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  • 1 SACD Hybride Classique - AE10551
  • Louis Vierne

    Les Symphonies pour orgue - Volume 2

Diapason d'or
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Référence : AE10551 4026798105518 - 1 SACD Hybride Digipack : 66:32 - DDD - Enregistré du 10 au 12 septembre 2009 - Notes en français, anglais et allemand
En vente sur ce site depuis le 1 avril 2010
Date parution numérique : 30 mars 2010
  • Pour commander par téléphone :
  • 0892 259 770 (0,34 €/mn)
  • From Outside France (only) please dial +331 49269770
    English spoken
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Louis Vierne (1870-1937)

Symphonies
N° 3 en fa dièse mineur, op. 28
N° 4 en sol mineur, op. 32


Daniel Roth au grand orgue Aristide Cavaillé-Coll (1862) de l’Eglise Saint-Sulpice, Paris

es Troisième et Quatrième symphonies pour orgue de Vierne datent respectivement de 1912 et 1914 ; or, pour le compositeur, 1906 déjà représente « le début des catastrophes » : après un accident, il doit réapprendre l’usage des jambes pour le pédalier, puis il apprend que sa femme le fait cocu avec son meilleur ami, dédicataire de la Seconde symphonie ; Guilmant meurt et Vierne est évincé de son poste de professeur d’orgue au Conservatoire de Paris ; son premier fils meurt de la tuberculose en 1913, le second à la guerre en 1917 en même temps que son frère. N’oublions pas qu’il est né pratiquement aveugle et que les choses n’iront qu’en s’empirant. Le sort, qui a peut-être eu pitié de lui, finit par lui accorder de mourir en beauté, au clavier de son orgue de Notre-Dame de Paris, à l’occasion de son 1750e concert.

    Mais entre 1912 et 1914, sa musique se ressent déjà durement de ces incessants malheurs, en particulier la Quatrième symphonie qui suit de peu la tragique disparition de son jeune fils ; Vierne écrit d’ailleurs qu’il « ne croit pas qu’un musicien qui ne peut ni aimer ni souffrir en tant qu’homme fasse jamais une très belle chose ». Du fond de sa souffrance il tire ces déchirants accents, moins une plainte qu’un âpre tourbillon de tourments, éclairé « un moment d’un reste d’illusion et finissant dans la fièvre » selon ses propres termes.

    Ces deux étonnants chefs-d’œuvre de l’ultime grand organiste compositeur romantique français sont joués sur le titanesque Cavaillé-Coll de Saint-Sulpice à Paris, construit en 1862 sur les éléments préexistants d’un orgue de l’époque classique (1781) de Clicquot : il se veut « un trait d’union entre l’art ancien et l’art nouveau ». Ce n’est donc pas un instrument de la tradition symphonique, mais bel et bien un orgue classique-romantique, moins ample sans doute que certains autres Cavaillé-Coll pur jus, mais capable d’étonnantes combinaisons sonores entre ancien et moderne, remarquablement adaptées au langage de Vierne.

 

Détail des pistes :

VIERNE Louis
Symphony No. 3 in F sharp minor, Op. 28
1 - 1     Allegromaëstoso (6mn 53s )    
1 - 2     Cantilène (5mn 20s )    
1 - 3     Intermezzo (4mn 04s )    
1 - 4     Adagio (7mn 24s )    
1 - 5     Final (6mn 15s )    

Symphony No. 4 in G minor, Op. 32
1 - 6     Prélude (7mn 26s )    
1 - 7     Allegro (6mn 23s )    
1 - 8     Menuet (8mn 31s )    
1 - 9     Romance (7mn 47s )    
1 - 10     Final (6mn 22s )    

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