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près deux volumes fort remarqués, Gerard Schwarz revient à la musique pour orchestre de Rimsky-Korsakov. Le génie orchestral du compsiteur se révèle fortement dans ces suites opératiques, particulièrement dans la Suite du Coq d'Or, mais aussi dans La Demoiselle des Neiges, Mlada ou bien Sadko, sorte de condensés de ses opéras sous forme de somptueux poèmes symphoniques. Gerard Schwarz et l'Orchestre Symphonique de Seattle font sonner ces oeuvres de manière spectaculaire et grandiose.
Détail des pistes :
RIMSKY-KORSAKOV Nikolay Andreyevich
The Snow Maiden Suite
1 - 1 I. Introduction (4mn 44s )
1 - 2 II. Danse des oiseaux (Dance of the Birds) (2mn 44s )
1 - 3 III. Cortege (1mn 24s )
1 - 4 IV. Danse des bouffons (Dance of the Clowns) (3mn 37s )
1 - 5 Sadko, Musical Picture, Op. 5 (10mn 49s )
Mlada Suite
1 - 6 I. Introduction (3mn 17s )
1 - 7 II. Redowa (3mn 56s )
1 - 8 III. Lithuanian Dance (2mn )
1 - 9 IV. Indian Dance (4mn 14s )
1 - 10 V. Cortege (4mn 52s )
The Golden Cockerel Suite
1 - 11 I. King Dodon in his Palace (10mn 07s )
1 - 12 II. King Dodon on the Battlefield (5mn 38s )
1 - 13 III. King Dodon with Queen of Shemakhan (6mn 32s )
1 - 14 IV. Marriage Feast and Lamentable End of King Dodon (5mn 46s )
En fait, quelles œuvres de Rimski-Korsakov connaît-on vraiment bien ? Shéhérazade, la Grande Pâque russe et Le Vol du bourdon, et encore, ce dernier dans mille et une adaptations parfois d’un goût douteux. Ensuite, sa réécriture de Boris Godounov et de la Nuit sur le Mont-Chauve, ainsi naturellement que son rôle dans l’évolution de la vie musicale russe et la promotion de nouveaux compositeurs tels que Prokofiev et Stravinski. C’est bien peu, eu égard à l’invraisemblable richesse de son catalogue : opéras, symphonies, concertos, mélodies, musique de chambre… De ses opéras, dont les livrets reprennent souvent des contes de fées ou des personnages vaguement mythiques de l’histoire russe (la censure du tsar du jour sabrait sec dans tout sujet qui pourrait, de près ou de loin, critiquer l’establishment impérial ; le Coq d’or connut d’ailleurs ce sort), on ne connaît guère que quelques Suites : justement, en voici quatre, tirées d’ouvrages couvrant quasiment toute sa période créatrice, de Sadko (qui fut initialement conçu comme un poème symphonique en 1867, puis réutilisé dans l’opéra éponyme trente ans plus tard) jusqu’au Coq d’or de 1907, son ultime chef-d’œuvre de grande maturité.
Si les œuvres de la première période n’explorent pas encore la modernité harmonique qu’on lui connaîtra plus tard, elles démontrent l’incroyable flair qu’avait Rimski pour le coloris orchestral ; quant aux ouvrages plus tardifs, ils permettent de comprendre bien des tournures qu’a exploitées Stravinski, y compris dans le Sacre. En réalité, la musique de Rimski est d’une modernité absolument insoupçonnée ; il serait grand temps de lui reconnaître ce mérite, en plus de celui d’être un des plus grands compositeurs de son époque.Votre compte
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