Imprimer cette page |
Envoyer à un ami |
Recevoir les nouveautés Naxos en RSS
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
n ces années 1951-54, Heifetz était l’un des violonistes les plus célèbres de son temps, voire la star des stars qui éclipsait presque tous les autres, du moins auprès d’un public élargi à toutes les couches sociales. Quelques années auparavant, au sommet pourtant de sa carrière, il avait pu s’offrir le luxe de presque deux ans d’absence sabbatique, qu’il considéra comme une sorte de vidange-graissage complète de son moteur violonistique ; à l’issue de cette période, il préféra restreindre son répertoire aux ouvrages les plus brillants et techniques, devant des auditoires souvent gigantesques – cinq mille, dix mille, vingt mille personnes… Les présents enregistrements témoignent de sa technique diabolique, contrôlée à l’extrême – certains iraient jusqu’à lui reprocher un certain manque de souplesse et une recherche de la performance sportive, à chacun son avis –, de sa sonorité en or massif, et de son grand sens de l’architecture.
On notera que la Symphonie espagnole est ici donnée en quatre mouvements, car il n’était pas rare à cette époque de supprimer l’Intermezzo de manière à ce que l’ouvrage se présente plutôt sous la forme d’un concerto classique que d’une fantaisie plus inclassable. Extraordinaire vision aussi de Tzigane, endiablée et incandescente.
Excellentes prises de son, magiquement remastérisées.
Votre compte
Abonnez-vous au flux RSS Abeille News