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  • Johann Sebastian Bach

    Concertos pour clavier (30 ans Hyperion)

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Référence : CDA30003 0034571300030 - 1 CD 76:58 - DDD - Enregistré en février 2005 au Verbrugghen Hall du Conservatoire de Musique de Sydney (Australie) - Notes en français, anglais et allemand
En vente sur ce site depuis le 7 octobre 2010
Date parution numérique : 5 octobre 2010
  • Pour commander par téléphone :
  • 0892 259 770 (0,34 €/mn)
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    English spoken
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Johann Sebastian Bach (1685–1750)

Concertos pour clavecin (ici piano), cordes & basse continue
N° 1 en ré mineur, BWV 1052
N° 7 en sol mineur, BWV 1058

Concerto brandebourgeois n° 5 en ré majeur, BWV 1050 pour clavecin (ici piano), violon, flûte, cordes & continuo
Triple Concerto en la mineur, BWV 1044 pour flûte, violon, clavecin (ici piano) & cordes

Angela Hewitt, piano
Richard Tognetti, violon
Alison Mitchell, flûte
Australian Chamber Orchestra
Direction Richard Tognetti


 

Détail des pistes :

BACH Johann Sebastian
Keyboard Concerto No. 1 in D Minor, BWV 1052
1 - 1     I. Allegro (7mn 37s )    
1 - 2     II. Adagio (7mn 17s )    
1 - 3     III. Allegro (7mn 50s )    

Keyboard Concerto No. 7 in G minor, BWV 1058
1 - 4     I. (3mn 41s )    
1 - 5     II. Andante (6mn 34s )    
1 - 6     III. Allegro assai (3mn 50s )    

Brandenburg Concerto No. 5 in D major, BWV 1050
1 - 7     I. Allegro (9mn 41s )    
1 - 8     II. Affettuoso (5mn 02s )    
1 - 9     III. Allegro (5mn 14s )    

Triple Concerto in A minor, BWV 1044
1 - 10     I. Allegro (8mn 35s )    
1 - 11     II. Adagio ma non tanto e dolce (4mn 36s )    
1 - 12     III. Tempo di alla breve (6mn 56s )    

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Téléchargez le livret intégral en format PDF (application/pdf : 346 Ko)

Johann Sebastian Bach
Concertos pour clavier



    En 1723, lorsqu’il quitta son poste de Kapellmeister à la cour du prince Léopold d’Anhalt-Cöthen pour gagner la cité plus prestigieuse de Leipzig et devenir Kantor de la Thomaskirche, Johann Sebastian Bach n’avait aucune idée des difficultés qui l’attendaient. Il venait de passer six années fort heureuses à Cöthen, à composer de la musique surtout instrumentale, notamment les Concertos brandebourgeois, le premier volume du Clavier bien tempéré et les Suites françaises. Certes, il avait hésité avant d’accepter ce poste, car passer de Kapellmeister (chef d’orchestre) à Kantor (directeur de la musique liturgique) revenait à baisser de statut, mais il savait que Leipzig conviendrait mieux à l’éducation de ses enfants. La mort soudaine de sa première femme, en 1720, l’avait laissé seul avec trois fils et une fille (trois autres enfants, dont des jumeaux, étaient morts en bas âge), mais il se remaria un an plus tard avec Anna Magdalena Wülcken, une cantatrice de seize ans sa cadette, future mère de treize autres petits Bach. Ses revenus avaient beau avoir augmenté avec son installation à Leipzig, la cherté de la vie dans cette cité était un problème pour une si grande famille. De par ses fonctions de Kantor, Bach était responsable de la musique jouée à la maîtrise, à l’université et lors des événements municipaux. Mais personne, dans ces institutions, n’apprécia son génie (il se trouva même quelqu’un pour oser dire qu’il montrait « peu d’inclination au travail »), et leur pingrerie, leur étroitesse d’esprit lui furent une constante source de contrariétés.

     Aussi fut-ce certainement avec grand plaisir que Bach accepta en 1729 – il avait alors quarante-quatre ans – le poste de directeur du Collegium Musicum, une société de musique fondée en 1702 par Georg Philipp Telemann, à l’université de Leipzig. Composée d’un talentueux groupe d’étudiants en musique, probablement augmenté de professionnels lorsque nécessaire, cette société donnait ses concerts au café Zimmermann, un endroit populaire où les gens venaient fumer, boire et écouter de la musique agréable. En été, on jouait dehors. Le café devait être particulièrement bondé au printemps et à l’automne, lorsque Leipzig accueillait de nombreux marchands étrangers venus pour ses foires.

     Ces concerts informels ont dû offrir à Bach un changement bienvenu, loin de ses sempiternels problèmes à la Thomaskirche. Après être resté directeur pendant dix ans – dix ans au cours desquels il composa maintes œuvres profanes instrumentales –, il se concentra sur l’écriture de ses « sommes » : les Variations Goldberg, l’Offrande musicale et l’Art de la fugue.

     Les sept concertos pour clavier datent de ses dernières années à la tête du Collegium Musicum, même si plusieurs d’entre eux existent sous d’autres formes qui trouvèrent probablement leur origine à Cöthen. Avant 1710, Bach avait en effet copié sous forme de concertos (sa manière préférée d’apprendre de nouvelles choses) des œuvres d’Albinoni et de Telemann, avant d’adapter, dans les années qui suivirent, des concertos de Vivaldi, de Torelli et de Marcello, entre autres. Nous ignorons s’il composa ses propres concertos durant son séjour à Weimar (1708–1717), même si les Préludes des Suites anglaises montrent combien il avait assimilé le style du concerto italien. Ses premières œuvres connues dans ce genre, les fameux Concertos brandebourgeois (1721), furent écrites à Cöthen et offertes au margrave de Brandenburg, Christian Ludwig, auprès de qui il cherchait peut-être un emploi. Le margrave les laissa prendre la poussière jusqu’à sa mort, en 1734, date à laquelle – heureusement pour nous – Kirnberger, un élève de Bach, les récupéra.

[…]

Angela Hewitt
Traduction Hyperion
© Hyperion 2010 – Reproduction interdite


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