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  • 2 CD Classique - 866030001
  • Laurent Petitgirard

    Guru (Intégrale)

Qobuzissime Choc de Classica
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Référence : 866030001 0730099030076 - 2 CD 71:05 - 49:24 - DDD - Enregistré du 8 au 24 octobre 2010 au Studio Hungaroton à Budapest - Notes en français, anglais et allemand
En vente sur ce site depuis le 18 août 2011
Date parution numérique : 2 août 2011
  • Pour commander par téléphone :
  • 0892 259 770 (0,34 €/mn)
  • From Outside France (only) please dial +331 49269770
    English spoken
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Laurent Petitgirard (né en 1950)

Premier enregistrement mondial

Guru, opéra en trois actes (2006-2009)
Livret de Xavier Maurel sur une idée originale du compositeur
Commande du Ministère de la Culture et de la Communication
Le livret a reçu le soutien de la Fondation Beaumarchais


Hubert Claessens, baryton-basse (Guru)
Sonia Petrovna, rôle parlé (Marie)
Philippe Do, ténor (Victor, assistant de Guru)
Karen Wierzba, soprano (Iris, la femme de Guru, mère de l'enfant)
Philippe Kahn, basse (Carelli, l'homme de science de la secte)
Marie-Noële Vidal, alto (Marthe, la Mère de Guru)
Andrea Csereklyei (soprano), Sára Dezsö (mezzo-soprano), Gabriella Galbács (alto), Lajos Fodré (ténor), György Philipp (baryton), Kornél Mikecz (basse), nouveaux disciples de la secte
Ensemble vocal À La Carte
Chœur du Budapest Studio & Chœur d'Hommes de Honvéd
Orchestre Symphonique Hongrois de Budapest
Direction Laurent Petitgirard

lors que l’Amérique du Nord est coutumière de la création d’opéras contemporains – plusieurs compagnies en proposent chaque année – la vieille Europe reste assez timorée en la matière. Un peu d’ultra-avant-garde outre-Rhin, quelques stars internationales en France… Saluons donc le compositeur Laurent Petitgirard qui signe là son second opéra, après l’éclatant succès d’Elephant Man voici une dizaine d’années : Guru, dont le sujet dénonce les dérives religieuses sectaires qui ont entaché ces dernières décennies. L’événement principal auquel Petitgirard et son librettiste Xavier Maurel font allusion, c’est le suicide collectif de la secte du Temple du peuple en 1978, au Guyana, où près de mille personnes furent poussées à se donner la mort par leur gourou Jim Jones. Même huis clos étouffant, en particulier : le Temple du peuple s’était installé dans un endroit inaccessible de la jungle amazonienne, Petitgirard et Maurel transposent l’action sur une île – impossible de ne pas penser à L’Île du docteur Moreau de H. G. Wells, avec ses infernales expériences de manipulations de l’être humain.

    Petitgirard, qui a quand même signé quelque 120 partitions cinématographiques, sait parfaitement dérouler le tapis dramatique de sa musique ; si son langage se situe librement et délibérément dans la lignée de Stravinski, Messiaen (dans l’écriture chorale en particulier), Honegger, Prokofiev ou Poulenc, il n’en reste pas moins tout à fait personnel, d’une puissante évocation visuelle, et toujours magiquement orchestré. C’est le compositeur en personne qui dirige son ouvrage.

 

LAURENT PETITGIRARD
Guru (2006-2009)


    Opéra en 3 actes, pour orchestre symphonique, chœur mixte, ensemble vocal de six chanteurs, cinq chanteurs solistes et une comédienne (durée 2 heures).

     « Ne croyez pas que l’île de Guru, où des enfants « élus » sont martyrisés, où des adeptes dépouillés, affaiblis et avilis finissent par boire le mortel breuvage, où les faux prophètes et charlatans tombent dans leur propre piège entraînant derrière eux une cohorte de malheurs, ne croyez surtout pas que cette île soit si lointaine de chez vous.

     Par leur œuvre magistrale, Laurent Petitgirard et Xavier Maurel éveillent la conscience des hommes épris de liberté et d’espérance pour que jamais ils n’embarquent vers l’île de Guru ».

Georges Fenech
Président de la Miviludes
(Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires)




    Guru est un personnage charismatique, extrêmement intelligent, séducteur, manipulateur, au mysticisme dévoyé et à la sexualité exacerbée, avec une relation à l’argent et au pouvoir très troublé.

    Il règne sur une secte, à tendance “apocalyptique”, composée d’une cinquantaine d’adeptes retirés sur une île.

    L’opéra décrit le basculement vers la folie et la mort de ce personnage, qui oublie qu’il est l’inventeur de tout ce rituel et qui commence à se croire réellement “l’Elu”. Il perdra alors tout sens de la réalité, jusqu’à entraîner ses fidèles, ou ses proches, dans une spirale suicidaire, voir meurtrière.

    Dans cet univers de folie, le langage est le chant. Une seule femme, Marie, qui vient d’intégrer la secte au milieu d’un petit groupe de nouveaux adeptes, s’opposera à Guru. Etant donné qu’elle est la seule à ne pas entrer dans cette folie, elle ne chante pas, mais parle. Il s’agit donc d’un rôle réservé à une comédienne, entièrement écrit rythmiquement, ce qui implique une parfaite connaissance du solfège.

