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  • 1 CD Classique - 8570964
  • Camille Saint-Saëns

    Musique pour instruments à vent

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Référence : 8570964 0747313096473 - 1 CD 64:23 - DDD - Enregistré du 6 au 9 juin 2008 au Studio Glenn Gould de Toronto - Notes en français et anglais
En vente sur ce site depuis le 16 décembre 2010
Date parution numérique : 7 décembre 2010
  • Pour commander par téléphone :
  • 0892 259 770 (0,34 €/mn)
  • From Outside France (only) please dial +331 49269770
    English spoken
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Camille Saint-Saëns (1835–1921)

Caprice sur des airs danois et russes pour flûte, hautbois, clarinette & piano, op. 79
Sonate pour clarinette en mi bémol majeur, op. 167
Sonate pour hautbois en ré majeur, op. 166
Sonate pour basson en sol majeur, op. 168
Romance en mi majeur, op. 67 (arr. pour cor & piano)
Tarentelle pour flûte, clarinette & piano, op. 6

Canada’s National Arts Centre Wind Quintet
(Joanna G’froerer, flûte - Charles Hamann, hautbois - Christopher Millard, basson - Kimball Sykes, clarinette - Lawrence Vine, cor)
Stephane Lemelin, piano

et enregistrement présente des oeuvres de jeunesse pour vents, de Camille Saint-Saëns. Le National Arts Centre Wind Quintet, ensemble canadien, accompagne le pianiste Stéphane Lémelin, lauréat du conocours Casadesus, dans ces pièces charmantes et douces.
 

Camile Saint-Saëns
Musique pour instruments à vent



     Camille Saint-Saëns fut l’un des musiciens les plus talentueux de son époque, compositeur prolifique, champion de la musique française et l’un des plus grands pianistes et organistes du XIXe siècle. C’était aussi un écrivain et érudit respecté, et un mathématicien et astronome amateur doué. Au début de sa carrière, dans les années 1850, on le célébrait comme le jeune compositeur français le plus brillant de son époque, qui remporta de prestigieux concours de composition et s’attira le soutien de certains des plus célèbres compositeurs d’alors, Rossini et Berlioz.

    Malgré toutes ces prouesses, Saint-Saëns était considéré comme insensible et conservateur par certains de ses contemporains. A la fin de sa vie, dans les années 1900, bon nombre des compositeurs français de premier plan de l’heure – comme Debussy – le jugeaient vieux jeu et réactionnaire. Ses œuvres les plus célèbres telles que le Carnaval des Animaux et la Symphonie pour orgue étaient taxées de populisme et de frivolité, cherchant plus à plaire aux foules qu’à créer sérieusement. Et ce n’est pas là le seul paradoxe de la musique de Saint-Saëns. Il idolâtrait les compositeurs du monde germanophone, Bach et Mozart notamment, et fut l’un des premiers musiciens à faire connaître Wagner au public français. Pourtant, alors qu’il était au faîte de sa carrière durant les années 1870 et 1880, il promouvait sans relâche la nouvelle musique française, et pendant la Première Guerre mondiale, il soutint qu’il fallait suspendre toutes les exécutions de musique allemande à Paris.

    Sa vie privée aussi fut étrangement contradictoire : l’un de ses plus brillants disciples fut Gabriel Fauré (dont le Requiem est si célèbre), et pour l’épouse et les enfants de Fauré, il devait demeurer l’équivalent d’un oncle débonnaire. En revanche, sa propre vie de famille fut marquée du sceau de la tragédie, et il abandonna son épouse au bout de trois ans de vie commune pour ne plus jamais lui adresser la parole. Le point de vue de Saint- Saëns sur ces conflits et ces contradictions était simple : “Je suis un esprit éclectique. C’est peut-être un défaut mais je n’y peux rien changer ; on ne peut pas refaire sa propre personnalité.

    Les cinq morceaux qui figurent sur cet enregistrement couvrent une bonne partie de l’existence passionnante et variée de Saint-Saëns. Ils renferment certaines de ses plus belles pages pour petits ensembles ‘de chambre’, domaine musical pour lequel Saint-Saëns composa souvent pendant sa longue vie, et ils constituent certaines de ses œuvres les plus importantes en la matière.

    La plus ancienne, la Tarentelle pour flûte, clarinette et piano, écrite à l’origine pour flûte, clarinette et orchestre de cordes, date de 1857. Alors âgé de 22 ans, Saint-Saëns était le grand favori du milieu musical parisien ; il avait été nommé organiste de l’église de la Madeleine, l’un des emplois musicaux les plus prestigieux de France, et il venait de rentrer d’un voyage en Italie qui avait stimulé son inspiration (au départ, la ‘Tarentelle’ est une danse effrénée du sud de l’Italie qui imite les effets d’une piqûre de tarentule). C’est une page rapide, virtuose et pleine des flamboiements qui caractérisaient Saint-Saëns, tout à fait la musique d’un jeune homme sûr de lui.

