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Référence : CDA67756 0034571177564 - 1 CD 71:35 - DDD - Enregistré du 8 au 11 janvier 2010 à All Hallows, Gospel Oak, Londres - Notes en français, anglais et allemand avec les textes chantés en langue originale et traduction anglaise En vente sur ce site depuis le 7 octobre 2010 Date parution numérique : 5 octobre 2010
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Cet enregistrement tourne autour d’un groupe
de compositeurs rattachés à l’École synodale de
chant de Moscou qui fut, au début du XXe siècle,
célèbre pour son chœur (d’hommes et de garçons).
Jusqu’aux tragiques événements de 1917, ces compositeurs
contribuèrent grandement à l’avenir de la musique
chorale russe qui, si elle ne fut jamais oubliée en Russie,
commence à être appréciée en Occident. La présence
de partitions de leurs devanciers—Piotr Tchaïkovski
(1840–1893), Nikolaï Rimski-Korsakov (1844–1908),
Milij Balakirev (1837–1910) et César Cui (1835–1918).
1879 fut l’année d’un incident fameux, lourd de
conséquences pour la musique liturgique russe : Piotr
Jürgenson, éditeur moscovite qui travaillait souvent
avec la Chapelle impériale, publia sans l’autorisation
de cette dernière—indispensable depuis l’époque de
Bortnianski—la Liturgie de saint Jean Chrysostome
de Tchaïkovski. Bakhmetev, le directeur de la Chapelle,
tenta de faire interdire cette publication mais Tchaïkovski
demanda, et obtint, l’aval du Sénat. Quoique très souvent
perçue comme trop «occidentale», cette œuvre peut être
considérée comme authentiquement russe d’esprit; elle
marque la fin de la domination allemande et le début
de l’étude, de la redécouverte du passé musical de l’Église
russe. Tchaïkovski lui-même s’attela plus sérieusement
au répertoire du chant sacré, et ses mises en musique
de la Vigile disent tout son souci de trouver un style à
la fois pertinent et véritablement liturgique. Le présent
enregistrement propose son saisissant Priidite, poklonimsya,
suivi du Trisagion (Trisviatoye) emprunté à sa
Liturgie (1879).
Rimski-Korsakov se montra pareillement soucieux
de l’héritage du chant monophonique, comme l’attestent
nombre de ses œuvres sacrées, remarquables mais désormais rarement interprétées, son Notre Père
tout simple étant l’exception qui confirme la règle : il est
connu bien au-delà du monde orthodoxe, dans son slavon
original et dans maintes autres langues. Les noms de
Balakirev et de Cui sont moins souvent associés à la
musique sacrée. Nommé, comme Rimski-Korsakov, à la
Chapelle de la cour impériale (il l’administra de 1883 à
1884), Balakirev nous laissa seulement neuf compositions
liturgiques, sans compter ses Penie pri Arkhiereiskom
(Chant pour le service de l’archevêque), aujourd’hui
perdus. Da molchit vsyakaya plot est l’hymne chantée
à la Grande Entrée (quand le célébrant fait passer le pain
et le vin, en procession, de la table préparatoire à celle de
l’autel), le Samedi saint. La version de Balakirev, publiée
en 1900, repose sur un chant de Kiev, entendu à la
voix de soprano. Cui ne s’intéressa à la musique sacrée
que vers la fin de sa vie. Pesn’ Presvyatïya Bogoroditsï
(Velichit dusha moya Gospoda) exprime en musique
le Magnificat chanté à matines dans le rite byzantin et
comportant le refrain «plus honorable que les chérubins
et incomparablement plus glorieuse que les séraphins,
[…] vraie mère de Dieu, nous te magnifions», pour
lequel Cui recourt à un matériau mélodique unificateur.
C’est une mise en musique théâtrale, au caractère tout
sauf spécifiquement russe (hormis l’écriture de basse
grave), davantage faite pour la salle de concerts que pour
l’église—elle n’en est pas moins remarquable, avec des
moments de toute beauté. Les dernières minutes sont
aussi magnifiques qu’inattendues.
[…]
Ludovic Tézier (Count Almaviva) - Barbara Frittoli (Countess Almaviva) - Luca Pisaroni (Figaro) - Isabel Rey (Susanna) - Marina Comparato (Cherubino)... Chorus and Orchestra of the Teatro Real - Jesús López Cobos, direction