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  • Thomas Tallis

    Spem in alium & autres œuvres chorales (30 ans Hyperion)

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Référence : CDA30024 0034571300245 - 1 CD 58:56 - DDD - Enregistré du 5 au 7 juillet 1989 en la Cathédrale de Winchester - Notes en français, anglais et allemand avec les textes chantés en latin et traduction anglaise
En vente sur ce site depuis le 7 octobre 2010
Date parution numérique : 5 octobre 2010
  • Pour commander par téléphone :
  • 0892 259 770 (0,34 €/mn)
  • From Outside France (only) please dial +331 49269770
    English spoken
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Thomas Tallis (v.1505–1585)

O salutaris hostia
In ieiunio et fletu
Salvator mundi I
In manus tuas, Domine
Salvator mundi II
The Lamentations of Jeremiah I
O sacrum convivium
O nata lux de lumine
Te lucis ante terminum
The Lamentations of Jeremiah II
Spem in alium


Winchester Cathedral Choir
Direction David Hill

 

Détail des pistes :

TALLIS Thomas
1 - 1     O salutaris hostia (3mn 35s )    
1 - 2     In ieiunio et fletu (5mn 07s )    
1 - 3     Salvator mundi I (3mn 34s )    
1 - 4     In manus tuas, Domine (2mn 27s )    
1 - 5     Salvator mundi II (3mn 22s )    
1 - 6     The Lamentations of Jeremiah I (7mn 48s )    
1 - 7     O sacrum convivium (4mn 25s )    
1 - 8     O nata lux de lumine (1mn 58s )    
1 - 9     Te lucis ante terminum (2mn 21s )    
1 - 10     The Lamentations of Jeremiah II (13mn 15s )    
1 - 11     Spem in alium (11mn 04s )    

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Téléchargez le livret intégral en format PDF (application/pdf : 337 Ko)

Thomas Tallis
Spem in alium & autres œuvres chorales



    Thomas Tallis vécut certaines des années les plus tumultueuses du XVIe siècle. À sa mort, en 1585, il s’était vu commander une musique pour les rites catholiques sous Henri VIII (1509–1547) ; pour les services en langue vernaculaire anglaise sous Édouard VI (1547–1553) et pour la liturgie restaurée en latin sous Marie (1553–1558), avant de devoir composer des œuvres en latin et en anglais sous Élisabeth Ière (1558–1603), reflets de l’idiosyncrasie de la souveraine en matière de liturgie.

    Ce fut d’ailleurs cette idiosyncrasie qui permit une expérimentation musicale hardie. La fonction liturgique de la mise en musique de textes issus du rite catholique pouvait en effet être négligée pour les besoins d’une forme durchkomponiert, par exemple ; de même, les Magnificat et Nunc dimittis de l’Evensong réformé pouvaient être mis en musique avec des textes en latin. Le célèbre Spem in alium, qui est, liturgiquement, un répons extrait de l’Historia Iudith, illustre parfaitement la première de ces deux techniques. La structure répétitive du répons est totalement ignorée, et nulle référence n’est faite à sa mélodie grégorienne. Tallis transforme le texte en un motet durchkomponiert, mais un motet d’un genre extraordinaire. Nous pouvons dire que cette pièce à quarante voix résume à elle seule toute l’écriture chorale de l’Angleterre du XVIe siècle (et pas seulement du XVIe siècle) : techniquement, elle combine en un juste équilibre écriture contrapuntique dense et déclamation homophonique, exploitant avec une époustouflante virtuosité la moindre combinaison d’effets offerte par les quarante parties vocales. Mais elle est, naturellement, bien plus encore. Tour à tour humble et fière, suppliante et majestueuse, elle demeure confiante en son imploration du Créateur. Nous ignorons dans quelles circonstances elle vit le jour—peut-être était-elle destinée au quarantième anniversaire de la reine Marie (1556) ou de la reine Élisabeth (1573)  ; ou peut-être devait-elle rivaliser avec l’Ecce beatam lucem, à quarante voix, d’Alessandro Striggio.

[…]

Ivan Moody
Traduction Hyperion
© Hyperion 2010 – Reproduction interdite


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