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  • 1 CD Classique - APR5573
  • Alfred Cortot

    Les derniers enregistrements (Volume 3)

5 de Diapason
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Référence : APR5573 5024709155736 - 1 CD 76:24 - ADD - Enregistré entre 1949 et 1951 (Chopin) et en 1950 (Mendelssohn) - Notes en français, anglais & allemand
En vente sur ce site depuis le 18 octobre 2007
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Frédéric Chopin (1810-1849)
Nocturnes
N° 2 en mi bémol majeur, op. 9 n° 2
N° 4 en fa majeur, op. 15 n° 1
N° 7 en ut dièse mineur, op. 27 n° 1
Études
Mi majeur, op. 10 n° 3
Ut dièse mineur, op. 10 n° 4
Fa mineur, op. 25 n° 2
Trois nouvelles études
Fa mineur
Ré bémol majeur
La bémol majeur
Barcarolle en fa dièse majeur, op. 60
Préludes
N° 15 en ré bémol majeur, op. 28
N° 25 en ut dièse mineur, op. 45
Berceuse en ré bémol majeur, op. 57
Valses
N° 3 en la mineur, op. 34 n° 2
N° 6 en ré bémol majeur, op. 64 n° 1 "Minute"
N° 9 en la bémol majeur, op. 69 n° 1
N° 11 en sol bémol majeur, op. 70 n° 1
N° 12 en fa mineur, op. 70 n° 2

Félix Mendelssohn (1809-1847)
Variations sérieuses en ré mineur, op. 54

Alfred Cortot (1877-1962), piano

hhh, Cortot… À une certaine époque, lorsque l’on parlait de pianiste français d’envergure mondiale, on pensait immédiatement à Casadesus et… Cortot. Entre-temps, certains aspects moins décoratifs de sa vie, liés à ses charges ministérielles au sein du gouvernement de Vichy durant la guerre, firent surface mais ici, il s’agit de musique, rien d’autre.
    Chacun appréciera à sa manière les étonnants « maniérismes » du pianiste – ils participent d’ailleurs à l’infinie souplesse de son jeu coulé – qui, il faut en convenir, les défend avec une cohérence extraordinaire. « Cortot a découvert l’opium de Chopin », disait Barenboïm, et cette phrase ambiguë décrit bien l’approche du pianiste vis-à-vis de ce répertoire qui vous glisse entre les doigts comme du sable.
    En ces enregistrements tardifs des années 50, Cortot n’a plus forcément à tous moments toute sa technique, mais il a vraiment toute sa tête et l’intelligence du discours est intacte et resplendissante, et sa vision quasi-orchestrale de Chopin est infiniment colorée et convaincante. Certes, il y a bien quelques décalages volontaires de la main droite par rapport à gauche, mais ils ne retirent en rien la force agissante de la palette d’inflexions et de nuances qui caractérisent son jeu. Si vous aimez l’infinie poésie de ce pianiste extraordinaire, vous serez royalement servis.
 
À découvrir autour de cet album :

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Piano

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Pologne

Les derniers enregistrements de Alfred Cortot
III




    Le second volume de cette série comprenait le Premier Livre des Préludes de Debussy enregistré par Alfred Cortot le 24 octobre 1949. Une seconde journée d’enregistrement, le 4 novembre 1949, regroupant à nouveau deux séances, fut entièrement consacrée à Chopin. Au total, sept faces de disque furent enregistrées et approuvées. Elles sont réunies ici avec les enregistrements de Chopin que Cortot réalisa en 1950 et 1951.

