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Référence : CDA67825 0034571178257 - 1 CD 74:47 - DDD - Enregistré les 29 et 30 octobre 2009 en la chapelle du Tonbridge School, Kent - Notes en français, anglais et allemand En vente sur ce site depuis le 6 janvier 2011 Date parution numérique : 4 janvier 2011
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Pièce de concert, op. 52a Aria, op. 51 Suite modale, op. 43
Koraal - Scherzo - Adagio - Toccata Variationen und Finale über ein altflämische Lied (Variations et Finale sur un vieux chant flamand), op. 20 Orgelchoräle, op. 39 (extraits)
N° 3. Nun sei willkommen, Jesus, lieber Herr - N° 5. Maria sollte nach Bethlehem gehn Élégie, op. 38 Toccata, fugue et hymne sur "Ave maris stella", op. 28 Lied Symphony, op. 66 (extraits)
N° 3. Lied to the Flowers - N° 5. Lied to the Sun
D’Arcy Trinkwon, orgue
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Zehn Orgelchoräle, Op. 39 1 - 16 No 3. Nun sei willkommen, Jesus, lieber Herr (4mn 05s )
1 - 17 No 5. Maria sollte nach Bethlehem gehn (1mn 33s )
1 - 18 Élégie, Op. 38 (8mn 09s )
Franciscus Florentius Peeters naquit en juillet
1903 dans le village flamand de Tielen, près
d’Anvers, où son père cumulait les fonctions d’organiste,
de bedeau et de receveur des postes. Benjamin de
neuf enfants, Peeters grandit entouré de musique, dans
une famille où chacun jouait d’un instrument, mais
bientôt, il surpassa tout le monde : admis à l’Institut
Lemmens de Malines à seize ans, il boucla en quatre ans
les huit années du cursus de Musique liturgique et
son professeur Oscar Depuydt—qui enseignait l’orgue
à l’Institut et tenait la tribune de la cathédrale Saint
Rombout—le prit immédiatement pour adjoint. Depuydt
mourut peu après, en mars 1925, et Peeters, alors âgé de
vingt et un ans, lui succéda et comme professeur et
comme organiste à la cathédrale—un poste qu’il occupa
durant soixante ans, jusqu’à sa mort, en 1986, à quatrevingt-
trois ans.
Comme jouer et composer, enseigner fut essentiel à
l’expression de la musicalité créative de Peeters, qui fut
professeur d’orgue à l’Institut Lemmens (1925–52), au
Conservatoire de Gand (1931–48), au collège catholique
de Tilburg, en Hollande (1935–48) et, à partir de 1948,
au Conservatoire royal flamand d’Anvers, dont il devint
directeur en 1952. Après sa retraite, en 1968, un
masterclass international fut organisé chaque année à
la cathédrale, sous sa direction et sous le parrainage du
Ministère de la culture flamande; il forma également des
centaines d’étudiants lors de masterclasses, en Amérique.
En 1971, le roi des Belges lui décerna le titre de baron,
faisant de lui le troisième musicien belge à recevoir pareil
honneur depuis 1830.
Peeters démarra sa carrière de concertiste en Belgique
et en Hollande avant d’embrasser peu à peu le reste de
l’Europe. Il effectua sa première tournée américaine après
la guerre, en 1946, se rendit régulièrement au Royaume-Uni, et se produisit jusqu’en Russie, en Afrique du Sud et
en Australie. Mais il était avant tout compositeur et, toute
sa vie durant, il ne cessa d’écrire abondamment. Hormis
plusieurs chants, des pièces pour piano et quelques
œuvres de chambre, il se spécialisa dans la musique
liturgique vocale et chorale et dans les partitions pour
orgue; il rédigea sa première œuvre pour cet instrument
en 1923, année de son diplôme, et sa dernière (op. 140)
en 1986, année de sa mort. Son catalogue organistique va
d’œuvres de concert virtuoses à des pièces plus brèves,
plus simples, à usage liturgique, dont plus de trois cents
préludes-chorals. «Je ne compose pas à un instrument,
dit-il, je n’improvise pas pour me mettre dans l’ambiance,
mais j’écris à mon bureau. Une composition grandit de
l’intérieur. Quand une idée ou un thème musical a
suffisamment mûri en moi, alors arrive inéluctablement le
moment où je dois le consigner, peu importe où et quand :
à la maison, en voyage, en train, en bateau, en avion. Le
métier est très important, mais il doit être subordonné au
processus créatif … Si l’on se dédie entièrement à son
travail, l’inspiration viendra.»
Flor Peeters fut formé à l’Institut Lemmens comme
musicien d’église catholique. Il trouva dans le chant
grégorien une perpétuelle source d’inspiration et puisa un
moyen d’expression naturel dans la force et la pureté des
modes médiévaux, sur lesquels il assit son langage
musical. Au XIXe siècle, le monde de l’orgue fut marqué
par la figure de celui qui fonda l’Institut en 1879 : Jacques-
Nicolas Lemmens. Sa totale maîtrise technique de l’instrument
reposait sur des principes rationnels, formulés avec
précision, qu’il transmit à ses disciples français Widor et
Guilmant; hérités et rigidement codifiés par l’élève de ces
derniers, Marcel Dupré, ces principes régirent l’enseignement
du Conservatoire de Paris jusque dans les années
1950. Peeters fut élevé dans cette tradition et ses premières œuvres arborent nombre des caractéristiques
du style français, avec une harmonie chromatique riche et
une registration «symphonique» conventionnelle. Il joua
certaines des grandes œuvres de Dupré, mais son amour
suprême demeura César Franck, qu’il programma dans
presque tous ses concerts. Il trouva également une âme
jumelle en la personne du successeur de Franck à Sainte-
Clotilde (Paris), Charles Tournemire, amoureux comme
lui du plain-chant et des modes anciens et avec qui il
nourrit une étroite amitié—Tournemire avait pourtant le
double de son âge et leurs rencontres furent rares. À sa
mort, en 1939, Tournemire légua à Peeters la console
originale de Franck à Sainte-Clotilde, démontée lors de la
modernisation de l’orgue, en 1933. Ce legs peu patriotique
déclencha un tonnerre de protestations à Paris mais
l’inestimable relique finit par gagner la Belgique après la
guerre pour occuper la place d’honneur dans le studio de
musique de Peeters, à Malines, et devenir une aide
pédagogique précieuse.
Toutefois, cette sympathie pour la tradition française
n’était qu’un élément de la personnalité artistique,
complète et variée, de Peeters. Il était flamand, et non
français, et sa passion pour sa culture natale l’entraîna
dans une autre direction. Fort du riche héritage flamand
d’orgues anciennes, fort aussi des gloires de la polyphonie
renaissante, il se tourna naturellement vers la musique
ancienne, dont il devint un spécialiste—il prépara et
publia maintes anthologies des grands maîtres (flamands,
bien sûr, mais aussi anglais, français, allemands, italiens
et espagnols). Sa musique aboutie, souvent dite néoclassique,
est en grande partie foncièrement polyphonique,
avec une insistance toute particulière sur la simplicité et la
clarté, les textures linéaires transparentes et des couleurs
sonores mordantes, incisives. Peeters était l’exact contemporain
de Duruflé, qui partageait son amour du plainchant et des modes. Mais là où Duruflé, avec une
sensibilité toute française, faisait sourdre de son langage
modal de subtils paysages, impressionnistes, Peeters, lui,
privilégiait les contours plus âpres, les couleurs plus
rutilantes—Van Gogh, peut-être, et Monet chez Duruflé.
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