    Les autres personnages sont Iris, la compagne de Guru (mère de leur enfant qui va mourir faute de soin), Marthe, sa mère, Victor, son assistant et Carelli, l’inévitable caution scientifique. L’opéra se termine par un suicide collectif que Marie, qui sera la seule survivante, n’arrivera pas, malgré tous ses efforts, à empêcher.

    Si la mégalomanie du personnage de Guru, l’isolement de la secte et le terrifiant suicide de masse évoque Jim Jones et les 918 morts de la tragédie de Jonestown, les théories sous jacentes développées font plus référence à celles du « voyage après la mort physique » que l’on retrouve dans de nombreuses sectes.

    Guru se veut un opéra militant, avec le but assumé de dénoncer la manipulation mentale. Après en avoir défini les éléments essentiels du canevas, j’ai demandé à Xavier Maurel d’en écrire le livret. L’opéra, entamé en juin 2006, a été achevé en octobre 2009 et enregistré un an plus tard à Budapest.

Laurent Petitgirard
© Naxos 2011 - Reproduction interdite



ARGUMENT

    Les membres d’une secte vivent reclus sur une île, sous l’influence de Guru, leur maître à qui ils ont remis et leurs biens et le soin de guider leur vie. Autour de Guru, Marthe, sa mère, Iris, une adepte désormais délaissée de qui il a eu un enfant, ainsi que Victor et Carelli, respectivement « financier » et « scientifique » de l’organisation.

    Sur ses disciples, Guru exerce une autorité totale. Ils respectent scrupuleusement les règles de vie qu’il a édictées et, affaiblis, fanatisés, ne se nourrissent que d’une préparation de Carelli, à base d’eau de mer, censée les mener à la « transparence », ultime étape de sainteté avant le « grand voyage » (la mort, bien sûr).

    Quand l’ouvrage commence, de nouveaux adeptes viennent d’arriver sur l’île. Parmi eux, Marie, qui se tient à l’écart, observe et, surtout, refuse de chanter avec les autres (ce sera de bout en bout un rôle parlé, mais rythmiquement). Elle déclare ouvertement à Guru qu’elle est « venue pour le détruire ».

    Guru, sûr de lui jusqu’au délire, veut voir en Marie une épreuve qui lui est envoyée, et c’est avec stupeur que Marthe et Victor s’aperçoivent qu’il s’est maintenant pris à croire à son propre pouvoir et à ce qui reste pour eux une simple fumisterie destinée à abuser les esprits faibles.

    C’est dans ce contexte que l’enfant d’Iris, qui avait été déclaré sacré par Guru et qui, à ce titre, dépérissait, véritable icône vivante à peine nourrie, dans le sanctuaire de la secte, montre des signes de son agonie. Sous l’influence de Marie, les adeptes déstabilisés veulent s’opposer à la volonté de Guru et tenter de sauver l’enfant. Lorsqu’il meurt, Guru les retourne avec brio en empruntant aux thèses fantaisistes de Carelli la matière d’un galvanisant discours.

    L’événement cependant précipite les choses. Guru déclare que le « grand voyage » ne doit plus attendre et le fixe pour le lendemain. Il ordonne à tous de préparer et de se préparer à ce qui ne sera rien d’autre qu’un vaste suicide collectif.

    Iris, seule et désespérée par la mort de son enfant, se suicide la première, réussissant en quelque sorte par là à échapper à l’influence de Guru. Alors que, sous les ordres de Guru et de Carelli, tous se préparent à boire l’« eau préparée » qui doit les conduire vers la « vie véritable », Marthe, ramenée à la raison par la mort de l’enfant puis par celle d’Iris, tente de s’opposer, mais elle meurt des mains mêmes de son fils. Victor, qui tentait de fuir est ramené par des adeptes, et il meurt à son tour, lynché par la foule. Quant à Carelli, il est celui que Guru oblige à boire en premier. Il meurt dans d’atroces douleurs que Guru parvient à faire passer pour l’illumination promise.

    Guru, dans un ultime défi, laisse Marie prendre la parole, pour tenter de détourner les adeptes de son projet. Mais toute l’éloquence qu’elle déploie ne parvient à produire sur leur fanatisme que l’effet inverse, et à les convaincre au contraire de boire au plus vite. Ce qu’ils font, en effet, et, pris par d’insoutenables douleurs, ils meurent les uns après les autres, avec de déchirantes plaintes, sous les insultes de Guru qui leur enjoint de se montrer à la hauteur de l’élection dont par cet acte ils sont les objets (il devra même en forcer lui-même certains à avaler le poison)…

    Guru et Marie se font face maintenant parmi les derniers râles. Il veut la faire boire à son tour, mais elle le convainc qu’il doit boire avant elle, et qu’elle le suivra ensuite. Lorsqu’il est lui aussi terrassé par la douleur, Marie lui répond comme il a répondu lui-même aux adeptes. Il se jette à la mer, bientôt suivi par la dernière fiole de poison que Marie lance en hurlant son impuissance et son chagrin au milieu des cadavres…

Xavier Maurel
© Naxos 2011 - Reproduction interdite


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