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Référence : CDA67804 0034571178042 - 1 CD 59:35 - DDD - Enregistré les 9 et 10 décembre 2009 à Glasgow - Notes en français, anglais et allemand En vente sur ce site depuis le 7 octobre 2010 Date parution numérique : 5 octobre 2010
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DAVID Ferdinand Violin Concerto No. 4 in E major, Op. 23 1 - 1 I. Allegro (11mn 55s )
1 - 2 II. Adagio cantabile, non troppo lento (6mn 43s )
1 - 3 III. Allegretto grazioso (7mn 34s )
Violin Concerto No. 5 in D minor, Op. 35 1 - 4 I. Allegro serioso (10mn 56s )
1 - 5 II. Adagio (5mn 01s )
1 - 6 III. Vivace (7mn 59s )
1 - 7 Andante and Scherzo capriccioso, Op. 16 (9mn 21s )
Ferdinand David
Concertos pour violon nos 4 et 5
Andante et Scherzo capriccioso
Fils d’un riche homme d’affaires, le violoniste
virtuose et compositeur allemand Ferdinand David
naquit à Hambourg le 19 juin 1810 (les vieux
dictionnaires donnent la date du 19 janvier, mais il semble
que ce soit une erreur). Coïncidence remarquable, il
vint au monde dans la maison où était né, un an plus
tôt, celui dont la carrière s’entremêla à la sienne : Felix
Mendelssohn. Comme ce dernier, il était juif de naissance,
même s’il se convertit, par la suite, au christianisme.
Très tôt, il montra un talent prodigieux. De 1823 à 1824,
il étudia à Kassel avec les violonistes-compositeurs
Louis Spohr et Moritz Hauptmann et, en 1825, il débuta
en public à Leipzig avec sa sœur Louise (1811–1850), pianiste
talentueuse. Dans les deux années suivantes, il joua
avec elle à Copenhague, Dresde et Berlin. En 1827–8, il
devint violoniste à l’orchestre du Königsstädtischen
Theater de Berlin, et ce fut à cette époque qu’il fit la
connaissance de Mendelssohn, avec qui il joua de la
musique de chambre. En 1829, en Dorpat en Livonie
(dans l’actuelle Tartou estonienne), il devint le premier
violon d’un quatuor à cordes entretenu par un riche
mécène, le baron von Liphardt (dont il épousera la fille
Sophie). S’étant désormais fait un nom comme violoniste
vedette, il partit en tournée jusqu’à Riga, Saint-
Pétersbourg et Moscou.
Passé cette période essentiellement russe, David répondit,
en 1835, à une offre de Mendelssohn, le nouveau
chef d’orchestre du Gewandhaus de Leipzig : il devint
Konzertmeister (premier violon et directeur de l’orchestre)
et le resta jusqu’à sa mort; il prit également en charge
la musique liturgique de la ville et, à partir de 1843, après
deux tournées en Angleterre, il devint professeur de violon
au Konservatorium, qui venait d’ouvrir. Sur son violon
Guarneri de 1742, David créa en 1845 le Concerto pour violon que Mendelssohn lui avait écrit (en le consultant
très largement pour la partie solo). La mort de
Mendelssohn, en 1847, lui porta un coup sévère—il tint
les cordons du poêle lors des funérailles. À la demande de
Paul, le frère de Mendelssohn, il collabora avec Moscheles,
Hauptmann et Julius Rietz à l’édition des manuscrits du
compositeur défunt.
Après la mort de Mendelssohn, David resta à Leipzig et
usa de son influence pour faire de cette ville le centre,
internationalement reconnu, du jeu de violon en Europe.
Joseph Joachim, August Wilhelmj, Henry Schradieck,
Ludwig Abel, Engelbert Röntgen (le père du compositeur
Julius Röntgen) et Alexander Ritter, le neveu de Wagner,
furent parmi ses nombreux élèves. Dans ses vingt dernières
années, il se concentra sur la direction d’orchestre—
souffrant de diverses affections nerveuses, la respiration
gênée par des douleurs à la poitrine, jouer du violon lui
était devenu difficile. Il mourut subitement d’une crise
cardiaque le 18 juillet 1873, alors qu’il se trouvait en
famille au glacier de Silvretta, près de Klosters, en Suisse.
Il écrivit une quarantaine d’œuvres, dont un opéra
intitulé Hans Wacht (qu’il retira au bout de deux représentations,
en 1852), deux symphonies, cinq concertos
pour violon, un sextuor à cordes, des quatuors, plusieurs
corpus de variations (parfois sur des hymnes nationaux),
mais aussi des volumes d’études pour le violon, des
œuvres chorales et quelques lieder. Ses deux concertinos,
l’un pour trombone et orchestre op. 4 (1837), l’autre pour
basson (ou alto) et orchestre op. 12—deux importantes
contributions à un répertoire restreint, surtout l’op. 4, une
des premières pièces pour trombone—sont prisés des
instrumentistes. On lui doit l’essentiel de la préservation
d’une très grande partie de la musique ancienne des
écoles italienne, française et allemande.
Il participa à l’édition d’œuvres de Haydn et de Beethoven, entre autres,
tout en agençant et en publiant, à des fins d’étude, de très
nombreuses pièces violonistiques du répertoire classique.
Il prépara les éditions des études de Kreutzer, Rode,
Fiorillo, Gaviniés et Paganini, des concertos de Kreutzer et
de Rode, et publia la première édition pratique des œuvres
pour violon solo de J. S. Bach, qu’il interpréta souvent en
concert. Son chef-d'œuvre éditorial demeure Die Hohe
Schule des Violinspiels : Werke Berühmter Meister des
17ten und 18ten Jahrhunderts, où se côtoient des œuvres
de compositeurs comme Porpora, Tartini, Vivaldi, Leclair
ou Bach.
Son jeu passait pour combiner les qualités émotionnelles
de Spohr avec le brio accru et la maîtrise technique
de ses contemporains. Mais être un virtuose de la plus
haute trempe ne lui faisait pas pour autant priser la
virtuosité pour la virtuosité et il faisait presque l’unanimité
parmi ses confrères compositeurs—Mendelssohn mais
aussi Berlioz et, plus tard, Brahms, par exemple. Reste
qu’il fut sûrement davantage admiré comme interprète
que comme compositeur et qu’il demeure surtout connu
pour ses activités éditoriales. Pourtant, ses œuvres eurent,
en leur temps, un succès considérable, et leur résurrection
nous révèle une musique fort séduisante, d’un
accomplissement phénoménal. Vu son étroite affinité avec
Mendelssohn, sa musique est, on ne s’en étonnera guère,
parfois passablement mendelssohnienne. Cela va jusqu’à
l’habile traitement des formes classiques, avec une palette
sonore un peu plus romantique, même si une amène
individualité est également à l’œuvre, pour une musique
riche d’esprit et de sentiment.
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