Imprimer cette page |
Envoyer à un ami |
Recevoir les nouveautés APR en RSS
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
a première grande dame du piano russe du XXe siècle fut sans doute Maria Yudina (1899 – 1970), un sac de nœuds de contradictions. Convertie à la foi orthodoxe, fervente avocate de la cause du peuple dès le début de la Révolution, féroce opposante au régime communiste, admirée à la folie par Staline qui lui conféra le prestigieux Prix Staline – qu’elle s’empressa d’aller offrir à l’Eglise pour « des prières éternelles pour les crimes de Staline » –, avocat inlassable de Bach et de Beethoven, mais aussi de Chostakovitch qui fut d’ailleurs son condisciple au Conservatoire…
Professeur au Conservatoire de Petrograd, et pourtant toujours à la limite du SDF, éternelle rebelle, voilà un bout de bonne femme d’une indomptable puissance.
Cela s’entend d’ailleurs dans son jeu de lionne, une palette de sonorités et d’humeurs d’une rare étendue, parfaitement adaptée à ces deux sonates de la dernière époque, mais aussi à sa tendre Sonate n° 12 avec son étonnante marche funèbre centrale – qui fut jouée, par une fanfare, lors des funérailles du compositeur !
La Sonate Hammerklavier, l’un des plus dangereux sommets pianistiques sur lequel tant de musiciens se sont cassé les dents, apparaît sous les doigts de Yudina comme une gigantesque symphonie pour piano solo : presque quarante minutes de durée, une délirante fugue finale, une architecture totalement en rupture avec ce qu’il était pensable de faire à l’époque… il faut effectivement un pianiste de la trempe de Yudina pour la maîtriser ainsi. Mais la Sonate Op. 101, également destinée au Hammerklavier selon les indications de Beethoven, exige autant de puissance, quand bien même sur une durée moitié moindre. Est-ce la raison de cette dimension plus modeste qui a fait qu’on ait réservé le terme de Hammerklavier à la seule Sonate Op. 106 ? Dommage… car il faut bien avouer que les sonates de Beethoven munies d’un nom, qu’il soit du fait du compositeur ou d’un éditeur ultérieur, jouissent d’une renommée bien supérieure. Injuste.
Enregistrements de 1954 et 58, d’une excellente tenue sonore qui rend pleinement justice à l’ampleur du geste de Yudina.
BRIL93900 - Paru le 17/09/2009
Détail des pistes :
BEETHOVEN Ludwig van
Piano Sonata No. 12 in A flat major, Op. 26
1 - 1 Andante con variazioni (7mn 06s )
1 - 2 Scherzo. Allegro molto (2mn 31s )
1 - 3 Marcia funebre sulla morte d’un Eroe. Maestoso andante (7mn 56s )
1 - 4 Allegro (2mn 31s )
Piano Sonata No. 28 in A major, Op. 101
1 - 5 Allegretto ma non troppo (3mn 24s )
1 - 6 Vivace alla marcia (5mn 33s )
1 - 7 Adagio ma non troppo, con affetto (2mn 47s )
1 - 8 Allegro (7mn 13s )
Piano Sonata No. 29 in B flat major, Op. 106, "Hammerklavier"
1 - 9 Allegro (10mn 17s )
1 - 10 Scherzo (Assai vivace) – Presto (2mn 38s )
1 - 11 Adagio sostenuto (13mn 03s )
1 - 12 Largo – Allegro – Allegro risoluto (11mn 37s )
Votre compte
Abonnez-vous au flux RSS Abeille News
Josef Greindl (Hermann) - Wolfgang Windgassen (Tannhäuser) - Dietrich Fischer-Dieskau (Wolfram von Eschenbach) - Gerhard Stolze (Wlather von der Vogelweide)... - Chor und Orchester der Bayreuther Festspiele - Wolfgang Sawallisch, direction
3CD00291 - Myto Historical
3 CD Classique
Paru le 12/01/2012
Haydn : Quatuor à cordes "Empereur" - Mozart : Quatuors à cordes, K465 & K428 / Quatuor Amadeus
ICAD5056 - Ica Classics
1 DVD vidéo Classique
Paru le 02/02/2012
Hora Staccato - Oh ! Mon Papa - C’est si bon - Retour à Sorrente - Qu’il fait bon vivre - Le vol du bourdon - Quel temps fait-il à Paris - Blues march - Fumée aux yeux - Mon ami, réveille-toi...