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imon Mayr est né entre Mozart et Beethoven, mais il est mort l’année de la naissance de Fauré, 1845 ! Une longue carrière donc, couronnée d’immenses succès de son vivant : les commandes affluaient de toutes parts, et sans doute son nom aurait-il été plus célèbre à notre époque s’il avait accepté l’un des nombreux postes prestigieux qui lui avaient été offerts (les cours de Vienne, Saint-Pétersbourg, Lisbonne, Londres, Milan, Dresde et même Paris à la cour de Napoléon Ier), alors qu’il préféra toute sa vie garder le simple emploi de maître chapelle à Bergame.
C’est lui qui introduisit Beethoven, Mozart et Haydn dans l’Italie du Nord, c’est lui qui fonda une institution destinée à aider les musiciens nécessiteux et leurs familles, c’est encore lui qui fonda une école de musique destinée à des enfants de famille pauvre – à cette occasion, il découvrit le talent du jeune Donizetti qui devait lui témoigner une reconnaissance éternelle toute sa vie –. Un beau personnage donc, profondément humain, profondément musicien aussi.
Jusqu’à l’arrivée sur le « marché » de Rossini, Mayr travailla pour l’opéra – quelque 70 œuvres lyriques en tout dans son catalogue qui compte dans les six cent opus –, avant de se replier prudemment sur la musique sacrée. Voici donc l’un de ses oratorios, écrit vers 1790, sur un sujet sacré, le mariage de Tobie inspiré du Livre de Tobie. Si le sujet ne manque pas de sérieux (on y loue les vertus du mariage, de la prière, du jeûne, de la charité, de la piété filiale), la musique n’hésite pas à présenter ces éléments dans un écrin assez léger, issu de l’opéra mozartien et de l’oratorio à la Haydn – mais chanté en latin quand même ! On dit que Mayr est le chaînon manquant entre Mozart et Rossini : possible, mais on peut également y voir une certaine influence de Gluck et naturellement de Paisiello.
Un superbe enregistrement en tous les cas, réalisé d’après les sources les plus fiables rassemblées par Franz Hauk après un véritable travail de fourmi.
Détail des pistes :
MAYR Simon
Tobiae matrimonium
1 - 1 Partie I : Ouverture (4mn 32s )
1 - 2 Partie I : "O filia misera" (2mn 19s )
1 - 3 Partie I : Récitatif "Ne plangatis o chari" (49s )
1 - 4 Partie I : Air "Non amplius tormentum" (2mn 31s )
1 - 5 Partie I : Récitatif "O mater mea!" (34s )
1 - 6 Partie I : Duo "Aura sonat, unda murmurat" (5mn 17s )
1 - 7 Partie I : Récitatif "En pedes meos" (1mn 08s )
1 - 8 Partie I : Récitatif "Pater… pater…" (1mn 24s )
1 - 9 Partie I : Quatuor "Dulci motu palpitando" (4mn 04s )
1 - 10 Partie I : Récitatif "Tobias nepos dilecte!" (40s )
1 - 11 Partie I : Récitatif "Nec vana verba tua" (51s )
1 - 12 Partie I : Récitatif "Quidnam o coeli!" (33s )
1 - 13 Partie I : Air "Agitata, incerta, oppressa" (4mn 24s )
1 - 14 Partie I : Récitatif "Cur tanta poena sua?" (50s )
1 - 15 Partie I : Récitatif "Vere felix Tobias!" (3mn 29s )
1 - 16 Partie I : Duo "O momentum fortunatum" (4mn 49s )
1 - 17 Partie I : Récitatif "Tobias, amice egisti?" (33s )
1 - 18 Partie I : Récitatif "Vade, vade Tobias" (1mn 50s )
1 - 19 Partie I : Air "Cedit ipsa? … est mea …quis timor!" (3mn 33s )
1 - 20 Partie I : Récitatif "Misera! Quo vado?" (1mn 32s )
1 - 21 Partie I : Duo "Vivam semper sponsae unitus" (3mn 41s )
1 - 22 Partie I : Récitatif "O vere felix pater" (1mn 01s )
1 - 23 Partie I : "Vive sponse, sponsa vive" (5mn 59s )
2 - 1 Partie II : "Da pacem poenae tuae" (53s )
2 - 2 Partie II : "Ah tacete, tacete" (25s )
2 - 3 Partie II : "Tenero patri amanti" (3mn )
2 - 4 Partie II : "Tempus accedit" (22s )
2 - 5 Partie II : "Veni, sponsa dilecta" (1mn 58s )
2 - 6 Partie II : "O Deus, vocem audi dolentem" (1mn 18s )
2 - 7 Partie II : "Tu, cui servi sunt terrae" (4mn 39s )
2 - 8 Partie II : "Quam animatus sum!" (2mn 06s )
2 - 9 Partie II : "Veni, monstrum, non pavesco" (6mn 13s )
2 - 10 Partie II : "En religavi monstrum" (20s )
2 - 11 Partie II : "Siste. Quid?" (34s )
2 - 12 Partie II : "Serena cor turbatum" (3mn 27s )
2 - 13 Partie II : "Sine, o crudelis, me" (4mn 27s )
2 - 14 Partie II : "Terge, o chara, tuas pupillas" (5mn 43s )
2 - 15 Partie II : "Troppo chiaro si vede" (26s )
2 - 16 Partie II : "Non ha l’umana vita" (2mn 42s )

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HSACD32505 - Hungaroton Classics
1 SACD Hybride Classique
Paru le 04/03/2010
Léon Berben, aux orgues Arp Schnitger de St. Jacobi, Hamburg (1689-93) et de St. Georg, Weener (1709)
Sonates pour violon op.12 n°1 à 3 – Rondo WoO 41 / Hiro Kurosaki, violon - Linda Nicholson, pianoforte