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Référence : CDA67768 0034571177687 - 1 CD 70:25 - DDD - Enregistré en juin 2009 en l'église St Andrew in Wells, Somerset - Notes en français, anglais et allemand En vente sur ce site depuis le 9 septembre 2010 Date parution numérique : 7 septembre 2010
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Bless the Lord, o my soul pour chœur & orgue (2000) Missa brevis pour chœur & orgue (2009) * I am the day pour chœur a capella (1999) Wellcome, all wonders in one sight! pour chœur a cappella (1990) The Star-Song pour chœur & orgue (2008) * The Three Kings pour 2 sopranos & chœur (2000) Run, shepherds, run! pour chœur a cappella avec la participation du public (2001) * Ecce beatam lucem pour chœur & orgue (1997) In beauty may I walk pour chœur a cappella (1998) * Seek him that maketh the seven stars pour soprano, chœur & orgue (1995) Into thy Hands pour chœur a cappella (1996)
* Premier enregistrement
Jonathan Vaughn, orgue Wells Cathedral Choir
Direction Matthew Owens
a beauté de ses messes et motets a autant contribué à la renommée de Jonathan Dove que ces déjà nombreux opéras. Les œuvres de ce programme lui ont été commandées par les plus grands chœurs d'abbaye d'Angleterre.
Une qualité d'écriture et une inspiration constante rendent ces pièces à la fois originales et tributaires de la grande tradition chorale anglaise.
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DOVE Jonathan Bless the Lord, o my soul 1 - 1 Bless the Lord, O my soul (5mn 43s )
Missa brevis 1 - 2 Kyrie (3mn 34s )
1 - 3 Gloria (3mn 50s )
1 - 4 Sanctus & Benedictus (2mn 43s )
1 - 5 Agnus Dei (3mn 32s )
1 - 6 I am the day (7mn 42s )
1 - 7 Wellcome, all wonders in one sight! (5mn 09s )
1 - 8 The Star-Song (3mn 23s )
The Three Kings 1 - 9 The Three Kings (4mn 54s )
1 - 10 Run, shepherds, run! (5mn 27s )
1 - 11 Ecce beatam lucem (6mn 55s )
1 - 12 In beauty may I walk (3mn 42s )
1 - 13 Seek him that maketh the seven stars (6mn 40s )
1 - 14 Into thy Hands (7mn 02s )
Jonathan Dove (né en 1959) est un compositeur aux talents extrêmement variés, surtout connu, peut-être, pour son remarquable ensemble d’opéras, allant de l’opéra-comique à grand succès Flight - l’histoire d’un groupe de personnes bloqué pendant vingt-quatre heures dans un aéroport - à des œuvres écrites exprès pour la télévision, des «community operas» et une série de partitions pour instruments d’époque. Dans un entretien accordé à Time Out en novembre 2009, il déclara : «Je me rappelle avoir lu The Hobbit, au début de mon adolescence, et m’être amusé à le traduire en musique au piano … Vers cette époque, j’ai aussi construit des théâtres miniatures de plus en plus sophistiqués - le dernier utilisa tout mon Meccano; il avait des lampes ultraviolettes et une scène hydraulique pivotante. » Guère surprenant, dès lors, que sa musique liturgique soit baignée d’un tel sens dramatique. Sa production chorale est énorme et les œuvres réunies ici montrent l’étendue et la variété de son imagination mais aussi sa réaction aux divers textes.
