien belge à recevoir pareil honneur depuis 1830.

     Peeters démarra sa carrière de concertiste en Belgique et en Hollande avant d’embrasser peu à peu le reste de l’Europe. Il effectua sa première tournée américaine après la guerre, en 1946, se rendit régulièrement au Royaume-Uni, et se produisit jusqu’en Russie, en Afrique du Sud et en Australie. Mais il était avant tout compositeur et, toute sa vie durant, il ne cessa d’écrire abondamment. Hormis plusieurs chants, des pièces pour piano et quelques œuvres de chambre, il se spécialisa dans la musique liturgique vocale et chorale et dans les partitions pour orgue ; il rédigea sa première œuvre pour cet instrument en 1923, année de son diplôme, et sa dernière (op. 140) en 1986, année de sa mort. Son catalogue organistique va d’œuvres de concert virtuoses à des pièces plus brèves, plus simples, à usage liturgique, dont plus de trois cents préludes-chorals. « Je ne compose pas à un instrument, dit-il, je n’improvise pas pour me mettre dans l’ambiance, mais j’écris à mon bureau. Une composition grandit de l’intérieur. Quand une idée ou un thème musical a suffisamment mûri en moi, alors arrive inéluctablement le moment où je dois le consigner, peu importe où et quand : à la maison, en voyage, en train, en bateau, en avion. Le métier est très important, mais il doit être subordonné au processus créatif … Si l’on se dédie entièrement à son travail, l’inspiration viendra. »

     Flor Peeters fut formé à l’Institut Lemmens comme musicien d’église catholique. Il trouva dans le chant grégorien une perpétuelle source d’inspiration et puisa un moyen d’expression naturel dans la force et la pureté des modes médiévaux, sur lesquels il assit son langage musical. Au XIXe siècle, le monde de l’orgue fut marqué par la figure de celui qui fonda l’Institut en 1879 : Jacques- Nicolas Lemmens. Sa totale maîtrise technique de l’instrument reposait sur des principes rationnels, formulés avec précision, qu’il transmit à ses disciples français Widor et Guilmant ; hérités et rigidement codifiés par l’élève de ces derniers, Marcel Dupré, ces principes régirent l’enseignement du Conservatoire de Paris jusque dans les années 1950. Peeters fut élevé dans cette tradition et ses premières œuvres arborent nombre des caractéristiques du style français, avec une harmonie chromatique riche et une registration « symphonique » conventionnelle. Il joua certaines des grandes œuvres de Dupré, mais son amour suprême demeura César Franck, qu’il programma dans presque tous ses concerts. Il trouva également une âme jumelle en la personne du successeur de Franck à Sainte- Clotilde (Paris), Charles Tournemire, amoureux comme lui du plain-chant et des modes anciens et avec qui il nourrit une étroite amitié—Tournemire avait pourtant le double de son âge et leurs rencontres furent rares. À sa mort, en 1939, Tournemire légua à Peeters la console originale de Franck à Sainte-Clotilde, démontée lors de la modernisation de l’orgue, en 1933. Ce legs peu patriotique déclencha un tonnerre de protestations à Paris mais l’inestimable relique finit par gagner la Belgique après la guerre pour occuper la place d’honneur dans le studio de musique de Peeters, à Malines, et devenir une aide pédagogique précieuse.

     Toutefois, cette sympathie pour la tradition française n’était qu’un élément de la personnalité artistique, complète et variée, de Peeters. Il était flamand, et non français, et sa passion pour sa culture natale l’entraîna dans une autre direction. Fort du riche héritage flamand d’orgues anciennes, fort aussi des gloires de la polyphonie renaissante, il se tourna naturellement vers la musique ancienne, dont il devint un spécialiste—il prépara et publia maintes anthologies des grands maîtres (flamands, bien sûr, mais aussi anglais, français, allemands, italiens et espagnols). Sa musique aboutie, souvent dite néoclassique, est en grande partie foncièrement polyphonique, avec une insistance toute particulière sur la simplicité et la clarté, les textures linéaires transparentes et des couleurs sonores mordantes, incisives. Peeters était l’exact contemporain de Duruflé, qui partageait son amour du plainchant et des modes. Mais là où Duruflé, avec une sensibilité toute française, faisait sourdre de son langage modal de subtils paysages, impressionnistes, Peeters, lui, privilégiait les contours plus âpres, les couleurs plus rutilantes—Van Gogh, peut-être, et Monet chez Duruflé.

[…]

David Gammie
Traduction Hyperion
© Hyperion 2011 – Reproduction interdite

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