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  • 1 CD Classique - CDA67687
  • Miklos Rosza - Bela Bartok

    Concertos pour alto

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Référence : CDA67687 0034571176871 - 1 CD 63:00 - DDD - Enregistré du 17 au 20 août 2009 au Grieghallen de Bergen - Notes en français, anglais et allemand
En vente sur ce site depuis le 7 octobre 2010
Date parution numérique : 5 octobre 2010
  • Pour commander par téléphone :
  • 0892 259 770 (0,34 €/mn)
  • From Outside France (only) please dial +331 49269770
    English spoken
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Miklós Rózsa (1907–1995)
Concerto pour alto & orchestre, op. 37 (1980–84)

Béla Bartók (1881–1945)
Concerto pour alto & orchestre, Sz 120 (édité et complété par Tibor Serly / 1945)

Tibor Serly (1901–1978)
Rhapsodie pour alto & orchestre sur des airs traditionnels hongrois harmonisés par Béla Bartók (1946–8)

Lawrence Power, alto
Orchestre Philharmonique de Bergen
Direction Andrew Litton

Détail des pistes :

ROSZA Miklos
Viola Concerto, Op. 37
1 - 1     I. Moderato assai (13mn 27s )    
1 - 2     II. Allegro giocoso (5mn 08s )    
1 - 3     III. Adagio (6mn 18s )    
1 - 4     IV. Allegro con spirito (7mn 38s )    

BARTOK Béla
Viola Concerto, Sz 120 (edited and completed by Tibor Serly)
1 - 5     I. Moderato (13mn 05s )    
1 - 6     II. Adagio religioso (4mn 04s )    
1 - 7     III. Allegro vivace (4mn 22s )    

SERLY Tibor
1 - 8     Rhapsody for viola and orchestra "on Hungarian Folk Tunes harmonized by Béla Bartók" (8mn 53s )    

Miklos Rosza - Bela Bartok
Œuvres pour alto et orchestre



     Après l’immense succès de son Concerto pour orchestre, créé à Boston en décembre 1944, Béla Bartók—dont la musique était relativement négligée depuis quelques années dans son exil américain— a commencé à être submergé de commandes d’œuvres nouvelles, dont il n’a pu réaliser que quelques-unes au cours des dix mois qui lui restaient à vivre. L’une de ces commandes émanait de l’éminent altiste William Primrose, qui avait été très impressionné par une exécution du Second Concerto pour violon de Bartók joué par Yehudi Menuhin.

    À la fin du mois de décembre ou au début du mois de janvier 1945 (la date précise est incertaine), Primrose a laissé entendre à Bartók qu’il aimerait lui commander un concerto pour alto et, au milieu du mois de janvier, le compositeur a accepté. On ignore dans quelle mesure il a travaillé à cette œuvre au cours des six premiers mois de 1945, car Bartók et sa femme ont tous deux été malades une grande partie de cette période ; dans une lettre à Primrose écrite le 5 août, Bartók disait qu’il avait presque perdu l’espoir de trouver des idées jusqu’à ce qu’ils réussissent à prendre des vacances d’été dans leur maison du lac Saranac. Mais, au milieu du mois de juillet, il avait commencé à ébaucher un concerto en quatre mouvements, « chaque mouvement … précédé d’une (courte) introduction récurrente (essentiellement en solo pour l’alto), une sorte de ritournelle ». Toutefois, cette lettre n’a pas été envoyée ; en fait, le 8 septembre, Bartók a écrit à Primrose pour lui dire que le concerto était « prêt en ébauche » et qu’il pourrait réaliser une grande partition d’orchestre « en cinq à six semaines ». Mais, moins de quinze jours plus tard, Bartók est tombé gravement malade et il est mort au West Side Hospital de New York, le 26 septembre.

    Tout en composant le Concerto pour alto, Bartók travaillait aussi—et semble-t-il de manière plus soutenue— à son Troisième Concerto pour piano, qu’il voulait offrir à sa femme, la pianiste Ditta Pásztory, comme cadeau d’anniversaire, afin qu’elle ait quelque chose à jouer s’il venait à mourir. Alors que la partition d’orchestre du concerto pour piano a été achevée à l’exception des dernières mesures, il n’est resté du Concerto pour alto que quelques esquisses et le brouillon d’une particelle plus ou moins complète (mais pas totalement), avec juste quelques indications d’orchestration, écrites sur quatre feuilles pliées (seize pages en tout, dont deux blanches ; aucune n’est numérotée). L’harmonie se limitait souvent à une sorte de code personnel, indiquant vaguement des ornements harmoniques ou mélodiques et, au lieu d’effacer les passages qu’il avait corrigés, Bartók avait noté les nouvelles versions dans la marge ou là où il y avait encore de la place. Comme l’a écrit le fils de Bartók, Peter, en 1994, il y avait quelques trous dans la composition et même l’ordre du matériel n’était pas clair à première vue : « Une grande partie des données essentielles n’existaient que dans l’esprit [de mon père] ; il avait dû prévoir de ne régler certains détails ou de ne procéder à certaines modifications qu’au moment de coucher vraiment l’œuvre sur le papier de la partition finale. »

    Ditta et Peter Bartók ont confié les matériels des deux concertos à Tibor Serly, qui avait été l’ami musicien hongrois le plus constant et fidèle de Bartók au cours des dernières années passées aux États-Unis, « pour examiner soigneusement ces manuscrits ». S’il a eu relativement peu de chose à faire pour compléter le Troisième Concerto pour piano (qui a été créé par György Sándor et l’Orchestre de Philadelphie en février 1946), l’élaboration d’une version jouable du Concerto pour alto était beaucoup plus complexe. Primrose (qui a lui-même édité la partie d’alto) n’a pu créer le texte de cette musique révisé par Serly que le 2 décembre 1949, avec l’Orchestre symphonique de Minneapolis sous la direction d’Antal Dorati. Il a été reconnu presque d’emblée comme l’une des contributions majeures à la littérature restreinte des concertos pour alto et constitue depuis lors une pierre angulaire du répertoire de cet instrument. On a ergoté sur divers points de détails à propos de la façon dont Serly a interprété les intentions de Bartók : en 1992, l’altiste Csaba Erdélyi a créé une nouvelle version de son cru et, en 1995, Peter Bartók a publié, avec le musicologue Paul Neubauer, une version révisée du concerto qui diffère sensiblement de celle de Serly à certains égards. Toutefois, en général, c’est la version de Serly qui reste la plus souvent jouée dans les salles de concert.

[…]

Calum Macdonald
Traduction Marie-Stella Pâris
© Hyperion 2010 – Reproduction interdite

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