Cela ne ressort nulle part mieux que dans la première œuvre de ce disque, Bless the Lord, O my soul, une mise en musique du psaume 104 commandée par l’Eton Old Choristers’ Association pour célébrer le rôle des choristes dans la vie de l’école, depuis sa fondation par Henri VI en 1440. Il s’agit d’un dithyrambe caractérisé par des fioritures initiales à l’orgue et par une explosion de chant sans paroles (sur «Ah»), joyeux et canonique, qui forme la première entrée chorale. Puis la musique oscille entre les accords staccato piano accompagnant le premier verset choral, un travail organistique filigrané de l’ouverture et de gros accords forte avec le canon sans texte du chœur. La deuxième section («who coverest thyself with light») voit le chœur imiter la première phrase des trebles dans une autre progression canonique étoffée, par-dessous laquelle l’orgue développe la figure filigranée du début en un moto perpetuo. L’ouverture revient avec les premiers mots «Bless the Lord, O my soul», dont Dove a désormais presque fait un mantra. La dernière section gagne en volume, en intensité et en ferveur pour offrir à l’anthem une conclusion éblouissante.
Commande de la Cathedral Organists’ Association pour sa conférence de mai 2009, en la Wells Cathedral, la Missa brevis, l’œuvre la plus récente de ce disque, fut créée par le chœur de la cathédrale sous la direction de Matthew
Owens. Dove dut respecter plusieurs conditions : la musique devait être stimulante mais pas hors de portée d’un bon chœur d’église; intéressante mais accessible; sobre de proportions et en latin, avec accompagnement d’orgue. À la création, il fut reconnu d’emblée que Dove avait parfaitement jaugé la tâche. (Comme l’exigeait la commande, il signait là sa première messe liturgique.) À la conférence, vingt-cinq organistes de cathédrale s’engagèrent à la jouer, bientôt suivis par de nombreux autres.
Le Kyrie déroge un peu aux habitudes de Dove avec une plus grande linéarité, davantage de polyphonie et un développement plus important, atteignant un apogée vers la fin. La partie d’orgue est minimale et recourt au procédé des accords tenus pour lier les courtes phrases vocales. Les impressionnants accords en cluster et leur formation rappellent l’écriture organistique de Kenneth Leighton. Le Gloria est un genre de moto perpetuo, l’orgue installant une figure rythmiquement dansante dans les premières mesures. Le chœur chante des phrases brèves, dans différentes dynamiques, qui ne lâchent pas la ferveur rythmique jusqu’à ce que les mots «Agnus Dei, Filius Patris. Qui tollis peccata mundi, miserere nobis» autorisent un relâchement de la tension, encore que l’orgue, en dessous, maintienne l’élan. Un spectaculaire apogée est atteint à «Jesu Christe» (aux mots «Tu solus altissimus, Jesu Christe»), quand Dove envoie brillamment la musique en ré bémol majeur, à partir d’une tonalité en la majeur, après quoi le mouvement danse jusqu’à une conclusion étincelante. Le Sanctus & Benedictus poursuit la danse dans une sémillante musique à 5/8. La manière dont les accords d’orgue se construisent avant l’entrée chorale n’est pas sans rappeler la Missa brevis de Britten. Toutefois, là où ce dernier débouche droit sur une écriture carillonnante, Dove part sur une explosion en accords au mot «Sanctus», réservant son écriture chorale carillonnante au «Dominus Deus Sabaoth». L’Hosanna, à la fin, ramène les accords liminaires du mouvement.
L’Agnus Dei est formé par-dessus une pédale d’orgue, avec un mi grave tenu et un la, qui bouge seulement deux fois au cours du mouvement, provoquant, avec presque rien et pour un effet maximal, une irréversible augmentation de la tension. Passé six mesures d’introduction à l’orgue (une courte figure jouée par la main droite nous prépare à l’entrée chorale), le chœur chante de brèves phrases en accords. Le matériau organistique liminaire est réduit à quatre mesures pour l’entrée chorale suivante et le premier déplacement de la pédale. Puis le matériau de l’orgue est encore réduit à deux mesures et la pédale paroxystique passe d’ut à sol, avec le chœur qui chante vigoureusement l’«Agnus Dei» avant de s’effacer dans une répétition, façon mantra, des mots «dona nobis pacem». Un mouvement vraiment splendide et impressionnant.