    La Romance pour cor et piano et le Caprice sur des airs danois et russes pour flûte, hautbois, clarinette et piano furent écrits en 1885-86, à l’époque de la célèbre Symphonie pour orgue et du fameux Carnaval des Animaux. Saint-Saëns était en pleine possession de ses moyens et vivait sa période la plus faste depuis plus de vingt ans. Sa désastreuse union venait de prendre fin, et on le fêtait à Paris et à Londres à la suite de plusieurs voyages en Angleterre couronnés de succès. L’état français l’avait fait Officier de la Légion d’Honneur et ses deux derniers opéras avaient été des triomphes, tant du point de vue musical que financier. Il était également Président de la Société Nationale de Musique, le cercle de musiciens le plus important de France, voué à la promotion de la musique et des compositeurs français.

    Les deux morceaux regorgent de sa hâblerie typique de cette époque. La Romance utilise la sonorité naturellement noble du cor pour formuler certaines des pages les plus affirmées et séduisantes de Saint-Saëns. Le Caprice débute avec une majesté similaire par une série d’éclats du piano et les fanfares des instruments à vent. Il s’installe alors dans une série de mélodies envoûtantes ponctuées de passages virtuoses et d’imposantes déclarations, suivies d’une brève fanfare finale pour clore le tout. Ces deux ouvrages présentent d’autres traits caractéristiques de Saint-Saëns. Généralement, dans la musique pour piano et instruments solistes, le piano joue les utilités, fournissant les fondations sur lesquelles les autres parties édifient leurs mélodies, mais Saint-Saëns le pianiste occupe le devant de la scène pendant tout le déroulement de la Romance et du Caprice, avec pour le piano quelques parties qui, fait typique, sont aussi magnifiques que virtuoses.

    Les Sonates pour clarinette, hautbois et basson, toutes avec piano, furent écrites en 1921, dernière année de la vie de Saint-Saëns, et comptent parmi ses œuvres les plus importantes. Il semble qu’il ait rencontré moins de succès durant ses dernières années qu’au cours de périodes antérieures de sa vie. Il continua néanmoins de mener une belle carrière d’interprète, notamment en Angleterre puis aux USA, où il fut accueilli en héros lors d’une tournée effectuée en 1915, mais sa musique était tombée en désuétude dans sa France natale. Les compositeurs de son pays, et notamment Debussy et Ravel, y développaient un langage musical nouveau, résolument moderne. En 1913, quelques années seulement auparavant, les harmonies et les rythmes novateurs du ballet de Stravinski Le Sacre du printemps avaient presque provoqué une émeute dans le théâtre parisien où l’ouvrage fut donné. Dans la Vienne de Mozart, certains musiciens avaient opéré une rupture totale avec la musique traditionnelle de Bach, Beethoven et Brahms et créé des règles de composition entièrement nouvelles. La Première Guerre mondiale jeta elle aussi un sombre voile sur les compositeurs de l’époque, et l’incertitude économique et politique régnait en maître. Les dernières décennies romantiques du XIXe siècle s’étaient envolées et le temps où l’Europe avait joui d’une paix et d’une prospérité relatives était révolu.

    La réaction de Saint-Saëns dans ce contexte fut de se draper dans un style de musique plus austère et plus manifestement française, ce qui est évident à l’écoute de ces trois dernières sonates. Les flamboiements et les fanfares romantiques ne sont plus, remplacés par des lignes épurées pour l’instrument soliste et un accompagnement de piano plus léger. Saint-Saëns est sans doute moins enclin à déployer son prodigieux talent, se souciant plus de créer des pages belles, calmes et simples.

     Le meilleur exemple de ce calme et de cette austérité est la manière dont Saint-Saëns structure la Sonate pour basson, dernier des trois ouvrages. Les sonates obéissent souvent à un schéma bien rodé de trois mouvements, avec un premier volet assuré et entraînant, un mouvement central lent et un finale rapide. Pour ce morceau, sans doute l’une de ses deux ultimes compositions, Saint-Saëns prend ce modèle à contrepied : un premier mouvement rapide est suivi d’un deuxième encore plus leste, puis le dernier mouvement est marqué Molto adagio. Peut-être ce dernier mouvement est-il une sorte de chant du cygne pour Saint-Saëns, l’adieu d’un compositeur qui était alors considéré comme une relique du passé. Dans ce cas, c’est peut-être le Saint-Saëns des années 1880, célébré comme le plus grand des musiciens français, qui n’a pas pu résister à une dernière fanfare, couronnant ce sombre adieu d’un dernier et bref flamboiement.

Matthew Swann
Traduction française de David Ylla-Somers
© Naxos 2010 – Reproduction interdite

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