    L’ambitieux projet, réparti sur par moins de cinq séances étalées sur trois journées du mois d’octobre 1950, devait permettre d’enregistrer l’Invitation à la Danse de Weber, les Variations sérieuses de Mendelssohn et les Papillons de Schumann. Par ailleurs, il était prévu de ré-enregistrer le Prélude, Aria et Final de Franck, déjà gravé en 1947, mais qui avait été rejeté malgré l’approbation du pianiste (cet enregistrement inédit figure dans le second volume de cette série). Le temps restant devait être consacré à des pièces « populaires » de Chopin.
    Toutefois, David Bicknell, qui était à la tête du Département Classique de HMV et qui supervisait les séances, émettait de sérieuses réserves sur le jeu de Cortot depuis le retour du pianiste dans les studios d’Abbey Road après la guerre. En termes clairs, Bicknell considérait le projet comme peine perdue, estimant que la technique de Cortot, qui n’avait jamais été fiable, était désormais trop chancelante pour lui permettre de se confronter à un répertoire exigeant. Bien que Bicknell ait manifesté ses doutes avec beaucoup de véhémence auprès d’EMI, il se montra bien plus diplomate lorsqu’il communiquait avec Cortot, ce dont témoigne la lettre qu’il adressa au pianiste pour tenter de réduire le programme proposé en 1950. Bicknell y expliquait qu’il était « assez préoccupé par le fait que les [enregistrements prévus] concernent des œuvres substantielles qui, à l’exception de l’Invitation à la Danse, nécessiteront plusieurs disques. Le pouvoir d’achat du public est en déclin partout en Europe et, par conséquent, la demande pour des disques isolés est plus importante que pour des œuvres plus coûteuses. Je suggère donc que nous choisissions parmi des pièces courtes et populaires qui, j’en suis certain, figurent à votre répertoire. »

    Il faut préciser que c’est à cette même époque que les grands enregistrements de Furtwängler et Cantelli, Heifetz et Milstein, Rubinstein et Edwin Fischer, furent publiés sous l’étiquette Red Label « International » de HMV. Est-il possible que Cortot ait été trop occupé par ses tournées incessantes pour ne pas remarquer ces enregistrements pourtant lancés à grand renfort de publicité ? Probablement pas puisque, lorsqu’il arriva à Abbey Road en 1950, le travail fut consacré au programme qui avait déterminé initialement. Mais, comme le montre sa discographie, les séances s’avérèrent peu productives. Les œuvres de Schumann et Weber furent enregistrées mais demeurent inédites à ce jour. Les Variations de Mendelssohn, qui concluent ce volume, ne furent terminées qu’après la réalisation de nombreuses prises effectuées au cours de deux séances. On ne tenta même pas de ré-enregistrer le Franck et seules deux faces consacrées à Chopin furent gravées, dont une fut par la suite publiée. Quant à la dernière séance du 30 octobre, elle fut abandonnée. C’était une époque défavorable pour le pianiste alors âgé de soixante-treize ans qui s’était pourtant efforcé d’être « en forme », allant jusqu’à demander – chose inhabituelle – du temps pour travailler avant le début de l’enregistrement du 24 octobre.

    Ces déboires durent être particulièrement frustrants pour Cortot qui avait suggéré, quelques semaines auparavant, d’ajouter la Sonate funèbre de Chopin à la liste des œuvres à enregistrer. Dans une lettre adressée à Bicknell, il expliquait cette requête de façon émouvante : « La Sonate funèbre […] a, en réalité, été étroitement associée à chaque période de ma carrière et il s’agit d’une œuvre à propos de laquelle on a bien voulu dire que mon interprétation n’était pas dénuée d’intérêt ! [Il s’agirait également] d’un exemple pour les jeunes pianistes qui sont si peu empreints de l’esprit romantique. » On ne sait pas qu’elle fut la réponse de Bicknell.

    À la même époque, l’agent de Cortot au Royaume-Uni, Ibbs & Tillett, suggéra à Bicknell de lui faire enregistrer les six sonates pour violon de Bach avec Georges Enesco. Comme l’expliquait Mme Tillett, cette proposition permettrait d’aider Enesco : « Ils sont de très vieux amis et, d’après ce que Cortot m’a dit, Enesco n’est pas dans une très bonne situation financière. » Comme l’on pouvait s’y attendre, Bicknell déclina l'offre, expliquant « nous avons tant de violonistes sous contrat » (parmi lesquels sa propre femme, Gioconda de Vito).