Parmi les méthodes de développement des minimalistes actuels figure l’utilisation d’un motif qui est ensuite répété encore et encore avec un «lien» (une mélodie, par exemple) le conduisant à différentes hauteurs de son et régions tonales. Le contraste vient alors, en général, de ce qu’un autre motif répété est introduit, dans un autre climat, une autre dynamique. Ce modèle est celui d’I am the day, une œuvre a cappella qui met en musique un petit texte de l’Avent tiré du chapitre 22 de l’Apocalypse et décrivant la promesse de l’avènement de Jésus. Commande du Festival de Spitalfields, cette pièce fut créée en décembre 1999 et chantée pour la première fois par le chœur de Trinity College, Cambridge. Les éléments clés en sont la quiétude des premières mesures, à chanter
«avec mystère», et la musique qui vient ensuite, de type scherzo, « dansante et enjouée ». Dans la seconde section, l’élément mélodique de la première section est chanté par les basses tandis que les voix supérieures exécutent de brèves phrases empruntées à l’hymne de l’Avent O come,
O come Emmanuel. Voilà qui est très efficace : c’est un peu comme un lointain souvenir de l’hymne - une chose qu’on a en tête et qu’on essaye de se rappeler mais, comme avec une chanson populaire apprise au berceau, la mélodie refuse de se livrer complètement. Les deux éléments contrastifs reviennent avant qu’une conclusion pensive ne voie les sopranos et les altos aller doucement vers le ciel, comme l’encens qui s’élève.
Wellcome, all wonders in one sight! fut écrite à l’intention du South Wilts A Cappella (un chœur de la South Wilts Grammar School), pour qu’il la chante dans la cathédrale de Salisbury. C’est une mise en musique a cappella d’une section d’un vaste poème du poète métaphysique du XVIIe siècle, Richard Crashaw, intitulé «An Hymne of the Nativity, sung as by the shepherds». Dans ce texte, un chœur de bergers encourage les deux principaux personnages (également bergers), Tityrus et Thyrsis, à dire ce qu’ils ont vu à la naissance du Christ. Dove utilise une minuscule portion du chœur et juste un bout de strophe, celui où Tityrus et Thyrsis parlent ensemble («We saw thee in thy balmy nest»). Dove a écrit sur les images paradoxales de Crashaw, auxquelles il fut très réceptif : «L’éternité enfermée dans un petit espace de temps. L’été dans l’hiver, le jour dans la nuit» - ce qui traduit, avec une remarquable économie, la puissance de cet événement miraculeux.
Dove fait de la constante répétition des mots «wellcome wonder» un motif accompagnant qui balance comme le berceau et suggère, peut-être, la profonde crainte des bergers. Tout autour, les trebles, puis les premières basses et, plus tard encore, les ténors, chantent le texte complet en lignes superbement lyriques, «avec crainte», stipule Dove. Arrivé à la fin de la première section, que l’on retrouve au milieu et vers la conclusion, le compositeur déclenche un merveilleux coup de théâtre : aux mots «God in man», le flux est momentanément interrompu, toutes les voix sont dans l’aigu et dans une tonalité éloignée de ce qui précède immédiatement - un effet magique.
Comme Wellcome, all wonders, The Star-Song est une pièce de Noël recourant à plusieurs personnages pour forger un petit drame. Ici, il s’agit d’un dialogue entre l’étoile d’orient et un chœur (possible incarnation des bergers), un poème de Robert Herrick (1591–1674) dans lequel le chœur demande avec truculence où trouver le Christ. Il sera, suppose-t-on, dans des massifs de lis, dans «une arche de fleurs» ou encore «dans la joue rougissante du matin», etc. L’étoile oppose un «non» vigoureux et dit qu’il est simplement au sein de sa mère. Extatiques, les membres du chœur s’exclament alors «On le voit, on le voit!» et disent qu’ils vont lui offrir un «chant de Noël», «le choisir pour Roi et faire sa mère Reine» - un poème merveilleusement optimiste auquel Dove apporte une réponse simple et efficace. La partie d’orgue crée un effet rayonnant «brillant et scintillant», qui marque toute l’œuvre comme un nouveau moto perpetuo. Les ténors et les basses sont le chœur, les voix supérieures symbolisent l’étoile, mais tous chantent ensemble quand survient l’heure de la reconnaissance. L’usage d’un constant mètre à 7/8 maintient l’excitation bourdonnante et la conclusion s’évanouit simplement dans les airs.
