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eter Philips fut le plus fameux compositeur anglais de son époque après Byrd, son aîné d'une génération. Le Sarum Consort présente chez Naxos les Cantiones Sacrae à Cinq et Huit Voix, avec un soin tout particulier accordé aux textures et aux émotions véhiculées par ces partitions à l'architecture puissante et aux riches couleurs.
Détail des pistes :
PHILIPS Peter
1 - 1 Christus resurgens (3mn 43s )
1 - 2 Disciplinam et sapientiam (2mn 23s )
1 - 3 Loquebantur variis linguis (2mn 46s )
1 - 4 Ne reminiscaris Domine (2mn 47s )
1 - 5 Gabriel angelus (3mn 02s )
1 - 6 Viae Syon lugent (3mn 07s )
1 - 7 Ave Jesu Christe (3mn 48s )
1 - 8 Pater noster (3mn 35s )
1 - 9 Beata Agnes (4mn 06s )
1 - 10 Elegerunt apostoli (3mn 15s )
1 - 11 Media vita in morte sumus (3mn 35s )
1 - 12 Ave regina caelorum (3mn 33s )
1 - 13 Ave gratia plena (2mn 55s )
Ecce vicit leo
1 - 14 Ecce vicit Leo (3mn 45s )
1 - 15 Ne timeas Maria (1mn 49s )
Gaude Maria virgo
1 - 16 Gaude Maria Virgo (3mn 02s )
1 - 17 Virgo prudentissima (3mn 34s )
1 - 18 Cum jucunditate (3mn 07s )
1 - 19 Salve Regina (2mn 47s )
Salve Regina
1 - 20 Eia ergo (3mn 07s )
Si Peter Philips est bel et bien né anglais, et qu’il vécut jusqu’à la vingtaine en Angleterre, il passa le plus clair de sa vie à Anvers et Bruxelles, ayant fui le climat anglais – moins pour son humidité que pour sa politique férocement anti-catholique, et Philips était catholique et entendait le rester. Après quelques années d’apprentissage en Italie, il se fixa dans la sphère flamande où il connut gloire et reconnaissance, au titre d’organiste, professeur et compositeur. Il nous a légué des dizaines d’œuvres chorales sacrées et profanes, de la musique pour clavier et des pièces pour divers instruments, que l’on commence à peine à redécouvrir, car Philips s’est longtemps trouvé dans l’ombre des contemporains Anglais restés en Angleterre, Byrd, Gibbons et Tallis en tête – dont la renommée s’est perpétuée au niveau national dès leur disparition.
Ayant vécu en Italie puis en Flandres, il est normal que Philips se trouve aux confluents de plusieurs influences stylistiques, qu’il a magistralement su intégrer à son langage : le flamboyant italien, le contrepoint d’Europe du Nord, et la richesse chatoyante à l’anglaise. Les présents motets datent des années 1612/13, dédiées à la Vierge Marie « pour la confirmation et l’amplification de la foi catholique romaine, et l’extirpation des hérétiques ». Tout un programme que l’auditeur n’est pas forcé de suivre : la musique, de toute beauté, ne semble rien vouloir ni confirmer, ni amplifier, ni extirper. Elle exprime joie, recueillement, tendresse et douceur.Votre compte
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