    Malgré ces tribulations, quatre séances réparties sur deux jours furent allouées à Cortot en octobre 1951. Dans l’échange épistolaire qui porta sur le répertoire au cours des mois précédents les séances, Cortot demanda là encore à enregistrer les œuvres importantes de Chopin, sans ordre de préférence : toutes les Études, Ballades, Polonaises, Valses et Préludes ainsi que les Sonates Opp. 35 et 58. Il fit également remarquer avec ironie que « à tort ou à raison, je suis considéré comme l’interprète le plus qualifié du maître polonais et, si l’éventualité à laquelle mon âge me rapproche chaque année davantage se concrétise, il sera bientôt trop tard pour y remédier ! ». Impassible, David Bicknell opta pour les propositions plus ésotériques suggérées par Cortot : les Pièces pittoresques de Chabrier et des œuvres que le pianiste décrivit de façon intrigante comme « trois pièces inachevées de Debussy dont je possède le manuscrit ».
    Bien que les séances de 1951 devaient être supervisées par David Bicknell, lorsque Cortot arriva à Abbey Road, il découvrit un nouveau jeune directeur artistique : George Martin, dont le nom est désormais inextricablement lié à celui des Beatles ! En cette occasion, neuf faces de Chopin et deux de Schubert furent enregistrées sur bande, parmi lesquelles certaines furent gravées simultanément sur des matrices de 78 tours. Chabrier, Debussy et les œuvres de Chopin passèrent « à la trappe ».
    À cette époque (1951), le processus d’enregistrement était devenu plus complexe en raison de la concurrence de plusieurs formats différents sur le marché. Le 78 tours, évidemment condamné à disparaître mais qui se vendait encore, laissait sa place au vinyl. Mais allait-on opter pour le disque 45 tours de 17,5 cm – un format qui, étrangement, avait la faveur d’EMI – ou pour le 331/3 tours au format 25 ou 30 cm ? En conséquence, toutes les prises étaient désormais enregistrées sur bandes – mais comme des faces de 78 tours – tandis que d’autres étaient simultanément (et arbitrairement semble-t-il) gravées sur des matrices (ou « cires ») 78 tours. On ne tentait pas de monter deux prises sur bandes, ce qui semblerait aujourd’hui évident (et qui aurait permis de remédier à « l’accroc » qui défigure l’apogée centrale dans l’interprétation par ailleurs impressionnante de la Barcarolle).
    Ces enregistrements de 1951 furent publiés sous les trois différents formats même si presque tous ne restèrent que peu de temps au catalogue. Au Royaume-Uni, six faces furent publiées en 45 tours et/ou 78 tours tandis que les cinq autres ne furent disponibles qu’aux États-Unis sur 33 tours RCA. Ironiquement, celles-ci devinrent vite introuvables à la suite du divorce entre RCA Victor et EMI. Peu, voire aucun, de ces enregistrements n’ont été publiés en CD. Il a été possible de retrouver tous les titres datant de 1951 (Schubert figurera sur le Volume 4) grâce à la générosité de Malcolm Binns. (Comme nous l’avons indiqué dans les commentaires qui accompagnent les volumes précédents, de nombreux disques 78 tours de cette période étaient très bruyants en raison de la qualité médiocre de la matière première après la guerre comme en témoignent les Études de Chopin, le Prélude n° 15 et les Variations de Mendelssohn.).

    Deux Valses – Op. 64 n° 1 et Op. 69 n° 1 – furent enregistrées à plusieurs reprises à cette époque. Bien que seule la première des trois versions de l’Op. 64 n° 1 (1949) fut publiées, les deux versions de l’Op. 69 n° 1 (1949 et 1951) furent commercialisées, la première au Royaume-Uni, la seconde aux États-Unis. Les deux interprétations, malgré l’approche spontanée de Cortot, sont très proches même s’il existe de subtiles différences de nuances entre elles. Si les enregistrements réunis ici trahissent le déclin du vieux pianiste, elles ne font pas douter de son affinité pour Chopin. On est, par ailleurs, surpris par son approche de ce répertoire, notamment dans la Valse Op. 70 n° 1 de Chopin et les Variations de Mendelssohn. Tout autre pianiste de son âge connaissant les mêmes limites aurait sans doute opté pour une approche plus prudente. Pas Cortot !

Bryan Crimp
Traduction : Pierre-Martin Juban
© APR 2007 – Reproduction interdite

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