Le chœur de King’s College, Cambridge commanda The Three Kings en 2000, pour l’édition annuelle de son Festival of Nine Lessons and Carols. Le choix de Dove se porta sur «The Three Kings», un fascinant poème de Dorothy L. Sayers, de style quasi médiéval et avec pour refrain «O balow, balow la lay / Gift for a baby King, O». Sayers portraiture ses trois rois aux trois âges de l’homme - la jeunesse, la fleur de l’âge et la grande vieillesse. Et c’est avec un tour peut-être inattendu qu’elle se démarque de l’imagerie populaire pour nous montrer le jeune roi dolent, qui apporte la myrrhe; le roi dans la fleur de l’âge est un prêtre solennel qui apporte l’encens, «triste et doux», et c’est le très vieux roi qui apporte les poignées d’or - non pas de l’argent mais des petits bijoux, des colifichets et des jouets scintillants pour un nouveau-né. Dove traduit simplement ces trois personnalités. Le premier roi est dévolu à deux trebles solo accompagnés par le chœur qui chante le refrain. Pour le roi suivant, le tempo s’accélère un peu mais les voix supérieures interprètent encore le texte descriptif pendant que le chœur exécute le refrain, en accompagnement. Le dernier roi est introduit mystérieusement mais, au débotté, Dove précipite la musique dans un énergique scherzo pour décrire les colifichets dorés et l’excitation de l’enfant qui les reçoit. La pièce s’achève dans une paisible réflexion.
Run, shepherds, run! est d’une toute autre conception et souligne combien Dove a le sens et le souci du drame et de la chose dramatique. C’est encore une commande du Festival de Spitalfields, cette fois pour célébrer la vie de Christopher Robert Vaughan, mort à presque quarante ans. Vaughan habitait Spitalfields et légua une partie de son domaine pour alimenter le programme «Learning and Participation» du Festival, dont il était par ailleurs mécène. (Pour honorer sa mémoire, Jonathan Dove se vit commander une autre œuvre, On Spital Fields, une cantate municipale.) Le poème - «The Angel’s Song», écrit par William Drummond de Hawthornden (1585–1649) et emprunté au recueil Flowers of Sion (les Fleurs de Sion) - est énergique et sert à merveille le propos de Dove. La musique a été conçue pour être jouée en faisant participer l’auditoire, qui doit commencer par apprendre son «refrain». En réalité, cette musique est fort complexe car le public est scindé à mesure que la pièce progresse, en deux puis en quatre parties, qui chantent chacune avec une section du chœur. Comme l’écrit Dove dans sa préface : «La division en quatre parties est un vrai défi pour le public : il peut en résulter un certain chaos joyeux mais cela fait partie intégrante du plaisir. » Ici, le Wells Cathedral Choir ne prend pas de tels risques : le Wells Cathedral School Chapel Choir, très entraîné, fait office de public et tout va bien!
Le thème principal, qui court de bout en bout, est également négocié par le public. Dove le traite de plusieurs manières et, avec imagination (et obligeance), le chœur chante puissamment les phrases du public, qui n’a plus qu’à l’imiter lorsqu’il fait son entrée. Cette pièce s’inspire beaucoup de A Boy was Born de Britten : les parties vocales se passent une figure vigoureuse constamment répétée, par-dessus laquelle survient une mélodie-lien en notes plus longues (assumée par le chœur de garçons chez Britten). Le résultat est absolument passionnant et bourré d’énergie.
