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Référence : CDA67758 0034571177588 - 1 CD 72:16 - DDD - Enregistré du 7 au 9 juillet 2009 à l'Hôtel de ville de Melbourne en Australie - Notes en français, anglais et allemand En vente sur ce site depuis le 7 octobre 2010 Date parution numérique : 5 octobre 2010
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Giuseppe Verdi (1813–1901) était en train de
composer un grand opéra traditionnel quand son
exact contemporain Richard Wagner enfila les
chemins radicalement différents qui devaient le mener
au «drame en musique», un concept fusionnant les
éléments de l’opéra en un tout homogène, intégré. Aïda,
dont la première eut lieu au Caire en 1871, suivit de douze
ans l’achèvement de Tristan und Isolde. Sa Grande
marche, entendue ici dans un arrangement d’Edwin
Lemare et de Christopher Herrick, est tirée de l’Acte II,
scène 2, l’étonnant coeur de ce qui est sûrement l’un des
plus grands de tous les grands opéras. Sur scène, des
trompettes sonnent le retour de Radamès, le commandant
de l’armée égyptienne, triomphant après sa victoire sur
les Éthiopiens et, à ce moment-là du spectacle, on voit
l’armée victorieuse et ses captifs. La section centrale de
la marche repose sur l’une des plus célèbres mélodies
verdiennes : entendue d’abord en la bémol, Grandioso,
son élévation à si majeur conduit à une reprise et à une
splendide coda.
L’éminent chef de chœur Paul Spicer (né en 1952) est
peut-être surtout connu pour son travail avec les Finzi
Singers et le Birmingham Bach Choir, mais sa réputation
de compositeur et d’auteur va croissant. Son Fanfares
and Dances fut joué en octobre 2004 au mariage de
ses dédicataires, Nigel Potts et Liese Leyrer, célébré en
la St Peter’s-by-the-Sea Episcopal Church de Bay Shore
(New York). Marqué «lively and celebratory» («enjoué
et festif») et caractérisé par une harmonie haute en
couleurs, il alterne de majestueux passages à __ et des
épisodes dansants, où le jeu de tuba se délecte de mètres
irréguliers.
Natif de Liège, en Belgique, César Franck (1822–
1890) s’installa à Paris, où il devint professeur d’orgue au
Conservatoire et organiste de la basilique Sainte-Clotilde (dont l’orgue Cavaillé-Coll l’inspira beaucoup). Ses Trois
pièces pour orgue, la présente Pièce héroïque étant la
dernière, furent écrites pour l’inauguration du Trocadéro,
un palais mauresque érigé pour l’Exposition universelle
de 1878, sur le site de l’actuel Palais de Chaillot. De
couleur sombre et finement ciselé, le thème principal de
la Pièce héroïque, joué sous un incessant accompagnement
en accords, fait place à un pendant confiant,
régulier. Introduite par des notes façon timbales, la tranquille
section centrale a un thème de type choral,
subtilement écrit, en si mineur. Les timbales se font de
plus en plus insistantes et la réintroduction du thème
principal, ainsi qu’une bravache reprise de son pendant,
débouchent sur une coda en majeur où le «choral»
apparaît dans les sonorités cinglantes du grand jeu.
Iain Farrington (né en 1977), qui obtint une bourse
pour étudier l’orgue à St John’s College (Cambridge), est
l’un des plus importants compositeurs-interprètes de sa
génération. Son Animal Parade fut créée à St Lawrence
Jewry (Londres) en 2007 par celui qui en fut le
commanditaire et dédicataire, William Whitehead. Les
numéros 2 à 11 de ses douze mouvements dépeignent
des animaux (critiques inclus !). Dans le huitième mouvement
(Penguins), de frissonnants sextolets, d’ondoyants
glissandi et un accompagnement à la «oompah» rendent
brillamment la drôle de démarche des pingouins. Le
deuxième mouvement (Giraffes) est essentiellement un
Andante en la bémol majeur dont les amples phrases
sinueuses suggèrent la grâce particulière des girafes.
Quant au troisième mouvement (Barrel Organ Monkey),
il évoque habilement et les pas saccadés du petit singe
danseur et le séduisant côté peuple de l’orgue de Barbarie
qui l’accompagne.
[…]
Improvisation sur le nom de «Colette Morillon» - Petit Triptyque symphonique - Ballade improvisée - Improvisation sur un thème original - Improvisation sur l'Evangile de Saint Jean / Frédéric Blanc, orgue