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élas pour le malheureux Ferdinand Ries, il se trouva toute sa vie dans l’ombre de son professeur, mentor, ami Beethoven – dont il fut également l’interprète, le factotum et parfois le souffre-douleur. Gageons que si le génial sourd n’avait pas vu le jour, Ries aurait occupé une place autrement importante dans le panthéon des grands musiciens ayant réalisé la jonction entre l’ère classique et le romantisme naissant. A son époque, Ries connut une gloire immense, tout autant comme pianiste que comme compositeur : on considérait sa musique comme sauvagement romantique ! L’auditeur saura se faire sa propre idée à l’écoute de son neuvième et dernier concerto (neuvième de ses concertos tous instruments confondu, huitième et dernier concerto pour piano, le premier étant pour violon) de 1832-33, déjà éloigné de Beethoven, plus proche du Schubert à venir ; surtout en comparaison avec le Second concerto (donc le premier concerto pour piano) de 1808, encore très inspiré de Weber et de Mozart et, naturellement, du grand mentor LvB.
Détail des pistes :
RIES Ferdinand
Piano Concerto No. 2 in E flat major, Op. 42
1 - 1 I. Allegro con brio (13mn 10s )
1 - 2 II. Larghetto (5mn 03s )
1 - 3 III. Rondo: Allegro non troppo (11mn 33s )
1 - 4 Introduction et Rondeau brillant, Op. 144 (17mn 48s )
Piano Concerto No. 9 in G minor, Op. 177
1 - 5 I. Allegro con brio (13mn 11s )
1 - 6 II. Larghetto con moto (7mn 20s )
1 - 7 III. Rondo: Allegretto (9mn 37s )
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