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Référence : CDA30026 0034571300269 - 1 CD 57:32 - DDD - Enregistré du 28 au 30 janvier 1987 en la Cathédrale de Westminster - Notes en français, anglais et allemand avec les textes chantés en latin et traduction anglaise En vente sur ce site depuis le 7 octobre 2010 Date parution numérique : 5 octobre 2010
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Credo quod redemptor meus vivit
Taedet animam meam vitae meae
Ego sum resurrectio – Benedictus Dominus, Deus Israel
Missa Pro defunctis (Requiem) Versa est in luctum
Libera me, Domine, de morte aeterna
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VICTORIA Tomás Luis de Credo quod redemptor meus vivit 1 - 1 Credo quod Redemptor meus vivit (3mn 05s )
1 - 2 Taedet animam meam vitae meae (3mn 23s )
1 - 3 Ego sum resurrectio – Benedictus Dominus, Deus Israel (5mn 15s )
Missa Pro defunctis (Requiem) 1 - 4 Introitus. Requiem aeternam dona eis, Domine (6mn 52s )
1 - 5 Kyrie (3mn 14s )
1 - 6 Graduale. Requiem aeternam dona eis, Domine (3mn 04s )
1 - 7 Offertorium. Domine Jesu Christe, Rex gloriae (5mn 19s )
1 - 8 Sanctus (3mn 25s )
1 - 9 Agnus Dei (3mn 51s )
1 - 10 Communio. Lux aeterna luceat eis, Domine (4mn 43s )
1 - 11 Versa est in luctum (5mn 22s )
1 - 12 Libera me, Domine, de morte aeterna (9mn 55s )
Tomás Luis de Victoria Requiem Officium Defunctoum
L’Office des morts de Victoria contient sa seconde
Messe de Requiem, écrite pour chœur à six
voix. Considéré comme l’une de ses plus belles
compositions, le Requiem, comme on s’y réfère souvent,
est aussi l’une des dernières grandes œuvres de ce qu’on
appelle le style polyphonique de la Renaissance. Sous son
austérité raffinée, pleine de dignité, s’exprime une
conviction passionnée ; elle brille d’une ferveur extraordinaire,
dans une atmosphère musicale et spirituelle
qui reste sereine et pertinente au regard de ses exigences
liturgiques. Mais cette œuvre appelle quelques explications.
En 1583, dans les dernières années des quelque deux
décennies qu’il passa à Rome, le prêtre espagnol d’Avila
Tomás Luis de Victoria composa et publia un recueil de
messes contenant une Missa pro defunctis pour chœur à
quatre voix. Lorsque ce requiem fut réimprimé en 1592,
Victoria était établi à Madrid en tant que maître de chapelle
et chapelain de l’impératrice douairière Marie, sœur de
Philippe II et veuve de Maximilien II, qui s’était retirée au
couvent des Carmélites Déchaussées Royales de sainte
Claire. La fille de Marie, la princesse Marguerite, professe
dès 1584, était l’une des trente-trois carmélites du cloître,
dont l’office quotidien, la liturgie de l’office divin, était
rendu en musique par douze prêtres et quatre garçons
(puis six à partir de 1600).
L’impératrice mourut le 26 février 1603 et fut enterrée
dans le cloître du couvent trois jours plus tard. Les offices
religieux furent sans doute assez simples. Les grandes
obsèques eurent lieu les 22 et 23 avril en l’église Saint
Pierre et Saint Paul (où se dresse aujourd’hui la
cathédrale de Madrid). La chapelle du couvent était bien
trop petite pour le service commémoratif. On chanta les
vêpres de l’Office des Morts; le lendemain, à l’aube, les
matines des morts. Ensuite furent célébrées les laudes, la
Missa pro defunctis et la grand-messe solennelle des
morts. On avait placé le catafalque représentant l’impératrice Marie dans son cercueil entre le coro et le
maître-autel. Le roi Philippe III, revêtu de son habit de
deuil noir et argent, était entouré de sa cousine Marguerite,
la carmélite royale, et des dignitaires de l’église et de l’état
rassemblés dans ce qui pourrait aujourd’hui faire penser
à un tableau du Greco, pour assister à cette messe de
requiem célébrée selon l’ancien rite catholique.
C’est pour cet événement que Victoria écrivit son
second Requiem—ou plus précisément, comme il
l’intitula lui-même, son Office des Morts. À la musique de
la messe proprement dite, il ajouta un motet funèbre hors
du cadre de la stricte liturgie, un des grands textes latins
pour la cérémonie d’absoute succédant à la messe, et une
leçon supplémentaire pour les matines.
Publiée deux ans plus tard (Presse royale, Madrid,
1605), cette musique allait dès lors être révérée et
admirée; elle s’imposa en effet comme le requiem d’une
époque, marquant à la fois la fin du Siècle d’or de
l’Espagne et la fin de la musique de la Renaissance. Ce
devait être également la dernière œuvre du compositeur
lui-même—du moins la dernière qu’il publia.
On a dit qu’il s’agissait du chant du cygne de Victoria;
mais il est clair que le Cygneam Cantionem de la dédicace
fait référence à l’impératrice défunte. Victoria pouvait
difficilement savoir en 1603 ou 1605 qu’il allait mourir en
1611, à l’âge de soixante-trois ans. Dans la dédicace
figurant sur la page de titre de l’édition de 1605, il précise
clairement avoir composé cette musique pour «les
obsèques de votre très vénérée mère».
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