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a Symphonie n°4 d'Howard Hanson est une sorte de Requiem en l'honneur de son propre père, qui commence dans la turbulence pour finir dans la simplicité. La Cinquième Symphonie évoque aussi une image religieuse, sur un canevas à l'atmosphère riche, et très structuré, où l'on retrouve son admiration pour Serge Koussevitzky. Le Seattle Symphony dirigé par Gerard Schwarz apporte une nouvelle pierre à sa sensationnelle intégrale des symphonies d'Hanson.
Détail des pistes :
HANSON Howard
Symphony No. 4, Op. 34, "The Requiem"
1 - 1 I. Kyrie: Andante inquieto (9mn 33s )
1 - 2 II. Requiescat: Largo (5mn 35s )
1 - 3 III. Dies irae: Presto (2mn 33s )
1 - 4 IV. Lux aeterna: Largo pastorale (7mn 43s )
1 - 5 Symphony No. 5, Op. 43, "Sinfonia sacra" (15mn 04s )
1 - 6 Elegy in Memory of Serge Koussevitsky (12mn 40s )
Dies natalis I
1 - 7 Introduction and Chorale: Maestoso (3mn 59s )
1 - 8 Variation 1: Poco piu mosso (1mn 29s )
1 - 9 Variation 2: Allegro (42s )
1 - 10 Variation 3: Pesante (1mn 27s )
1 - 11 Variation 4: Andante calmo, nel modo Gregoriano (1mn 03s )
1 - 12 Variation 5: Allegro feroce (51s )
1 - 13 Variation 6: Larghetto semplice (1mn 36s )
1 - 14 Variation 7: Allegro tempestuoso (20s )
1 - 15 Finale: Poco a poco ritardando al tempo giusto (4mn 28s )
Le diable en personne ne saurait nous dire pourquoi la musique de Howard Hanson n’a pas traversé l’Atlantique. Ce bonhomme, directeur de la prestigieuse Eastman School of Music (le Conservatoire fondé et financé sur les deniers personnels de Mister Eastman, propriétaire de Kodak), chef d’orchestre, compositeur plus que talentueux, présida à la vie musicale états-unienne des années 30 jusqu’à la fin de sa vie voici trente ans. Les plus grands musiciens de son époque s’arrachaient ses œuvres : Koussewitsky, Ormandy, Toscanini, Tullio Serafin, le Metropolitan Opera de New York, les orchestres de Boston, de Chicago, de New York, de Cleveland, bref, tout le monde… Hanson n’a jamais embrassé les modes avant-gardistes européennes, préférant explorer les territoires encore vierges de la tonalité, de l’atonalité « orientée », de la polytonalité, dans la lignée tantôt de Ives, tantôt de Sibelius (l’héritage suédois de ses parents ?), tantôt de Bartók, tout en créant son monde musical très spécifique et reconnaissable.
La Quatrième symphonie de 1943 valut au compositeur le Prix Pulitzer ; elle se présente sous forme d’un Requiem, toutefois sans intervention vocale. Dies Natalis (1967) reprend également des thèmes de chorals luthériens, mais toujours dans un langage purement orchestral. Remarque identique pour la Cinquième symphonie, Sinfonia Sacra, écrite en 1955. C’est là l’une des symphonies les plus concentrées de Hanson, les plus essentielles, sans une note en trop : un vrai grand chef-d’œuvre de l’Après-guerre. Quand diable les orchestres français inscriront-ils la musique de Hanson à leur répertoire, plutôt que de nous égrener la n-ième intégrale Mahler ou Bruckner ?Votre compte
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