Ralph Allwood, célèbre dispensateur d’influents cours choraux l’été, à Eton College, commanda à Dove un anthem pour son cours de 1997; ce sera Ecce beatam Lucem. Son texte, précise Dove dans une note liminaire, pourrait-être d’Alessandro Striggio (1540–1592), qui en fit un motet à quarante parties souvent couplé à celui, plus connu, de Tallis. C’est un poème extatique louant la lumière et sa source - le soleil, la lune et les étoiles, tous créés par Dieu. La musique est étayée par une série de figures claviéristiques rapides et sans cesse répétées, à l’orgue, quand le chœur évolue entre des phrases lyriques plus lentes et des figures rapidement imitatives lancées de voix en voix. La section finale («O mel et dulce nectar»), dans un climat ralenti, méditatif, mène aux splendides dernières mesures, «lentes et sereines», indique Dove.
In beauty may I walk a été composé comme cadeau de départ pour Anthony Whitworth Jones, grand défenseur de Dove, qui lui a commandé plusieurs oeuvres pour le Festival de Glyndebourne, notamment l’opéra Flight, à son départ de Glyndebourne en août 1998. C’est la mise en musique, simple et brève, d’un texte navajo anonyme traduit par le poète américain Jerome K. Rothenberg, qui fit un remarquable travail sur ce qui était presque intraduisible. Les Navajos sont une immense tribu d’Indiens d’Amérique du Nord et leur réserve (essentiellement en Arizona) est la plus vaste des États-Unis. Ils n’ont jamais cessé de parler leur langue, l’athabascan, qui n’est pas usitée en dehors de leur réserve. Jusqu’à récemment, c’était une langue non écrite. Sans alphabet ni symboles, elle reflète strictement leur mode de vie. Elle est complexe à comprendre pour les étrangers mais ses images peuvent être simples et fraîches, comme le montre la traduction de Rothenberg.
La réponse de Dove, tout aussi simple, utilise une phrase façon plain-chant, que les basses chantent, au début, comme une figure incessamment répétée, qui semble refléter et le primitivisme et une manière de ferveur religieuse. Une seconde section marquée «plus alerte», à chanter «à la façon d’un oiseau», voit les voix supérieures picoter aux mots «beautifully joyful». Les ténors et les basses se joignent aux autres et les phrases en valeurs allongées ramènent le goût du plain-chant, complètement réintroduit dans la section finale, qui se construit jusqu’à un imposant apogée et une conclusion sereine.
À propos de Seek him that maketh the seven stars (1995), Dove a écrit que «le thème de la lumière, celle des étoiles en particulier, est une source d’inspiration infinie pour les compositeurs». Cet anthem répond à une commande de la Royal Academy of Arts pour son service annuel en St James’s Church, Piccadilly (Londres) et Dove a pensé que ces images auraient un sens particulier pour des plasticiens. La partie d’orgue produit l’image musicale du ciel nocturne, avec ses étoiles scintillantes - une image qui, selon Dove, «pousse le chœur à se demander qui les a faites. Le refrain “Seek him” commence dans l’aspiration dévotionnelle mais se libère finalement en une danse joyeuse, avant de se reposer dans la sérénité».
Into thy hands fut commandée par la cathédrale de Salisbury pour le sept cent cinquantième anniversaire de la canonisation de St Edmond d’Abingdon (1175–1240), chanoine trésorier de Salisbury puis archevêque de Cantorbéry. On demanda à Dove un anthem mettant en musique des textes de St Edmond (au vrai, de deux prières), destiné à être chanté en l’abbaye française de Pontigny, où le saint est inhumé. Voici ce qu’a écrit Dove à propos de cette œuvre : «Sachant que l’édifice était très résonant, j’ai imaginé que l’écho ferait partie de la pièce et j’ai fait de la première prière une mise en musique spacieuse, qui permet au son de chaque phrase de se réverbérer. La seconde prière parle de pèlerinage et d’éternité, ce que la musique traduit en un calme cantique processionnel qui n’atteint aucune conclusion mais se livre, en vérité, simplement.»