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ui se souvient de Robert Fuchs ? Peu de nos contemporains, il est vrai. Mais ses élèves au Conservatoire de Vienne ne l’ont jamais oublié : Mahler, Enescu, Schreker, Wolf, Zemlinsky et Sibelius, par exemple… Ni son ami et mentor Brahms, dont la dent dure était pourtant légendaire, mais qui appréciait fort la musique de Fuchs. Hélas, le personnage ne pratiquait guère l’autopromotion, et à une époque où l’on était néowagnérien ou néobrahmsien, ses œuvres délicates, transparentes, élégantes, n’avaient que peu de place. Finement équilibrées entre classicisme et romantisme moderne, ses sérénades sont de magnifiques perles d’écriture et d’architecture.
Les deux Sérénades, datant respectivement de 1874 et 1876, trahiraient volontiers l’influence de Dvořák, mais les œuvres de Fuchs étaient là en premier. De là à voir en lui un précurseur négligé, il n’y a qu’un pas que nous proposons de franchir allègrement. D’autant que l’écoute de l’Andante grazioso, écrit en 1900, témoigne de la considérable évolution de Fuchs vers la modernité d’alors. Hélas, il devait vivre jusqu’en 1927, mais en restant ancré dans son romantisme tardif alors qu’autour de lui faisait déjà rage la Seconde école de Vienne, qui le laissa totalement au bord du chemin. Cela dit, Schönberg aimait beaucoup la musique de Fuchs et semble avoir beaucoup appris de son écriture de cordes !
Détail des pistes :
FUCHS Robert
1 - 1 I. Andante (2mn 50s )
1 - 2 II. Tempo di menuetto (3mn 54s )
1 - 3 III. Allegro scherzando (4mn 37s )
1 - 4 IV. Adagio - Con molto espressione (3mn 12s )
1 - 5 V. Finale: Allegro (5mn 07s )
1 - 6 I. Allegretto (2mn 57s )
1 - 7 II. Larghetto (5mn 58s )
1 - 8 III. Allegro risoluto (3mn 06s )
1 - 9 IV. Finale: Presto (4mn 04s )
1 - 10 Andante grazioso and Capriccio, Op. 63 (7mn 14s )
1 - 11 Capriccio (10mn 20s )
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