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’écoute « à l’aveugle » de la 19e symphonie de Mieczyslav Weinberg ne permet guère de la dater de 1985 : on penserait éventuellement à des époques bien plus anciennes, l’Entre-deux-guerres peut-être, lorsque les compositeurs soviétiques n’avaient guère accès à la musique la plus échevelée de l’Ouest. Pourtant, Weinberg était parfaitement au courant de ce qui se faisait alors de l’autre côté du Rideau de fer, et c’est donc en toute connaissance de cause qu’il se refuse à adopter les diktats du tout-sériel que, d’ailleurs, bien des compositeurs ont alors déjà envoyé paître avec délectation. S’il faut chercher quelques sources, ce serait éventuellement du côté de Chostakovitch, mais du Chosta non-râpeux, non-éperdu, non-clown-triste ; plutôt du Chosta lyrique, un peu résigné, mais tellement profond. L’ouvrage s’articule en un seul mouvement d’une ample demi-heure, même si l’on peut distinguer trois grands segments d’une dizaine de minutes chaque ; la fin pourrait parfois évoquer Mahler dans ses orchestrations les plus légères, celles des Lieder.
Détail des pistes :
WEINBERG Mieczyslaw
Symphony No. 19, Op. 142, "The Bright May"
1 - 1 I. (11mn )
1 - 2 II. (12mn 54s )
1 - 3 III. (10mn 06s )
1 - 4 The Banners of Peace, Op. 143 (21mn 21s )
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